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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est Maurine Mercier qui présente l’invention via le site RTBF dans sa publication datée de jeudi 08 novembre. Bellachheb Chahbani, c’est l’agronome tunisien, l’inventeur du système d’irrigation potentiellement révolutionnaire qu’il a baptisé «diffuseur enterré ». Celui-ci permet d’arroser les cultures directement à la racine, alors qu’avec l’arrosage classique- en surface- la grande quantité d’eau s’évapore avant même de nourrir la plante. L’économie en eau est  l’avantage le plus important pour les agriculteurs confrontés régulièrement à l’insuffisance de l’eau liée aux conditions climatiques. Spécialiste des zones arides, M. Chahbani a pu élaborer ce système après une vingtaine d’années de recherche. Le «diffuseur enterré » a été primé plusieurs fois mais peine encore à s’imposer sur le marché intérieur et extérieur.  Le diffuseur a un avenir prometteur, il pourrait bientôt connaître un développement fulgurant, puisque qu’il vient d’être sélectionner par le jury du Prix de l’Innovation pour l’Afrique 2018 où avait participé Wassim, 28 ans, le fils de l’inventeur. Quelque 3000 projets ont été soumis au jury parmi lesquels 10 finalistes distingués y compris le diffuseur.

La finale aura lieu dans quelques semaines. Le premier prix aura une récompense de 185 000 dollars, et une vitrine unique. En plus de l’économie en eau, le diffuseur enterré permettra à l’agriculteur de réduire les doses d’engrais via une diffusion plus adaptée. «On enterre le diffuseur à 50 centimètres de profondeur pour l’arboriculture. Le diffuseur utilise 70 % moins d’eau que le système d’irrigation au goutte à goutte », s’enthousiasme Bellachheb Chahbani. Or, c’est le goutte à goutte qui prédomine dans une grande partie des pays africains, et en Tunisie en particulier.  L’agronome a tenté de concourir déjà deux fois à la compétition du Prix de l’Innovation pour l’Afrique. Mais il n’a jamais gagné auparavant. «Cela montre le dynamisme de la jeunesse. Peut être que je n’ai pas su m’exprimer », reconnaît le père. Le fils enfonce le clou : «Mon père se perd souvent dans des explications tellement techniques qu’il perd son public alors que son système peut vraiment aider la planète ». Autant le père est théoriquement peu convaincant, Wassim  est moins à l’aise les mains dans la terre, mais il est brillant pour expliquer via internet et faire connaître le diffuseur à travers le monde.

Sa dernière participation a eu lieu en Corée du Sud où il a eu l’occasion d’expliquer en quoi l’invention de son père pouvait s’avérer révolutionnaire. Il raconte : «J’ai toujours grandi avec des parents tentant d’inventer des solutions pour économiser de l’eau. Mais je n’étais pas réellement conscient du problème. Moi non plus, je ne me posais pas de question ouvrant le robinet. C’est lorsque mon père m’a demandé de rencontrer des agriculteurs partout dans mon pays que je me suis rendu compte de l’ampleur du problème. Ce fut un déclic. Aujourd’hui, je suis devenu militant. Si je peux contribuer à faire connaître l’invention, j’aurais l’impression de faire quelque chose d’utile pour la planète. Notre cible, ce sont les fermiers mais il faut viser aussi les associations, les multinationales, les ONG, viser l’International ». Le prix du diffuseur est abordable car il coûte l’équivalent de 2 euros. Pour un olivier de grande taille, il en faut 4. Le système peut paraître cher en termes d’investissement surtout qu’il n’a pas encore gagné la confiance des agriculteurs, les potentiels clients. On dénombre une cinquantaine d’agriculteurs qui ont adopté ce système.  «Pour l’arboriculture, le coût est amorti en 2 ans », rassure Bellachheb Chahbani. Si le diffuseur enterré remporte le Prix de l’Innovation, ce sera au moyen de développer le produit et de le rendre plus accessible. Le gouvernement tunisien a récemment décidé de subventionner les agriculteurs qui utiliseraient ce système

M.T.Y

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