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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Engagé cette année au Juventus de Turin, l’ancien joueur madrilène Cristiano Ronaldo se trouve actuellement dans de sales draps, tel que le publie le mardi 02 octobre l’AFP pour le compte de RTBF. La star mondiale du football fait l’objet d’une enquête policière à Las Vegas pour avoir violé une américaine de 34 ans en juin 2009 dans sa chambre d’hôtel, ce qu’il a catégoriquement démenti via une courte vidéo en anglais postée sur compte Instagram affirmant être l’objet de simples «Fake news». La plaignante s’appelle Kathryn Mayorga et affirme dans sa plainte déposée au commissariat de police de l’Etat du Nevada que l’international portugais l’a sodomisée de force le 13 juin 2009 et l’a contrainte au silence en lui faisant signer un accord financier. «La plainte de Mme Mayorga, les preuves physiques de son agression sexuelle (…) ne sont pas des ‘fake news’, a répliqué son avocat, Leslie Stovall, dans un communiqué. Selon toujours son avocat, sa cliente espère à travers cette procédure, non seulement «obtenir justice » en mettant Ronaldo face à ses responsabilités, mais aussi l’empêcher de recommencer et « encourager toutes les victimes d’agressions sexuelles » à poursuivre leurs auteurs, «aussi célèbres, riches ou puissants puissent-ils paraître». Il apparaît dans les archives de la police de Las Vegas que la plaignante avait bien dénoncé un viol présumé et fait l’objet d’un examen médical. «Mais à l’époque où la déposition avait été prise, la victime n’avait pas fourni au détective ni le lieu de l’incident, ni la description du suspect », a indiqué lundi la police de Las Vegas répondant à une question de l’AFP concernant cette affaire.

Selon le contenu de la plainte, la jeune femme s’était en effet gardée de citer nommément Ronaldo, se bornant à parler de «joueur de football célèbre », et la procédure avait tourné court. Elle avait craint d’être «humiliée publiquement » et de subir des mesures de « rétorsion » de la part de la star, explique la plainte au civil déposée le 27 septembre auprès du tribunal compétent pour Las Vegas. «Le dossier a été rouvert et nos détectives remontent les informations données par la victime », précise la police de Las Vegas, qui se refuse de faire d’autres commentaires sur une «enquête en cours ». Il ressort du récit de Mme Mayorga qu’elle avait rencontré Cristiano Ronaldo au Palm Hôtel de Las Vegas le 13 juin, chacun faisant partie d’un groupe. Ronaldo l’aurait invitée, de même qu’une amie et d’autres personnes, dans sa suite. Après quoi, il aurait demandé à la jeune femme de 24 ans à cette époque, de se joindre au groupe dans un jacuzzi. Puisqu’elle n’avait pas de maillot de bain, il lui aurait proposé un short de sport et un tee-shirt, la conduisant à la salle de bain pour qu’elle puisse se changer. Selon sa version, c’est pendant qu’elle se déshabillait que Ronaldo s’est introduit dans la salle de bain, sexe apparent, pour lui demander une fellation. Mme Mayorga déclare avoir refusé et sollicité de partir de cet endroit. En voulant sortir, c’est alors que Ronaldo l’aurait poussée sur le lit, pour tenter d’avoir une relation sexuelle avec elle. Et c’est parce qu’elle se protégeait le sexe de ses mains pou éviter d’être pénétrée qu’il l’aurait sodomisée, tandis qu’ «elle criait ‘non, non, non’ ». Après l’agression le footballeur l’aurait laissée partir, «affirmant être désolé et qu’il se comportait d’habitude comme un gentleman ». Les jours suivants cette soirée, une « médiation privée » aurait été engagée entre les représentants de Ronaldo d’un côté, la plaignante, «déséquilibrée émotionnellement », et son avocat de l’autre. Ce qui a abouti à une transaction financière au bout de discussions décrites comme épouvantes pour la jeune femme par ses avocats.

 375.000 dollars auraient été versés à la victime en échange d’une confidentialité absolue sur les faits présumés, ainsi que l’abandon de toute procédure. Aujourd’hui les avocats de Kathryn Mayorga dénoncent cet accord qualifié de nul et non avenu, notamment à cause de l’état psychologique de leur cliente à l’époque et des pressions exercées sur elle. Des « abus de faiblesse sur une personne vulnérable » qui visaient, selon la plaine, à arrêter l’enquête et à éviter au footballeur d’éventuelles poursuites judiciaires. Une équipe de «spécialistes de protection de la réputation» agissant pour le compte de Ronaldo aurait notamment proféré de menaces promettant de diffuser des informations selon lesquelles la jeune femme avait eu une relation consentante avec le footballeur dans le but de la faire chanter. C’était l’angle d’attaque utilisé dimanche par Ronaldo sur son compte Instagram : «Ils veulent se faire de la publicité sur mon nom. C’est normal. Ils veulent devenir célèbres », a-t-il publié, en réponse à une interview de Mme Mayorga publiée par le journal allemand Der Spiegel. Cet article était qualifié de «manifestement illégal» par un avocat allemand défendant Ronaldo. «Il viole les droits de notre client de manière exceptionnellement grave », s’est-il insurgé dans un communiqué, promettant des poursuites contre le journal et demandant à ce qu’aucun extrait de l’interview ne soit reproduit.

Moussa T. Yowanga

 

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