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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Rien ne va plus pour l’ancien président péruvien Alberto Fujimori, très malade et récemment gracié par Pablo Pedro Kuczynky, qui doit repartir en prison après avoir vu sa grâce annulé par la justice. L’information publiée le jeudi 04 septembre par l’agence Belga pour le compte de RTBF, rapporte les propos désespérés de l’ex-président péruvien déclarant que le renvoyer en prison reviendrait à «une condamnation à mort ». Aujourd’hui âgé de 80 ans, l’ancien homme fort du Pérou, a enregistré une vidéo depuis son lit d’hôpital où il implore les autorités de son pays de lui épargner la vie. «Je veux demander au président de la République, aux juges : s’il vous plaît, ne me tuez pas. Si je retourne en prison, mon cœur ne va pas le supporter, il est trop faible. Ne me condamnez pas à mort, je n’en peux plus». Condamné pour crimes contre l’humanité, Alberto Fujimori s’est vu annuler mercredi la grâce qui lui a été accordée fin 2017.

 

Un juge a ordonné son arrestation immédiate, ce qui ravive la controverse autour de cette personnalité politique à la fois adulée par les unes et détestée par les autres. Dès l’annonce de l’annulation de sa grâce, Alberto Fujimori a été conduit à l’hôpital, après «avoir souffert d’une décompensation avec une accélération du rythme cardiaque. Il a eu une chute de tension. Pour ce motif, il a été transporté à la clinique pour une série d’examens et de traitements », a indiqué à la presse dans la nuit son médecin, Alejandro Aguinaga. Le ministre de l’Intérieur Mauro Medina estime qu’« il est déjà considéré comme un détenu », parlant de l’ancien homme fort du Pérou (1990-2000), sur les ondes de la Radio RPP. Des policiers sont commis pour surveiller la clinique où l’ancien président est soigné. «On attend sa sortie de la clinique pour le conduire dans l’établissement pénitentiaire », a ajouté le ministre. C’est pendant son règne qu’un escadron de la mort avait perpétrés deux massacres en 1991-1992, qui lui ont valu la condamnation par la justice péruvienne. La libération anticipée de l’ex-président Alberto Fujimori après 12 ans d’incarcération a suscité un crise politique et de vives protestations et une vague d’indignation dans les milieux des organisations de défense des droits de l’homme et des victimes de répression de son régime décrié par les Péruviens.

Moussa T. Yowanga

 

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