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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le coup d’Etat manqué de janvier dernier continue de faire de dégâts au sein de la classe politique équato-guinéenne comme le rapporte ce dimanche 04 novembre l’AFP qui fait état d’une purge dans les rangs du parti au pouvoir. Selon de sources proches du parti, 42 militants parmi lesquels plusieurs cadres du régime ont  été exclus du parti, pour leur participation présumée à un coup que les autorités guinéennes avaient annoncé avoir déjoué fin 2017. «Le Parti démocratique de Guinée Equatoriale (PDGE) a décidé l’expulsion définitive de ses frères militants pour leur participation à la tentative de (…) déstabilisation de la Guinée équatoriale, vainement perpétrée le 24 décembre 2017, sous le patronage d’un groupe de terroristes et de mercenaires », selon une résolution du PDGE prise à l’issue de la tenue d’un conseil disciplinaire du parti. Parmi les personnalités du parti concernées par cette mesure d’exclusion, figurent entre autres l’ex-ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, Enrique Nsue Anguesomo, l’ancien directeur de la sécurité du président Teodoro Obiang Nguema, Julian Ondo Nkumu, ancien magistrat au tribunal de Bata, Ruben Clemente Engonga Nguema, ainsi que le fils du  ministre de l’Intérieur Clemente Engonga Nguema Onguene et le juge Martin Obiang.

 

Cela a fait immédiatement réagir le deuxième parti de l’opposition, Convergence pour démocratie sociale (CPDS) qui dit avoir annoncé en mars via un communiqué que la tentative de coup d’Etat avait été organisée au sein du PDGE, ce qui «confirme et justifie le mécontentement généralisé » à l’égard de «la mauvaise politique du régime d’Obiang ». Le gouvernement avait annoncé en janvier avoir déjoué un «coup d’Etat » et procédé à l’arrestation d’une trentaine de suspects armés de nationalités tchadienne, centrafricaine, soudanaise et camerounaise. Plusieurs de ces hommes sont toujours détenus au Cameroun. Selon le ministre de la Sécurité Nicolas Obama Nchama, les mercenaires arrêtés avaient été contactés par des Equato-guinéens militants de certains partis d’opposition radicale avec le soutien de certaines puissances étrangères. Le procès de ce coup d’Etat avorté pourrait se tenir en février 2019, si l’on en croit des sources proches du régime de Malabo. Cependant, les négociations relatives à l’extradition des mercenaires étrangers détenus au Cameroun  tardent à se concrétiser. La Guinée équatoriale connait une situation politique agitée depuis 1968, malgré les grandes réalisations liées à son statut de pays producteur de l’or noir.

Moussa T. Yowanga

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