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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les deux candidats qualifiés pour le second tour de la présidentielle brésilienne, prévue le 28 octobre prochain, ont essayé ce mercredi chacun quelques revers à l’entame de leur campagne. C’est l’AFP qui en fait écho ce jeudi 11 octobre  au profit du site suisse Le matin. Le changement de cap économique du favori de la présidentielle, Jair Bolsonaro, a inquiété les marchés et les investisseurs privés, qui se sont réjouis au lendemain de son spectaculaire score lors du premier tour. Le candidat du Parti des Travailleurs, Fernando Haddad a connu également un début de campagne timide. Il n’a pas obtenu les ralliements escomptés face au candidat de l’extrême droite. Au lendemain des résultats du premier tour, le seul sondage publié dimanche par l’Institut Datafolha, a confirmé une nette avance de Bolsonaro  qui obtiendrait 58% alors que le candidat de la gauche n’obtiendrait que 42%.  Ciro Gomez, le candidat du centre gauche (PDT) arrivé en 3e position avec 12,5% de voix, n’a apporté qu’un soutien du bout de lèvres à Haddad. Dans un communiqué rendu public après une réunion politique, le PDT a apporté «son appui critique à la candidature de Haddad pour éviter la victoire des forces les plus réactionnaires (…) et la déroute démocratique ». Mais Ciro Gomez, le seul candidat capable de battre Bolsonaro au second tour, selon des simulations des sondages antérieures, ne battra pas campagne aux côtés de Haddad. Après sa percée fulgurante au premier tour, Bolsonaro a connu ses premières tribulations mercredi. Après une annonce du candidat relative à un plan de privation du secteur énergétique plus modeste que prévu, la Bourse de Sao Paulo, enthousiaste avant le 1er tour, a subitement perdu 2,8% à la clôture. Ses déclarations tard mardi à la chaîne de télévision « Band TV » ont fait chuter les cours du groupe étatique Electrobras de 9%. Le candidat a laissé entendre qu’en cas de victoire, seule la branche distribution, et non le secteur de la  production serait privatisé. 

Petrobras, le groupe pétrolier sera «préservé » et les privatisations ne concerneront que les installations de raffinage et non le noyau d’activité de la compagnie, a-t-il affirmé. Concernant le projet de réforme du régime des retraites, il a estimé qu’il devrait être mis en œuvre «doucement ». Les secteurs clés de l’économie ne seront pas cédés aux mains de capitaux chinois, a prévenu Bolsonaro, précisant que «la Chine n’achète pas au Brésil, la Chine achète le Brésil », a lancé le candidat, le géant asiatique étant le plus grand investisseur au Brésil et un de ses principaux partenaires commerciaux. Ces différentes annonces ont refroidi les marchés qui avaient pourtant salué lundi la victoire incontestée  du candidat d’extrême droite. Le real, la monnaie locale, qui avait connu un regain de remonté ces derniers jours, s’est à nouveau déprécié par rapport au dollar. Autre mauvaise nouvelle pour le favori du second tour, son maître à penser en matière économique, l’ultra-libéral Paulo Guedes, est rattrapé par une enquête pour fraude. Une affaire qui tombe très mal pour un Jair Bolsonaro épargné par les scandales de corruption et qui a promis de nettoyer le Brésil de ses «élites corrompues ». Cerise sur le gâteau, ses partisans ont été accusés de violences envers les électeurs de gauche. Pire, lundi, l’assassinat d’un célèbre maître de Capoeira-un art martial afro-brésilien, leur est imputé. Mais Jair Bolsonaro a rejeté toute responsabilité concernant ces violences, qui se sont accrues ces derniers jours. « Qui a été poignardé ?  C’est moi. Si quelqu’un qui porte un T-shirt à mon nom commet un excès, qu’est-ce que j’ai à voir avec cela ? Je demande aux gens d’arrêter, mais je n’ai pas le contrôle. La violence vient de l’autre côté », s’est-il défendu. Dans une ambiance électrique, la passe d’armes entre les deux candidats, entamée en début de semaine sur les réseaux sociaux, s’est poursuivie mercredi, malgré l’annulation du débat prévu jeudi, en raison de la défection de Bolsonaro. Evitant toute confrontation depuis son hospitalisation, Haddad s’est dit prêt à débattre avec lui « jusqu’à l’infirmerie ». Et le candidat du PT de lui lancer comme un défi «dans un débat, tu ne peux pas défiler, il faut faire front ».

 Moussa T. Yowanga

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