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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Maguette Gueye en tant que Chroniqueuse dans Le Monde Afrique eut publié depuis mardi 20 novembre 2018 à Dakar l’enquête qu’elle a menée titrée : «Journalisme africain : le poison des «per diem». Ainsi décrit-elle : «Chaque séminaire ou conférence de presse se termine par un petit rituel : la distribution dans un coin de la salle d’enveloppes aux journalistes ayant fait le déplacement. Dans les comptes des ONG, les sommes apparaissent parfois à la rubrique « remboursement de transport ». La couverture des séminaires, des ateliers, des colloques, des conférences, des symposiums et autres conférences de presse reste un genre journalistique vivace au Sénégal, comme partout en Afrique. Là où les médias occidentaux, lassés de cette actualité institutionnelle, ne consacrent plus qu’une brève ou un entrefilet à ce type de manifestations, nos médias africains publient souvent un compte rendu complet, voire un sujet de plusieurs minutes au journal télévisé. Cet appétit des médias et des journalistes pour les comptes rendus d’événements parfois mineurs, quelle aubaine pour les ONG et projets en tout genre, qui communiquent ainsi à peu de frais ! A peu de frais ? Pas si sûr. Car chaque séminaire, chaque conférence de presse se termine par un petit rituel : la distribution dans un coin de la salle d’enveloppes aux journalistes ayant fait le déplacement, des per diem de 5 000 à 10 000 F CFA par personne. Les reporters de la TV nationale reçoivent le double. Des sommes qui, dans les comptes de l’ONG, apparaîtront pudiquement à la rubrique « remboursement de transport ».
A la différence des per diem prévus pour les participants «civils» du séminaire, ceux qui s’expriment devant la salle, les per diem pour les journalistes ont la fâcheuse caractéristique d’être un budget extensible, dont on ne connaît pas le montant à l’avance : viennent ceux qui ont été conviés, comme le régiment de ceux qui ne l’ont pas été. Faut-il vraiment payer les journalistes pour qu’ils fassent leur métier, c’est-à-dire recueillir  l’information pour la relayer au grand public ? A l’école, on nous inculque comme mantra : «informer juste et vrai». Puis-je informer  juste et vrai sur une conférence ou une manifestation à la fin de laquelle j’ai reçu de l’argent pour rembourser de prétendus «frais de transport» ?Dans d’autres pays d’Afrique, le per diem s’appelle «gombo», du nom de cette plante africaine gélatineuse qui épaissit les soupes et les ragoûts. Comme s’il s’agissait de  graisser  la patte des porteurs d’information. D’ailleurs, j’ai entendu qu’au Congo, pour  demander un per diem, mes confrères disaient : «Dis, patron, tu peux me lubrifier un peu ? »
Certaines organisations aiment rameuter   le plus de « journalistes » possibles, croyant que plus la salle sera pleine, mieux l’opinion sera informée. Et ne rechignent pas à distribuer   les per diem, pour s’assurer que leur message sera diffusé. C’est seulement lorsqu’elles font leur «média monitoring» et rassemblent les coupures de presse qu’elles comprennent que seule une poignée de «journalistes » présents à la manifestation ont relayé l’information. Au Sénégal, tout le monde est journaliste. Plus les jours passent, plus on voit de nouvelles têtes dans le milieu. Ils se disent très bien formés. Dans quelles écoles ? Allez savoir… Ils écrivent pour la plupart dans la presse en ligne, d’où le surnom : «le point net». Demandez aux responsables de la communication des ONG ou de n’importe quelle structure le calvaire que représentent les per diem. Tous peinent à comprendre pourquoi un journaliste, avec toute l’éthique, la déontologie qu’il est censé avoir appris durant sa formation, se comporte ainsi. On a même fini par les surnommer  les «charognards». L’un d’eux, un jour, a voulu me tabasser  parce que je ne distribuais pas de per diem dans un événement que j’organisais. C’est eux qui sont responsables du respect disparu pour notre profession au Sénégal – et en Afrique. Ils sont aux aguets des annonces et communiqués publiés chaque jour sur l’onglet agenda du site Internet de l’Agence de presse sénégalaise (APS). Ils ne ratent pas les ateliers organisés dans les grands hôtels.
La plupart d’entre eux ne sont pas titulaires de la carte de presse. Ils se pavanent des fois avec un magazine sous le bras, organe auquel ils se prévalent d’appartenir. Ils savent distinguer  les manifestations où ils recevront un per diem et les ateliers ou des rencontres où ils n’auront rien du tout, comme ceux des organisations des Nations unies ou de l’USAID, qui ont totalement renoncé aux per diem pour n’accueillir que les journalistes qui ont un intérêt éditorial effectif pour le contenu de la manifestation. Comment distinguer les vrais journalistes des «perdiem.net» ? Je n’ai pas la moindre intention de donner des leçons sur le métier. Je ne fais pas le procès de mes confrères et consœurs, dans une profession où le salaire minimum, selon la convention collective, est de 86 875 francs CFA (soit 134 euros), mais où bien peu de médias appliquent cette convention. Je partage seulement le cri du cœur de tous ceux qui déplorent aujourd’hui cette situation. Qui pourra y mettre un terme? Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication ? Les patrons de presse qui sous-paient leurs employés et leurs pigistes ? Les ONG qui craignent de disparaître du paysage médiatique s’ils ne paient pas ? Les journalistes dans un soudain sursaut de conscience ? Les lecteurs et téléspectateurs qui vont finir  par se sentir grugés ? »
 
