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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le Maroc contraint à négocier avec le Polisario

La République Sahraouie et le royaume du Maroc reprendront langue avant la fin de l’année en cours. Les deux protagonistes ont été invités par le représentant du SG de l’ONU pour des pourparlers officiels pour les 04 et 05 décembre prochains. Fin avril 2018. Suite au rapport remis par Horst Köhler, envoyé spécial du SG de l’ONU au Sahara Occidental, au Conseil de sécurité, ce dernier enjoint le Maroc et le Front du Polisario à reprendre les négociations dans un délai de 06 mois. Dans ladite injonction, et suite au forcing des États-Unis, le Conseil de sécurité somme les deux paries à reprendre des négociations directes, voire avant le 31 Octobre 2018.Négociations interrompues depuis 2012 pour cause du refus de la parie marocaine du principe d’un référendum de l’autodétermination du Sahara Occidental. Le Front du Polisario représentant le peuple sahraoui se félicite et le Maroc pris de panique.

Cela dit, le royaume du Maroc a fait au-delà du cadre du possible afin de torpiller l’injonction du Conseil de sécurité en créant des crises artificielles récurrentes dans la région. L’injonction du Conseil de sécurité d’avril dernier enjoint aux deux belligérants de reprendre les négociations en vue d’une solution équitable et mutuellement acceptable pour un conflit qui dure de plus de 40 ans. Un conflit créé délibérément par le Maroc après son annexion du territoire du Sahara Occidental en 1975. Après cette annexion, les sahraouis recours à l’action armée pour libérer leur pays. Un cessez-le feu est instauré par le l’ONU en 1991. Suite à cela le Maroc accepte le principe d’un référendum pour l’autodétermination du Sahara Occidental. En 2004, le Maroc rejette l’option du référendum et impose son option, en l’occurrence, une large autonomie du Sahara Occidental dans le cadre de la souveraine marocaine. Ce revirement de la partie marocaine fait que ce conflit perdure encore et le spectre de la guerre se profile à l’horizon à défaut d’une solution politique.

Des stratagèmes pour légitimer la colonisation

Pour le Maroc, négocier avec le Polisario c’est reconnaitre la légitimité historique de ce dernier comme représentant du peuple sahraoui et reconnaitre, de surcroît, implicitement que le territoire du Sahara Occidental ne lui appartient pas. D’où sa panique suite à l’injonction du Conseil de sécurité. Pour faire diversion à cette injonction, le Roi du Maroc, à partir du mois de mai dernier, s’installe dans une logique guerrière afin de créer des tensions délibérément que ce soit avec le Polisario ou avec l’Algérie. Ceci étant, dans un premier temps le Maroc accuse le Front Polisario, via une lettre adressée au Conseil de sécurité, de franchir la zone Tampon du cessez-le feu, instaurée par l’ONU en 1991. Quelques jours plutard, la Mission des Nations-Unis pour l’organisation du référendum de l’autodétermination du Sahara Occidental (Minurso), dément dans une déclaration officielle les allégations de la partie marocaine. Après cette manœuvre, durant la même période, le Roi du Maroc envoie une autre missive au Conseil de sécurité, accusant dans laquelle l’Algérie d’abriter des éléments du Hizbollah libanais par l’intermédiaire de l’ambassade de l’Iran.

 Dans cette accusation, le Roi Mohamed Six fera admettre que ces éléments du Hizbollah entraînent militairement les combattants du Front Polisario. En impliquant l’Algérie, le Maroc crie à l’adresse de l’Occident que sa sécurité et son intégrité territoriale sont menacées par l’Iran, et ce en coupant parallèlement ces relations diplomatiques avec l’Iran. Suite à cela, l’Algérie et l’Iran récusent catégoriquement et officiellement les allégations marocaines. Manœuvre diabolique : En profitant de la tension accrue entre les USA et l’Iran (après le retrait des USA de l’accord nucléaire iranien du 15 mai 2015) ; le Marco saisie cette opportunité « historique » afin de neutraliser l’Algérie et faire diversion sur l’obligation des négociations avec le Polisario comme exigées par l’ONU. Selon le Maroc, l’Algérie soutien historique du Front Polisario. Accuser l’Algérie de comploter avec l’Iran et le Hizbollah (ennemis jurés des USA) contre le Maroc c’est d’appeler à une agression militaire de l’Occident contre l’Algérie.En somme, l’injonction du Conseil de sécurité enjoignant le Maroc à négocier directement avec le Front Polisario, cristallise un début du processus de l’autodétermination su Sahara Occidental.

Rachid Berdous collaborateur spécial en Algérie

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