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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« Le renouvelable libérera l’Algérie de sa dépendance aux énergies fossiles » Dans cet entretien, monsieur Moukah Farouk, Manager et opérateur économique, revient sur l’impératif d’une transition énergétique vers les énergies nouvelles et renouvelables. Il met en exergue également la nécessité de l’union du génie national afin de bâtir une véritable industrie des énergies renouvelables devant, à échéance, extirper l’Algérie de sa dépendance aux énergies fossiles.

 

Regards d’Africains de France : Monsieur Moukah Farouk, vous aviez organisé, fin 2016, via le Cabinet de Conseil en Management, Relations Publiques et d’Affaires « Avantages Maghreb » un Colloque international intitulé:«Transition énergétique en Afrique entre enjeux environnementaux et défis économiques ». Peut-on savoir le pourquoi de ce choix plus précisément ?

Monsieur Moukah Farouk :À l’instar de tous les pays du monde, l’Algérie traverse une période de mutation sur les plans économique, social et environnemental. Ce fait nous impose une implication des différentes parties pouvant contribuer au développement durable, à savoir, l’administration, les opérateurs économiques et les scientifiques. Il était de notre devoir pour notre Cabinet de Conseil en Management, Relations Publiques et d’Affaires « Avantages Maghreb », de servir de trait d’union entre ces différents acteurs. L’Algérie est confrontée actuellement à une double équation difficile induite par la crise économique que traverse le pays : d’une part, le potentiel national des énergies conventionnelles est limité ; de l’autre part, les recettes engrangées de celles-ci s’amenuisent comme conséquence de la chute drastique des cours des hydrocarbures. Ces deux défis nous amènent à promouvoir, notamment, le volet des énergies propres et renouvelables. Voire, cela va nous permettre d’ambitionner une réelle et rapide indépendance des énergies fossiles pour peu que le climat soit favorable à l’union du génie humain dont dispose notre pays. Y avaient participé à ce Colloque dédié à la transition énergétique, d’éminences compétences nationales et internationales spécialisées dans les énergies renouvelables. De même, ledit colloque avait été inauguré par l’ancien Premier ministre monsieur Abdelmalek Sellal en présence de monsieur Noureddine Bouterfa ex-ministre de l’Energie et d’un représentant du ministère de l’Environnement. De ce fait, ces membres du gouvernement avaient pris acte des recommandations ayant été assorties de cette rencontre.

Quelle était votre appréciation sur cela ?

Ce Colloque était d’une importance capitale. Il a été organisé sous le patronage l’ancien Premier ministre, monsieur Abdelmalek Sellal. Y étaient également présents, monsieur Noureddine Bouterfa, l’ex-ministre de l’Energie et d’un représentant du ministère de l’Environnement, en l’occurrence, le Directeur du Cabinet. Il est à noter, aussi, la présence d’autres acteurs nationaux, à l’instar du centre de développement des énergies renouvelables (CDER) et de l’Agence nationale des déchets. De même, cette rencontre était intervenue au lendemain de la tenue, à Alger, d’un Forum international sur l’Energie. Il s’agit pour nous, par le biais de ce colloque international, de partager des expériences locales et internationales en matière de transition énergétique et de contribuer, en parallèle, aux efforts de différentes parties et consolider ainsi la vision des hautes autorités de l’Etat en les alimentant d’outils techniques et opérationnels. Ce Colloque a donné naissance à un groupe de travail regroupant l’Algérie et l’Union Européenne afin d’appuyer cette volonté notamment dans le domaine de la formation et de la recherche à travers des éventuels financements et partenariats, en l’occurrence, l’Accord de paris sur les changements climatiques et les objectifs du développement durable (ODD).

Vous êtes également gérant du groupe « Achim Immobilier ». Et, de surcroît, vous êtes parmi les premiers au niveau national ayant introduit le renouvelable dans le Bâtiment, à savoir l’éco-quartier. De ce fait, surement les questions de l’éco-construction et les « cités intelligentes » ayant été débattues lors de ce colloque international sur la transition énergétique et les énergies renouvelables ?

La transition énergétique implique plusieurs aspects : Le passage de l’énergie fossile vers le renouvelable avec ses multiples dimensions : Solaire, Eolienne, Géothermique et Bioénergie ; - L’efficacité énergétique qui se traduit par : la bonne utilisation des ressources et la rationalisation de la consommation énergétique, les constructions durables et des isolations pour réduire la consommation des énergies ; - L’environnement : sa préservation se fera par la récupération des déchets pour un environnement sain et propre. S’agissant de l’éco-quartier en voie de réalisation par « Achim Immobilier », ce dernier se veut comme premier exemple de ce genre en Algérie. A cet effet, l’éco-construction aura pour objectif la sensibilisation et l’accompagnement des citoyens à intégrer la dimension écologique et environnementale et d’introduire l’efficacité énergétique dans leur comportement quotidien. Cela permettra de garantir un avenir énergétique durable pour les générations actuelles et futures, ce qui est en soit la définition des développements durables reposant sur les dimensions économique, sociale et environnementale.

Propos recueillis par Rachid Berdous,collaborateur spécial en Algérie.

 
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