Cette citation suivante on la retrouve depuis hier mardi 20 novembre 2018  sur le Facebook de Zara Mahamat Yacoub: «Partir de rien, «Si Déby est un arbre, certains l’arroseront toute leur vie, car il a fait  d’eux des hommes ».Entendu ce matin »

Réaction de Fadassa Djibrine Frede : « Wallaï des civils qui deviennent généraux et ainsi de suite ».

Zara Mahamat Yacoub : « Exactement, nombreux sont ce genre de personnes ».

Adoum Ali Adoum : « C’est grave qu’en feront ils pour remercier Dieu ».

Zara Mahamat Yacoub : « Certes remercier Dieu, mais qu’ils en soient déjà reconnaissants à celui qui est devenu le Sabab. Ils sont légion au Tchad »

Mahamat Ali Choukou : « Franchement ma sœur, tu as craché la vraie vérité ».

Ramadan Souleymane : « Absolument ! Quand de troubadour, on devient préfet, gouverneur voire ministre ».

 

Makaila NGuebla eut publié plutôt un article de Shalom A parlant de l’écrivain français Thomas Dietrich qui témoigne sa solidarité au peuple togolais en lutte politique. C’est une publication qui date de lundi 19 novembre. Voici le commentaire de Shalom A sur la page Facebook de Makaïla NGuebla : «Les peuples, surtout africains en lutte pour la conquête de plus d’espace de liberté et de démocratie, ne peuvent vivre en autarcie. Ils ont nécessairement besoin des soutiens extérieurs bien que la grande partie du « job » doit se faire par eux-mêmes. Aussi est-il évident que les causes de ces peuples qui croupissent sous des dictatures féroces, sont souvent méconnues par les militantes pro-démocraties occidentales qui prennent sur eux de mener des plaidoyers auprès des instances décisionnelles. Malgré leur volonté, leurs actions restent superfétatoires. Cette situation pousse quelques-uns à descendre sur le terrain pour s’imprégner des actions menées par ceux qui subissent de plein fouet les affres des dictatures. C’est le cas de l’écrivain et militant pro-démocratie français Thomas Dietrich qui a initié une tournée africaine qui l’a conduit au Togo. Il était accompagné par Makaila Nguebla, journaliste tchadien réfugié en France, militant contre le régime d’Idriss Deby. Lors de son séjour à Lomé, il a effectué plusieurs rencontres d’échanges aussi bien avec les leaders politiques de l’opposition que des acteurs importants de la société civile. Les discussions ont notamment tourné autour de la lutte du peuple togolais qui a pris une nouvelle tournure depuis le 19 août 2017. « Nous avons échangé avec des leaders comme Nathaniel Olympio du Parti des Togolais, Mme Brigitte Adjamagbo, Coordinatrice de la C14, le leader de l’ANC Jean-Pierre Fabre et quelques responsables de Togo-Debout. Nous avions eu de fructueux échanges avec nos interlocuteurs qui nous ont expliqué la complexe crise togolaise qui perdure depuis plusieurs décennies. Il était important pour nous de descendre sur le terrain pour constater nous-mêmes les efforts des combattants de la liberté afin de voir dans quelle mesure nous pourrions apporter notre modeste contribution pour faire aboutir cette lutte.

