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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 

Prévue demain lundi 24 septembre 2018, l’audition de l’accusatrice du candidat proposé par Donald Trump à la Cour suprême américaine, est très attendue et cristallise toutes les attentions à un mois des élections de mi-mandat. L’information a été publiée le 21 septembre par le site RTBF rapportant l’Agence Belga. Le juge Brett Kavanaugh, aujourd’hui âgé de 53 ans est accusé par une femme d’agression sexuelle commise il y a trois décennies. Agé de 51 ans et chercheuse en psychologie, Christine Blasey Ford est disposée à témoigner devant le Sénat américain la semaine prochaine mais elle entend poser ses conditions, selon de sources médiatiques américains. Mme Blasey Ford prétend que le juge Kavanaugh l’avait agressée sexuellement lors d’une soirée bien arrosée au début des années 80, ce que le magistrat rejette catégorique. Les deux parties sont appelées à s’expliquer devant la commission judiciaire du Sénat, habilitée à examiner la candidature du juge Kavaunaugh. Silencieuse pendant plusieurs jours de silence, Mme Blasey Ford a indique par la voix de son avocat qu’elle ne pourrait pas se présentée le lundi mais qu’elle était prête à témoigner plus tard dans la semaine, à condition que l’audition soit « juste » et sa sécurité garantie, selon un message email obtenu par Washington Post et New York Times.

Le message email fait également état de menaces qui pèseraient sur elle depuis qu’elle a décidé  de sortir de l’anonymat pour accuser le juge, «elle a reçu des menaces de mort (...) et sa famille et elle ont dû quitter leur domicile », souligne l’avocate Debra Katz dans ce courriel. «Elle souhaite témoigner, à condition que nous puissions nous mettre d’accord sur les conditions qui soient justes et garantissent sa sécurité».Selon l’avocat, sa cliente considère que la date de lundi choisie par la commission est totalement «arbitraire» et ne lui convient pas. Elle voudrait qu’une enquête soit diligentée avant toute audition, a rappelé l’avocate. Etant donné la politisation du dossier, sa cliente craint en effet une audience à charge. Lorsque le nom du juge Kavanaugh avait commencé à circuler parmi les possibles candidats à la Cour suprême, Mme Blasey Ford, silencieuse durant de nombreuses années sur cet épisode présumé, avait décide d’envoyer en juillet un courrier à une élue locale. Après une série des fuites dans les médias, elle a décidé de sortir de l’ombre à son corps défendant via une interview au Washington Post. Son témoignage s’est révélé être un véritable tremblement de terre à Washington, où le juge Kavanaugh semblait être en bonne voie pour obtenir sa confirmation du Sénat, qui dispose le dernier mot concernant les nominations présidentielles à la Cour suprême. La nomination à vie de ce magistrat conservateur est un enjeu crucial, d’autant plus qu’il placerait les juges progressistes ou modérés en minorité pour de nombreuses années à la Cour suprême, arbitre des grandes questions sociétales qui divisent profondément les américains.

Moussa T. Yowanga

 

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