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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Une filiale du groupe canadien First Quantum Minerals s’est vue infligé la semaine dernière, un camouflet par la Cour suprême panaméenne en raison du contrat d’exploitation défavorable à l’Etat et aux conséquences néfastes sur les ressources naturelles. Les dégâts environnementaux sur les sols, la végétation, l’air et les ressources en eau figurent également parmi les causes ayant justifié cette décision. Cette information a été rapportée par l’AFP depuis le samedi 29 septembre pour le compte du site Le Devoir. Le projet d’exploitation d’un gisement d’or et de cuivre sur la côte caraïbe a été déclaré anticonstitutionnel par la plus haute juridiction du pays, malgré un investissement de 6,3 milliards de dollars par le groupe canadien. «Cet arrêt  est extrêmement important pour le panama », s’es félicité Sonia Montenegro, directrice exécutive du CIAM, l’organisation de défense de l’environnement qui était à l’origine des poursuites judiciaires depuis 2009 contre le gigantesque contrat conclu entre l’Etat  et la société minière canadienne Minera Petquilla.

 

Au fil de temps, le contrat pour le gisement minier, basé dans la région du Colon, a été revendu à la société Minera Panama, société filiale de First Quantum Minerals. La directrice de CIAM reste prudente car le combat n’est pas encore terminé de son propre aveu : «Nous n’avons aucun doute qu’ils chercheront le moyen de poursuivre » le projet, a-t-elle confié au correspondant de l’AFP. «Les dégâts irréversibles causés à l’environnement dans cette zone pluvieuse sont le cadet de leurs soucis », a-t-elle fait remarquer. Selon le chronogramme de l’entreprise, l’exploitation devrait commencer dans les prochains mois pour exporter quelque 320 000 tonnes de cuivre par an.

 

Le projet comprend également une centrale électrique d’une capacité de 300 mégawatts, une ligne de haute tension, un port international et une usine de traitement des minerais. Les autorités panaméennes estiment que c’est le projet industriel le plus important du pays, avec plus de 12 000 emplois potentiels générés. «Il se poursuit dans un climat de tranquillité », a indiqué, dans un entretien à la télévision Telemetro, Luis Ernesto Carles, le ministre du Travail, pour qui « il est clair que le contrat reste valide ». Toutefois, il a reconnu que «d’autres étapes juridiques sont nécessaires pour s’assurer de l’interprétation de l’arrêt » de la Cour suprême. La compagnie minière assure qu’avec un investissement de 6,3 milliards, le projet devrait exporter pour 2000 milliards de minerais et rapportera au pays 4% du PIB dès 2019. Mme Montenegro demeure, quant à elle, très sceptique et campe su ses positions : «L’exploitation minière à ciel ouvert a beaucoup d’impacts négatifs, il n’ya pas d’exploitation minière responsable ».

Moussa T. Yowanga

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