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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Quel sort réserve le régime très contesté de Daniel Ortega à l’étudiante belgo-nicaraguayenne, Amaya Coppens incarcérée depuis le 10 septembre dernier à l’instar d’autres militants estudiantins ? Amaya Coppens, 23 ans est poursuivie pour avoir commis des «actes terroristes», selon les autorités locales dont la version a été relayée par RTBF dans sa publication de vendredi 02 novembre. Possédant la double nationalité, c’est une métisse de père Belge et de mère nicaraguayenne. Elle a la particularité d’être née à Bruxelles et élevée au pays de sa mère, le Nicaragua, où elle étudie en 5e année de médecine dans la ville de Leon à l’Ouest du pays. Amaya Coppens était accusée d’être parmi les meneurs qui ont érigé des barricades et incendié un bâtiment de l’université lors de manifestations hostiles au gouvernement de Daniel Ortega.

Elle appartient au Mouvement du 19 avril et se fait interpeller avec d’autres étudiants, au cours d’une opération de police durant laquelle des armes auraient été saisies.  Un projet de réforme de la sécurité sociale avait déclenché en avril une vague de manifestations contre le pouvoir de Nicaragua. Les revendications ont vite débouché au départ pur et simple du président Ortega- malgré une répression sanglante menée par les forces de l’ordre. Il y a eu 320 morts, 2000 blessés et 400 arrestations. Les étudiants ont très activement participé à ces mouvements de protestations. Du côté  belge, le ministère des Affaires étrangères dit suivre le dossier de près : «Nous avons un contact consulaire », a indiqué le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui assure avoir eu des échanges avec le chargé des politiques nationales du Nicaragua, Paul Oquist, en marge des travaux de l’Assemblée générale des Nations unies à New York fin septembre dernier. «Il y a eu déjà deux visites de notre  consul en prison. On va continuer cela et j’espère qu’on ira vers une libération le plus tôt possible », a-t-il affirmé, en marge d’une rencontre de ministres de l’UE à Innsbruck en Australie.

De charges très lourdes ont été retenues contre elle lors de la première audience de sa comparution  mercredi à Managua, capitale de Nicaragua. Parmi les chefs d’accusation, figurent entre autres le terrorisme, l’entrave aux services publics, l’enlèvement, la détention illégale d’armes et le vol aggravé etc. Elle avait été transférée dans une prison pour femme située à une trentaine de kilomètres de Managua dans l’attente de son procès prévu le 10 décembre prochain. Les parents de Amaya Coppens ont effectué le voyage afin de soutenir leur fille incarcérée à la prison della Esperanza, a constaté le correspondant de RTBF à Managua. Elle reçoit chaque mardi la visite de ses parents. La fouille est systématique et ses parents lui déposent des colis de nourriture après une longue attente sans avoir la chance de la voir.

Amaya Coppens vient de fêter ses 24 ans derrière les barreaux. Fréderic Coppens, le père d’Amaya, affirme qu’après une cinquantaine de jours de détention sa fille semble forte et combative mais il ne se fait pas d’illusion quant à l’issue de son procès : «Elle va être condamnée, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Parce qu’ils sont tous condamnés. Il n’ya absolument rien à attendre du système judiciaire ici…Logiquement, la sortie devra être politique. Ce sera la chute du régime Ortega-Murillo (nom du président Daniel Ortega et de son épouse, la vice-présidente Rosario Murillo). Des rumeurs inquiétantes ont couru disant qu’elles ont été tabassées par un groupe de policiers introduits illégalement dans la prison. Pour Tamara Zamora, la mère d’Amaya, «C’est désespérant de ne pas savoir quoi faire ». Et elle estime qu’il faut continuer de dénoncer sans relâche le sort réservé à ces jeunes dont le seul crime est de s’être opposé au pouvoir.

Moussa T. Yowanga

 

 
 
 
 
 
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