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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A l’instar de plus de 2000 prisonniers libérés par anticipation, l’une de figure de proue de l’opposition rwandaise, Victoire Ingabire  a quitté samedi la prison de Kigali, a confirmé un journaliste de l’AFP, selon l’information publiée ce jour 15 septembre par l’agence Belga pour le compte de RTBF. Le mesure décidée la veille par le président Paul Kagamé a suscité une réaction de reconnaissance de la part de l’opposante. «Je remercie le président qui a permis cette libération », a-t-elle annoncé alors qu’elle partant de la prison de Mageragere dans la capitale rwandaise. «J’espère que cela marque le début de l’ouverture de l’espace politique au Rwanda », a-t-elle affirmé, appelant le président rwandais à «libérer d’autres prisonniers politiques».

Cette mesure de clémence a été approuvée lors du conseil de ministre de vendredi dernier permettant ainsi la libération inattendue de 2140 détenus, dont la femme politique Victoire Ingabire et le rappeur Kizito Mihigo. Incarcérée depuis 2010, Victoire Ingabire avait eu pour seul tort de vouloir affronter dans les urnes le président Paul Kagamé comme candidate des Forces démocratiques unifiées (FDU-Inkingi), un parti d’opposition non reconnu par le ministère de l’intérieur rwandais. Economiste de formation, Victoire Ingabire d’ethnie hutu n’était pas au Rwanda durant la période sombre du génocide car elle a vécu 17 ans en exil aux Pays-Bas. L’opposante a été lourdement condamnée à 15 ans de prison en 2013 par la Cour suprême pour «conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre» et «minimisation du génocide de 1994» qui a coûté la vie quelque 800 000 personnes entre avril et juillet 1994, majoritairement parmi la minorité tutsi, aujourd’hui au pouvoir.

Les autorités de Kigali l’ont accusée d’avoir nié la réalité du génocide en faisant en sorte que les auteurs de crimes contre les Hutu soient eux également jugés. Quant au musicien Kizito Mihigo, il avait été inculpé en 2015 et condamné à dix ans de prison pour conspiration en vue d’assassiner Paul Kagamé. Ce dernier réélu en août pour un troisième mandant de 7 ans après avoir modifié la Constitution, il jouit d’une certaine crédibilité pour avoir amorcé le développement d’un pays exsangue au lendemain du génocide.Toutefois, il est régulièrement accusé de marginaliser son opposition et de bafouer la liberté d’expression.

Moussa T. Yowanga

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