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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

En Guinée, le mariage précoce est officiellement déclaré illégal, cependant une jeune fille est pourtant mariée de force avant d’avoir atteint sa majorité entraînant de graves conséquences pour les concernées. C’est le site RTBF qui en fait écho dans sa publication du jeudi 25 octobre. De nombreuses guinéennes sont privées de l’école dès l’âge de 15 ans pour se voir confiner dans les tâches domestiques. Malgré l’interdiction du phénomène par la loi, beaucoup de jeunes filles sont données en mariage contre leur gré avant leur majorité dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. On estime à 54,6% la proportion de ces jeunes filles victimes de ces pratiques. Il arrive même que certaines d’entre elles soient mariées avant l’âge de 15 ans. Des unions prématurées qui entraînent des conséquences désastreuses pour les intéressées. Vent débout contre ce phénomène, Kadiatou militante pour l’association Plan International insiste «Avec le mariage d’enfants, comme je le dis souvent, on parle de la non scolarisation de l’enfant ». En clair, il s’agit d’un problème de déscolarisation susceptible de nuire gravement à l’épanouissement personnel des jeunes filles avec des conséquences évidentes sur le pays entier étant donné l’impact sur son développement.

Des conséquences sur le plan de santé des jeunes femmes ne sont pas à exclure. Près de la moitié, âgées de 20 à 24 ans, ont accouché avant leur majorité. Une prématurité éprouvante pour leur corps alors encore en pleine croissance et peu disposé à se prêter l’exercice difficile de la maternité. On déplore très souvent la mort de la mère et des enfants lors des accouchements. Un phénomène pourtant interdit en Guinée mais qui continue à se perpétuer en raison du laxisme des autorités qui ne  sanctionnent jamais les coupables. Kadiatou appelle au changement radical : «Le facteur essentiel, l’étincelle, c’est d’abord le soulèvement des filles, qu’elles montrent réellement qu’elles ne sont pas du tout contente (…) elles ont une place dans la société, elles n’ont même pas besoin de la réclamer, on doit la donner (…) elles doivent savoir qu’elles sont protégées, non seulement par des lois, par leur Etat, par leurs parents ».  De nombreuses associations guinéennes œuvrent inlassablement pour le respect des droits de ces filles, dont «Plan International » et le « Club des jeunes filles leaders de Guinée », une association qui se lutte pour le respect des droits des filles et qui peut se targuer d’avoir mis en échec dix tentatives de mariages précoces.

M. T. Y

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