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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le prix du  baril du pétrole brut connait une tendance baissière depuis le début du mois d’octobre. C’est bien l’avis de Lucie Hermant, auteure d’un brillant article sur le sujet, publié le 12 novembre par le site RTBF. La baisse observée est estimée à 20% en un seul mois. Les consommateurs auraient pu  logiquement se réjouir à terme. Cependant, cela n’est pas du goût des exportateurs de pétrole, telle que l’Arabie saoudite. Riyad  a opté de réduire sa production journalière de 500 000 barils dès le mois de décembre. Les autorités saoudienne veulent jouer directement sur le mécanisme économique de l’offre et la demande pour obtenir la huasse profitable des prix du pétrole brut. Quel sera la conséquence de la décision de Riyad sur le pouvoir d’achat des automobilistes ? La dégringolade du cours du baril de l’or noir brut a failli ébranler les pays membres de l’Opep et la Russie. L’une des raisons ce qu’un certain nombre de grands pays ont augmenté leur production, augmentant du coup l’offre sur les marchés. Ensuite, les bourses ont commencé à anticiper un ralentissement de la demande, notamment en Chine, qui demeure le plus grand importateur au monde. Cela a eu pour conséquence de faire baisser le cours du pétrole. Pour compenser la moindre commande chinoise, l’Arabie Saoudite et la Russie, avaient misé sur les sanctions américaines contre l’Iran, étant donné que Téhéran s’est brutalement été freiné dans ses manœuvres commerciales sur le plan international. Il exporte moins de pétrole, ce qui fait logiquement diminuer la concurrence de marché pour les autres pays producteurs.

 

Cette situation relativement favorable pour Moscou et Riyad, leur a permis de continuer de produire à leur rythme de croisière pour compenser la baisse d’exportation de l’Iran. Au final, ils ont produit au-delà du volume de barils iraniens perdus, et se sont retrouvés avec un stock plus important qu’escompté. D’après une logique de chaîne, ce sont les décideurs politiques locaux qui sont en première ligne lorsqu’il s’agit des consommateurs. De manière concrète, le gouvernement belge tire les ficelles en ce qui concerne les taxes sur le carburant, appelées accises (des impôts indirects liés à la consommation ou à l’utilisation de certains produits). En 2015, les accises du diesel et de l’essence ont été équilibrées par le gouvernement du Premier ministre Louis Michel. Cela veut dire en d’autres termes, alléger les impôts sur le travail et compenser avec les impôts sur le diesel, jugé très polluant. Il s’agit d’encourager les entreprises à engager plus de travailleurs et ainsi relancer l’économie, et de pousser les citoyens à consommer moins de diésel. C’est l’une des branches du Taxshift. Mais, il est question ici d’une taxe fixe sur un produit brut dont le prix est aléatoire. Par conséquent, si le cours du pétrole grimpe, cela  a bel et bien un impact sur ce que les consommateurs payeront à la station. En fin de compte, peut-on s’attendre à une nouvelle hausse des prix du carburant ? Nul ne peut le prévoir, puisque plusieurs paramètres peuvent changer la donne. La question est savoir de savoir si les autorités saoudiennes parviendront-ils, ou non, à leurs fins, à savoir que la demande du pétrole soit plus forte et que les pays producteurs acceptent de jouer sur la production  pour augmenter les prix.

Moussa T. Yowanga

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