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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Ne vous inquiétez pas, cher lecteur assidu de cette série, nous n’allons pas parler de politique ! Le pouvoir ici est défini comme une position d’avantage et/ou de domination qui soumet un individu à la volonté et à l’influence d’un autre individu. Il s’agira des rapports de la vie quotidienne qui crucifient les personnes faibles et condamnées au silence mortel. En effet, nous assistons chaque jour à l’éclatement d’un scandale remettant en cause des gloires de notre monde et qui tourne souvent autour du phénomène de dérèglement sexuel. Des hommes politiques, des industriels, des acteurs célèbres et tous des riches, sont obligés de payer des sommes au noir pour acheter le silence de leurs victimes, des personnes qu’ils ont violé. Cela n’épargne même pas les prêtres de la très puissante Eglise catholique romaine, qu’on n’imaginerait même pas que la solennité de la soutane cacherait l’horreur du déshonneur infligé à des âmes en quête de la protection divine ?

Dans mon livre « L’Africain délivré des pièges de Satan par Jésus Christ », j’avais abordé la question des déviances liées au sexe dans plusieurs chapitres et sous différents aspects concrets. Je me contenterai ici de coller aux actualités courantes. D’où vient que les tendances sexuelles deviennent des scandales qui suscitent tantôt de l’effroi et de la réprobation, tantôt de l’indifférence et de la moquerie selon les milieux ? Prenons des exemples concrets très courants même si peu médiatisés. Dans le secret de la vie des familles, les jeunes filles ayant atteint la puberté, apprennent à détester leur corps à cause des tendances déviantes de certains de leurs proches, oncle ou cousin vivant dans la même maison, donc sensés ne pas s’intéresser à la nudité de leur parente. Ces filles innocentes et voulant se sentir protégées contre les dangers de la vie, découvrent subitement le regard intéressé, perçant et persistant de l’une des personne qui ne devrait pas. Au lieu de tenir en valeur leur corps, elles subissent alors un phénomène psychologique de culpabilité imaginaire envers elles-mêmes qu’elles entrevoient dans le miroir du regard incestueux de leur parent.

Quand ces insistances évoluent vers d’autres comportements plus agressifs tels que les moindres prétextes et mouvements dans la maison, de la part du dépravé sexuel secret, pour subir des attouchements dans des endroits sensibles du corps, ou des harcèlements, la victime ne peut malheureusement pas en parler à d’autres parents, le sujet étant tabou dans nombre de cultures. L’espace dans la maison devient un piège pour la victime : couloirs, chambres, douches, etc. jusqu’à ce qu’un jour, à bout de résistance, elle se fait violer et violenter par son propre parent : une vie définitivement brisée ! Le même procédé est courant envers le personnel domestique féminin de nos maisons. L’homme (l’employeur ou l’un de ses rejetons) commence à s’intéresser aux formes sensuelles de la pauvre servante qui s’affaire à les servir. J’insiste sur le mot « pauvre » car il est le facteur principal de la vulnérabilité du personnel domestique. Par toutes sortes de prétextes et d’artifices, les hommes de pouvoir que nous sommes, usons de ce pouvoir social de l’argent pour se croire permis de dénuder et de profiter du corps de nos servantes (je n’aime pas ce terme mais je l’utilise parce qu’il correspond à la manière dont sont perçus les domestiques, hommes et femmes dans notre pays !).

Ainsi, le « patron » ou l’un de ses rejetons, abusera finalement de la servante, en usant de tous les artifices tels que décrits plus hauts ! Parfois, la pauvre victime a du accepter de se faire violer et trahir son mari pour la première fois, rien que pour avoir de quoi faire face à des besoins écrasants dans son foyer pauvre. Elle vivra toute sa vie avec cette culpabilité inavouable d’avoir été abusée sexuellement par son employeur! L’homme aura trompé la vigilance de son épouse pour se livrer à ces abominations dans leur propre maison !Et que dire de ce que les hommes de pouvoir social, faisions au bureau avec nos employées ? Mariées ou pas, nous devenons des carnassiers envers ces femmes travailleuses à qui nous imposons un droit de cuissage en bonne et due forme, les enfermant dans des rapports coupables, le silence et la honte pour le restant de leur vie ? Parfois, à cause des déviances et des avances financières d’un patron, une femme respectable se transforme en vipère, devient cupide et infidèle, voire plus tard destructrice de mariages et de familles ?Les coupables, ce sont nous les hommes qui disposons dans nos maisons, dans nos bureaux et lieux de travail d’une parcelle de pouvoir, par nos moyens financiers, pour pécher et faire tomber dans notre péché des personnes en vulnérabilité que nous devrions plutôt protéger. Cela n’épargne même pas les hommes religieux, les leaders publics bien drapés dans les costumes et grands boubous cachant notre côté sauvage, carnassier ! Les blessures que nous infligeons à nos victimes sont parmi celles qui guérissent difficilement. La loi du silence que nous leur imposons, avec force de moyens et de menaces, pour ne pas nous dénoncer, sont déjà des signatures de crimes parfaits.

