Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le riz était encore depuis peu un aliment presque sacré chez la majorité des nippons. Il demeure encore l’aliment de base de la cuisine japonaise, comme le rapporte le 21 octobre,  le site RTBF sous la plume de notre consœur Esmeralda Labye qui note cependant un bémol. Le riz est aujourd’hui délaissé par les nippons, écrit-elle.  A une certaine époque, la céréale était utilisée comme monnaie et représentait également un symbole de richesse. La consommation du riz est en baisse et les paysans éprouvent de difficultés à vivre de leur activité rizicole. Âgé de 66 ans, Kazua Ogura, qui habite à 50 km au nord de Tokyo à Kazo, se définit comme un riziculteur chanceux à la tête d’une importante exploitation. Il a su agrandir la taille de son exploitation en s’associant avec d’autres familles. Avec une superficie de 100 hectares, Kazuo Ogura peut se targuer d’avoir une entreprise 100 fois plus grande que la moyenne. «Avec le prix actuel du riz, c’est impossible de faire des bénéfices en cultivant uniquement sur ses propres terres, c’est pourquoi beaucoup  de petits et moyens producteurs laissent tomber leur activité au moment de renouveler leurs machines», raconte-t-il à l’AFP.

Le premier ministre Shinzo Abé estime que la culture du riz doit se moderniser. Il s’est engagé alors dans une lente réforme pour affronter la concurrence étrangère. L’Etat subventionne jusqu’aujourd’hui  les producteurs de riz qui acceptent de réduire leur culture en dessous d’un certain seuil (pour éviter la surabondance d’offre et donc stabiliser les prix) mais cette politique dite «gentan» a aidé à faire de la riziculture une profession peu rentable. Huit agriculteurs sur dix exercent cette activité à temps partiel. L’archipel en abrite 705.000. On distingue plusieurs variétés du riz, notamment du rond, du court, du collant une fois cuit. De quoi séduire tous les palais. Toutefois, cela n’empêche pas les consommateurs de s’en détourner. La consommation a donc chuté ces 50 dernières années. Il a atteint 54,6 kg par personne en 2015 alors qu’elle était de 118, 3 kg en 1963. Répondant à l’AFP, Mitsuyoshi Ando estime que l’avenir n’est pas reluisant. Pour ce spécialiste du secteur à l’université de Tokyo, « Il faut que les agriculteurs améliorent leur compétitivité, notamment en produisant à grande échelle ». Mais le pari semble compliqué dans les régions montagneuses où ont lieu 40% des récoltes. «Le nombre de ceux qui pourront survivre (en tant que riziculteurs) sera limité car la consommation de riz ne remontera jamais, les goûts s’occidentalisent », prévoit l’expert. C’est un avis que ne partage pas Kazuo Ogura pour qui, «La cuisine traditionnelle japonaise est réputée dans le monde entier. Nous pouvons en tirer profit ».

M.T.Y

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article