Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Après une cascade de démissions au sein de l’administration Trump, l’hémorragie se poursuit au lendemain des élections de mi-mandat avec le départ forcé du ministre de la justice Jeff Session.  Ce dernier a été poussé à la démission par le président Donald Trump. Il a remis sa démission dans une lettre transmise mercredi au président américain, tout en précisant qu’il a agit «à ma demande» du président lui-même. C’est par un bref tweet que Donald Trump a annoncé le limogeage de son ministre, ce qui pourrait inéluctablement avoir de répercussions sur la suite de l’enquête relatives aux ingérences russes dans l’élection présidentielle de 2016. Dans un premier temps, le démissionnaire sera temporairement remplacé par son propre directeur de cabinet, Matthew Whitaker. Le désormais ex-ministre se félicite dans sa lettre de démission, d’avoir ouvré pour restaurer «l’Etat de droit, conformément au programme de campagne du président » Trump.

Le président Donald Trump s’est contenté tout simplement de le remercier pour ses services et de lui souhaiter «bonne continuation». Chose assez surprenante, le président américain a assisté personnellement pendant une heure et demie à une conférence de presse sur les retombées des élections de mi-mandat, sans avoir évoqué à aucun moment ce remaniement. Le procureur général Jeff Sessions, ancien sénateur de l’Alabama est un ultraconservateur qui était l’un des premiers à se rallier à l’aventure présidentielle du magnat de l’immobilier lors des primaires de 2016, lui apportant ainsi une certaine légitimité dans le giron des caciques républicains sceptiques à l’époque. Mais Donald Trump n’a pas supporté que ce fidèle se récuse en mars 2017 dans l’enquête sur l’ingérence russe dans la campagne électorale de 2016, notamment sur l’aspect des soupçons de collusion entre Moscou et son équipe de campagne.

Jeff Sessions est resté droit dans ses bottes dans cette affaire qu’il a déléguée à son adjoint pour éviter tout conflit d’intérêt pour avoir été parmi le cercle rapproché du président pendant la campagne. Cette attitude n’a pas du tout plu au milliardaire républicain qui a multiplié depuis les critiques à l’encontre de Jeff Sessions allant jusqu’à le qualifié de «très faible », voire «retardé », si l’on en croit le journaliste Bob Woodward. En août, il lui avait suggéré de mettre un terme à l’enquête russe, la qualifiant de «Chasse aux sorcières truquée », mais Jeff Sessions ne pouvait rien faire pour avoir délégué la supervision de l’enquête à son adjoint Rod Rosenstein. Donald Trump s’en également pris à ce dernier pour avoir validé certains actes de l’enquête conduite par le procureur spécial Robert Mueller. Il règne encore une certaine confusion sur l’intention réelle du président Donald Trump s’agissant de la gestion du délicat dossier de l’enquête russe.

Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article