Combien de femmes sont devenues pervers et sont entrées dans la prostitution parce qu’ayant été victimes de ces viols cachés et impunis ? Pourquoi alors trembler comme des feuilles mortes quand, après des années de lutte dans le silence, elles décident de nous dénoncer publiquement ? Pourquoi nier des faits évidents dont nous savons très bien qu’il sera difficile d’en produire les preuves matérielles, les seules étant ces blessures infligées à nos victimes ? Pourquoi mettre en avant notre soi-disant réputation publique et notre fortune, à payer le service de juges corrompus et débiles, comme nous, pour étouffer le scandale ? Il est vrai que toute dénonciation n’est pas forcément une preuve d’un fait de viol. Il est vrai que certaines femmes, sachant la sensibilité de l’opinion publique actuelle, peuvent monter savamment des histoires pour acculer des personnes bien assises en vue de les extorquer ou de se venger d’eux. Une fois une affaire déclenchée, elle devient elle-même un scandale montée de toute pièce dont l’accusé innocent ne s’en sortira pas indemne, quoique reconnu sauf. Cependant, ce cas de figure n’est pas facile à défendre jusqu’au bout, passée la phase du chantage discret et l’évolution vers un jugement impartial et rigoureux. En Afrique, ce phénomène n’est même pas considéré comme un scandale dans nombre de sociétés où la philosophie coutumière courante considère que celui a du pouvoir, peut en faire un peu plus pour apaiser ses propres caprices et fantasmes, notamment en se tapant les femmes à sa guise. Les deux fautifs sont alors, d’un côté la femme abusée qui aurait eu ce qu’elle mérite en tant que sous-être humain, et de l’autre l’homme cocufié qui n’a pas été assez fort pour satisfaire sa conjointe et qui a du se faire aider par un autre plus fort, à son insu ! Les plus nantis se sentent donc tranquilles pour perpétuer ce dérèglement moral, après tout dans l’ordre des choses ?

Avant, l’on se souciait d’épargner les jeunes filles pubertes dans cette saga de carnassiers. Mais maintenant, il y a une évolution qui inquiète : de plus en plus de jeunes filles admettent le viol, si cela pourrait leur permettre de se marier ou de tirer quelque chose du violateur pour elles-mêmes. Dans ces conditions, des hommes se font piéger par la non résistance de partenaires de circonstances à leurs avances, qu’il s’agisse de « servantes » à domicile, de collègues de bureaux ou de lycéennes et étudiantes. Car l’on ne parlera de viol que si la suite attendue n’a pas eu lieu comme souhaitait la « victime»? Ce qui rend ce sujet plus complexe dans certains cas ! Les causes d’une telle perversité mentale de la part de celles qui devraient ne pas être victimes de « viols » supposés, peuvent s’expliquer dans la pression de la misère matérielle des familles, incapables de fournir le minimum à la jeune fille pour son habillement et son entretien corporel selon la « mode » du moment. Des calculs secrets, le conseil de camarades de loisirs, des suggestions de parents dépassés par la pauvreté (« utilise ton corps pour t’en sortir et vise un gros gibier car nous ne pouvons rien pour toi dans notre situation, tu ne seras pas la dernière à le faire… »), seraient des facteurs qui peuvent conduire à de vrais-faux scandales d’abus sexuels dans nos contrées. La maîtrise des pulsions sexuelles a toujours été le tendon d’Achille des hommes, même les plus forts socialement et religieusement. Les patriarches bibliques Samson, David et d’autres, en sont des exemples historiques. Nous sommes tous exposés, les hommes qui croyons disposer d’un pouvoir social sur nos protégés ou les vulnérables, par notre position dans la famille ou dans la société. C’est une épée à double tranchant et très instable qui vous lézarde le dos pendant que vous l’avez élevée pour frapper devant vous ! Ce sont là les scandales croustillants ou macabres selon, qui font les actus !

Ah ! Bon sang, le sexe et la langue, les deux portes de l’enfer… sur terre déjà ? Il y a assez de préceptes dans la Bible qui parlent de ces choses et les condamnent et nous n’allons pas les citer tous. Cependant, pour finir ce pamphlet contre nous-mêmes, je citerai ce passage de Proverbes 6 : 26-35 qui nous prévient à juste titre : « Car pour la femme prostituée on se réduit à un morceau de pain, Et la femme mariée tend un piège à la vie précieuse. Quelqu'un mettra-t-il du feu dans son sein, Sans que ses vêtements s'enflamment? Quelqu'un marchera-t-il sur des charbons ardents, Sans que ses pieds soient brûlés? Il en est de même pour celui qui va vers la femme de son prochain: Quiconque la touche ne restera pas impuni. On ne tient pas pour innocent le voleur qui dérobe Pour satisfaire son appétit [son libido, N.D.L.R], quand il a faim; Si on le trouve, il fera une restitution au septuple, Il donnera tout ce qu'il a dans sa maison. Mais celui qui commet un adultère avec une femme est dépourvu de sens, Celui qui veut se perdre agit de la sorte; Il n'aura que plaie et ignominie, Et son opprobre ne s'effacera point. Car la jalousie met un homme [cocu, N.D.L.R] en fureur, Et il est sans pitié au jour de la vengeance; Il n'a égard à aucune rançon, Et il est inflexible, quand même tu multiplierais les dons ». Sachant déjà que nous sommes faibles, nous devons nous appuyer sur Christ le Vainqueur, en suivant ces préceptes : « Examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; abstenez-vous de toute espèce de mal. Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus Christ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c'est lui qui le fera » 1 Thés. 5 :21-24

 Contribution spéciale du Tchadien Enoch Djondang

Série Viens et Vois (information accessible sur l'espace Facebook de l'auteur depuis le mercredi 10 octobre 2018).

Choix du Directeur de Publication de Regards d'Africains de France 

 

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