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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A travers un communiqué de presse N°47 fait à Paris en France depuis le mercredi 03 octobre 2018, signé de son secrétaire général Mahamat Nour Ahmed Ibedou, la Convention Tchadienne de Défense des Droits de l'Homme (CTDDH) est profondément choquée par l'acte irresponsable posé par le Général Mahamat Saleh Brahim Commandant de la garde nationale et nomade du Tchad qui séjourne depuis quelques jours à NGouri dans le Lac Tchad. Outrepassant les limites de son pouvoir qui consiste simplement à restructurer la GNNT, cet individu imbu de son lien de parenté avec le chef de l'état s'est arrogé le droit de s'immiscer dans les affaires administratives et judiciaires. Il s'est permis d'arrêter 15 chefs de village par ce que ces derniers avaient refusé de signer un document pour renoncer à leur droit de propriété foncière tel que exigé par lui. Cet individu avait au préalable mis les 15 chefs de village au soleil pendant 4 heures du temps avant de les envoyer en prison, les soumettant à des traitements humiliants et dégradants.Non content d'avoir détourné les richesses du pays, Idriss Deby et ses proches imposent désormais aux Tchadiens l'esclavagisme.
Dans ce même communiqué de presse signé personnellement par l’Homme fort de la société civile tchadienne, son organisation de défense des Droits de tous les Tchadiens rappelle à Mahamat Saleh Brahim que le fait qu'il soit l'oncle de Deby ne lui donne pas le droit de disposer d'un droit de vie et de la mort sur les Tchadiens. Ce conflit foncier qu'il prétend résoudre en divisant ces espaces en deux avait préalablement été tranché par un arrêt de la Cour Suprême qui a permis en dernier ressort à la cour d'appel d'attribuer la propriété des espaces disputés à une des parties; celle ci refusa cette immixtion illégale d'un militaire qui en fait n'a aucune idée de ce qu'est une décision de justice et qui de toute façon n'a rien à voir avec la résolution d'un conflit foncier. Voilà pourquoi, la CTDDH exige de Mahamat Saleh Brahim l'arrêt immédiat de ce jeu dangereux en libérant sans condition les 15 chefs de village. Elle rappelle à Monsieur Mahamat Saleh que les tchadiens ne sont pas ses sujets et la seule appartenance à la famille du président n'est pas un passe-droit pour s'arroger le droit d'arracher des prérogatives dévolues au pouvoir judiciaire. Elle exige que force doit rester à la loi et aux décisions de justice; elle entend veiller à ce que le procès verbal qu'il entend faire signer par les parties par la force soit sans objet. Et le tiendra par ailleurs personnellement responsable de tout ce qui adviendra. D'autre part, La CTDDH tire la sonnette d'alarme sur les violations répétées des décisions de justice par les gouverneurs et les militaires ces derniers temps et qui prennent des proportions inquiétantes.
La Rédaction

 

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