Mais il est essentiel de retenir que 90% du travail doit se faire sur le terrain. Nous, à travers nos lobbyings et plaidoyers, on ne fera qu’appuyer ce qui se fait déjà. En gros, cette tournée avait pour but de nous montrer solidaire des peuples en lutte, et en particulier du peuple togolais, bien loin de tout esprit néocolonial. Nous entendons aussi dénoncer le soutien de l’UE et de la France à la dictature togolaise », a souligné Thomas Dietrich. Les deux militants ont également pris part à la manifestation pacifique organisée par la société civile le 3 novembre 2018.Thomas Dietrich a un attachement particulier pour l’Afrique et surtout les peuples en lutte pour la démocratie. Il est notamment auteur de deux romans sur l’Afrique (chez Albin Michel), et en tant que chroniqueur à Libération et à l’opinion, il dénonce à travers sa plume les dérives des dictateurs africains. Sur l’échiquier politique français, il est beaucoup plus proche de la France Insoumise. Après l’étape du Togo, les deux militants ont mis le cap sur le Burkina-Faso, avec à la clé d’autres rencontres. « A Ouagadougou, nous avons rencontré les acteurs de la société civile et notamment ceux de la grande révolution de 2014, en particulier le rappeur et leader du Balai Citoyen Smockey », a-t-il précisé. L’écrivain revient cette semaine sur le continent noir avec une tournée au Gabon qui fait la une de l’actualité internationale ces jours-ci avec la longue absence d’Ali Bongo. Des rencontres sont prévues à son agenda. Notons également que Thomas Dietrich connaît assez bien le Togo pour y avoir vécu dans son enfance puisque feu son père, le docteur Jean-Marie Dietrich (médecin généraliste) y a vécu pendant des années et a construit deux centres de santé dans la région de la Kara ».

Quand à Zenab Orti, elle est l’auteure de l’annonce suivante que l’on retrouve sur sa page Facebook : «Appel à la mobilisation. Citoyenne, citoyens épris de justice et de paix !!! Participons activement le samedi 24 novembre 2018 au centre Don Bosco de N’Djamena de 14h00 à 18h00 au concert de soutien à Dobian Assingar. Au Programme : Sultan…..Rayskim…..N2A Teguil….. Decibel….Hadre Dounia et Razzolo. Le but de ce concert, mobiliser des fonds pour aider monsieur Dobian Assingar, défenseur des droits de l’Homme à se soigner. Entrée : 1000 Fcfa. Attention, pendant le concert, il y aura une collecte spéciale. Les fonds mobilisés pendant le concert et la contribution financière des Tchadiens de la Diaspora iront entièrement à monsieur Dobian Assingar pour ses soins. Merci de votre solidarité. Sortez massivement. Pour toute contribution hors concert, contactez le comité d’organisation aux numéros suivants: +235 66 29 15 38 / 66 74 82 77. NB : Après avoir lu ce message, ne le partage Pas, mais copie et publie sur ta page pour rendre la lecture plus visible. Merci de ta contribution ».

Enfin, NGaro Helta Noura ne comprend pas le comportement des dirigeants des grandes Institutions. Ainsi, a-t-elle publié une réaction sur sa page Facebook comme si elle s'adressait directement à un interlocuteur : « Franchement les dirigeants des grandes institutions de ce pays font pitié, on balaie, astique la rue principale sur des mètres bien précis juste parce que le Président de la République va passer par là pour venir quelque part et on exige même à la famille qui va l'accueillir et ce n'est pas à l'occasion d'une fête d'astiquer et de mettre les remblais de sable sur une portion de 100 mètre à peine juste parce que le type va venir s'asseoir là pour 10 ou 15 minutes? Allez dire aux messieurs les Maires de la ville de N'Djamena et du 7ème Arrondissement qu'ils font Honte ! ».

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