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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A-t-elle bien sa place ? Oui et la RTBF a bien raison de publier depuis hier samedi 27 octobre 2018, l’analyse du journaliste Olivier Rozenxwajg, qui rapporte d’ailleurs que jusqu'à dimanche soir le champagne est à l'honneur à Bruxelles. Entre les murs de Tour et Taxis, un salon est entièrement dédié au luxueux breuvage. L'occasion de rencontrer les vignerons, de goûter les productions de grandes, et plus petites, maisons champenoises, et de s'interroger sur ce que vaut le champagne aujourd'hui ? A la veille des fêtes de fin d'année, faut-il succomber aux champagnes bon marché ?Entre 20 et 50 euros la bouteille, c'est la fourchette des prix pratiqués par les exposants venus proposer à la dégustation, et si affinités, à la vente, leurs productions aux visiteurs du premier Salon du champagne bruxellois. « C'est le prix normal on va dire »nous assure un amateur éclairé. Et pourtant, aujourd'hui en supermarché on peut facilement trouver des bouteilles en-dessous de 15 euros. Alors, en matière de champagne, le prix est-il un gage de qualité infaillible ? Pas vraiment à en croire le sommelier Fabrizio Bucella. « J'ai en tête un champagne qui coûte 30 euros et qui ne les vaut clairement pas, c'est plutôt l'exception qui confirme la règle mais ça existe, et dans ce cas vous payez le marketing mais pas la qualité intrinsèque de la boisson ».Selon lui, il est possible de dénicher des champagnes à moins de 20 euros.

Sous forme d’une opinion ou d’une dénonciation, le journaliste Olivier Rozenxwajg appuie son analyse avec des témoignages comme cette  conviction partagée par Christian Briard. Pour cet exposant, « le mauvais champagne n'existe pas », et pour cause l'appellation d'origine contrôlée qui en régit la production ne le permet pas. « Nos produits ont un minimum de qualité parce qu'il y a des exigences en termes de qualité de raisins, en termes de vieillissement, en termes de pressurage ». Cependant, ce vigneron finit tout de même par reconnaître que « certains jus sont moins bons que d'autres ». Comprendre, tous les champagnes ne se valent pas.Pour Fabrizio Buccella, si certains producteurs tentent de gommer les défauts « en forçant le dosage en sucre », le résultat en bouche lui est imparable. « On va avoir un champagne moins vif, moins rafraichissant, plus pâteux en bouche ». Alors pour éviter les mauvaises surprises, il existe bien une variable qui influe directement sur la qualité du nectar: le temps passé en cave. « Le champagne c'est un minimum de 15 mois de vieillissement » assène Jean-Manuel Jacquinot, producteur à Epernay, « mais plus le champagne passe de temps en cave, plus la bulle sera fine et élégante, plus les arômes seront complexes et persistants, mais sans amertume ».Problème, la plupart du temps cette information n'est pas inscrite sur la bouteille. D'où cette conclusion tranchée du sommelier belge Eric Boscman: « Le champagne est un produit de luxe, tout est fait main, il ne faut pas rêver on ne peut pas avoir de grandes bouteilles à 13 euros, si on n'est pas prêt à mettre au moins 17 euros, dans ce cas mieux vaut opter pour un bon cava au même prix ».

Ahmat Zéïdane Bichara

 

 

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