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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

«Aujourd’hui, tous les rwandais tirent les dividendes de cette politique réfléchie et planifiée par un homme exceptionnel qui a su donner à son peuple une fierté et une indépendance certaine », déclare le Tchadien Mahamat Nour Ahmed Ibedou.

Publié depuis samedi 13 octobre 2018, cette analyse du  secrétaire générale de la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits Humains(C.T.D.D.H) : « L’Organisation Internationale de la Francophonie, un outil au service de la diplomatie française »dénonce l’utilisation à d’autres ou à des fins personnels de cette organisation francophone par l’actuel président français Emmanuel Macron comme outil de réconciliation politique avec le Rwanda. Apparemment n’engageant pas directement la C.T.D.D.H, monsieur Mahamat Nour Ahmed Ibedou lance ici une analyse pertinente à l’endroit de tous les dirigeants qui s’y adhérent déjà ou simples observateurs relative justement à l’élection de l’ex-ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, élue  depuis le vendredi 12 octobre 2018 à la tête  de l’OIF pour un mandat de quatre ans  lors du sommet d’Erevan en Arménie. D’après un rappel de certains médias africains, Louise Mushikiwabo devient la quatrième secrétaire générale de l’organisation, après l’Égyptien Boutros Boutros Ghali (1997-2002), le Sénégalais Abdou Diouf (2002-2014) et la Canadienne Michaëlle Jean (2014-2018)

C’est Mahamat Nour Ahmed Ibedou qui s’est exprimé de façon directe depuis Paris dans cette grande capitale occidentale : « L’élection de la Ministre Rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo à la tète de la Francophonie est la preuve évidente qu’un Etat qui se respecte sera forcement respecté ; Il y’a quelques années encore, le Rwanda de Paul Kagamé était présenté par les hommes politiques et les médias français comme un état voyou, un épouvantail dont il faut se méfier comme de la peste ; ces tentatives de déstabilisation et de mise en quarantaine de ce petit pays des grands Lacs par le gouvernement français ont lamentablement échoué : en effet, sous la conduite d’un Chef patriote et charismatique, le Rwanda a fait son petit bonhomme de chemin ; ce pays qui sortait d’une guerre atroce accompagnée d’un génocide devenu historique est à présent cité en exemple dans le monde entier pour la solidité de ses institutions et surtout pour ses progrès économiques fulgurants ; ce pays est devenu pour l’Afrique tout entière, un modèle de bonne gestion et d’instauration d’une société moderne. En seulement 20 ans, Paul Kagamé à su bâtir un véritable Etat en extirpant du cœur des rwandais l’esprit de vengeance et en instituant la tolérance ; ces deux qualités, il ne les avaient pas imposées par la force ; il a simplement donné l’exemple en pardonnant aux assassins Hutu de ses parents Tutsi et en apprenant aux autres rwandais que la construction d’un état solide passe nécessairement par l’option de tirer un trait sur le passé. Aujourd’hui, tous les rwandais tirent les dividendes de cette politique réfléchie et planifiée par un homme exceptionnel qui a su donner à son peuple une fierté et une indépendance certaine. Cette fierté a amené Paul Kagamé à chercher à tout prix à s’affranchir de la tutelle de la France ; il pouvait aisément se le permettre d’autant plus que le Rwanda n’appartient pas à la zone CFA.; cette volonté s’est matérialisée par l’adoption de l’anglais comme langue officielle à la place du français symbole selon lui d’une certaine aliénation culturelle.

Le Gouvernement français a compris que chercher à marginaliser un pays comme l’actuel Rwanda, qui fait la fierté de l’Afrique est d’autant plus contre productif qu’elle ne possède aucune emprise ni moyen de pression sur lui. Paul Kagamé n’a que faire de la France qu’il n’hésite d’ailleurs pas à ignorer royalement. En le combattant, la France aura du mal à diaboliser un modèle de gestion exemplaire sans paraître ridicule. Ainsi, pour les analystes de la Françafrique ,il faut à tout prix et par tous les moyens revenir dans les bonnes grâces de ce pays rebelle qui s’est réellement affranchi de leur emprise; il faut le faire revenir coûte que coûte dans le giron : c’est ainsi qu’une politique de décrispation des relations entre la France et le Rwanda avait été initiée par les officiels français depuis quelque temps , politique qui avait abouti à la visite officielle de Paul Kagamé à Paris sur invitation du gouvernement français le 23 Mai 2018 .Pour les analystes français, il faut absolument éviter que d’autres pays africains ne soient séduits par le modèle rwandais et changer de langue officielle ; l’élection de la Ministre rwandaise des affaires étrangères comme secrétaire générale de la francophonie participe de la même logique et le fait qu’elle ait été élue par acclamation est significatif à cet égard.

 Il est aisé de deviner que la France voulait cette élection à tout prix et des supplétifs de service dociles et lèches bottes comme IDRISS Deby, Paul Biya, Obiang NGuema et autres Alassane Ouattara auraient tout simplement été sommés de porter la rwandaise à la tète de l’organisation de la francophonie; le faisant, ils aident délibérément au processus de réintégration du Rwanda dans le giron francophone ; trop heureux de faire plaisir à la France qui espère secrètement que par le biais de la francophonie, le Rwanda reviendra graduellement à des bons sentiments. Au-delà du fait que l’Organisation Internationale de la Francophonie est plus utile à la promotion de la langue française qu’à l’Afrique, cet outil qui symbolise au demeurant une certaine aliénation culturelle est devenu un puissant instrument politique qui, au fil du temps s’est transformé en un prolongement redoutable de la politique étrangère française. Par le biais de la francophonie la France pense qu’elle pourra à terme exercer une certaine influence sur le Rwanda mais en a elle vraiment les moyens ? Il est permis d’en douter au regard de la solidité économique de ce pays et au degré de patriotisme de son principal dirigeant ».

Ahmat Zéïdane Bichara

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