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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le Brexit continue de diviser la société anglaise comme en témoigne la gigantesque manifestation organisée le samedi dernier par les opposants de la sortie de l’Union européenne. Selon les organisateurs, plus d’un demi-million de personnes sont descendues massivement dans les rues de Londres afin de réclamer un référendum sur l’accord final, encore en négociation entre les autorités du Royaume-Uni et celles de l’UE à cinq mois de l’échéance prévue le 29 mars 2019. Les négociations achoppent toujours, en particulier sur la question de la frontière avec l’Irlande et sur la façon dont le Royaume-Uni  entend quitter l’UE. La capitale d’Angleterre n’avait pas connu une mobilisation similaire depuis les manifestations contre la guerre en Irak en 2003. La plus récente mobilisation en lien avec Brexit avait mobilisé, quant à elle, 100.000 personnes en juin dernier. La police britannique, interrogée par l’AFP, n’a pas souhaité communiquer de chiffre contrairement aux organisateurs qui en revendiquent 670.000.

L’organisation militante «People’s vote» avait affrété quelque 150 cars pour répondre à cet appel. Le but recherché est de réaliser la plus grande et la plus bruyante manifestation jamais organisé en faveur d’un nouveau référendum, ce qui semble largement atteint au regard des chiffres. Avec le recul nécessaire, les organisateurs sont convaincus que les Britanniques, qui se sont prononcés à 52% en faveur du Brexit lors du référendum du 23 juin 2016, auraient fait autrement s’ils avaient eu conscience des réels enjeux. Le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan faisait partie du cortège qui s’est lancé vers 13H. C’est depuis septembre dernier qu’il ne cesse de plaider pour l’organisation d’un deuxième vote populaire sur le Brexit. «La marche d’aujourd’hui concerne l’avenir et non le passé. Le moment est venu. Il est temps que cette question vitale soit retirée des mains des politiciens et renvoyée au peuple britannique», a-t-il lancé dans un discours lors de la manifestation. L’ancien premier ministre Tony Blair a apporté son soutien aux opposants du Brexit, dont les revendications ont peu de chance d’être entendues. L’actuelle premier ministre Theresa May s’oppose à l’organisation d’un autre référendum : «Il n’y aura pas de second référendum. Les gens ont voté». La première ministre entend contre vents et marées « mettre en œuvre »  le résultat du Brexit. Londres et Bruxelles ne se font guère d’illusions et se préparent en tout état de cause, à une sortie du Royaume-Uni sans accord préalable, autrement dit un Brexit dur.

D.P

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