Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Depuis quelques années, les relations sino-africaines ne cessent de se renforcer tant sur le plan bilatéral que multilatéral au grand dam des puissances occidentales. Comme en témoigne le récent sommet de Pékin sur la coopération sino-africaine  ayant débouché sur la déclaration de Beijing et le plan d’action sur la période d’action 2019-2021. Si théoriquement, l’Afrique gagnerait à diversifier ses partenaires. Il n’en demeure pas moins que les leaders africains font souvent preuve de manque de vision et de maturité pour traiter d’égal à égal avec leurs interlocuteurs, parmi lesquels la Chine conquérante. Le Cameroun de Paul Biya n’est pas du reste car la Chine se déploie allègrement dans ce beau pays qualifié de l’Afrique en miniature. Le journaliste camerounais Remy J. Ngono comme beaucoup de ses compatriotes se méfient de la coopération sino-camerounaise au regard des réalités vécues par les populations autochtones au contact des Chinois à travers les projets déployés dans ce pays. La tribune de Rémy J. Ngono titrée « Paul Biya liquide le Cameroun à la Chine contre 20 km  de goudron », relayée sur la page Facebook du Dr Modestine Carole  a inspiré nombre des internautes qui ont débattu à cœur ouvert pour dénoncer les travers de la coopération sino-camerounaise mais ils en ont également profité pour partager les bons et mauvais points entre l’actuel président Biya et son prédécesseur Ahidjo. Emerveillés comme des gamins devant leurs jouets par la réussite chinoise lors du FOCAC 2018, les dirigeants africains doivent se rendre à l’évidence que cela n’est pas tombé du ciel ou du moins construit en un seul jour. Et la Chine n’est pas allée perpétuellement quémander ailleurs pour arriver à se faire respecter aujourd’hui. C’est patiemment et au prix de moult sacrifices que la Chine est parvenue à tutoyer les grandes puissances comme les Etats-Unis, la Russie, le Canada etc. Les chefs d'Etat africains devraient faire preuve de vigilance dans les relations sino-africaines pour ne pas introduire le loup dans la bergerie et le regretter demain. Il faudrait toujours se rappeler qu'en règle générale, les Etats n'ont pas d'amis; ils n'ont que des intérêts. L’ensemble de contributions des internautes constitue le 61ème numéro de Parole au peuple.  

 

Extrait de la tribune de Rémy J. Ngono visible sur la page Facebook du Dr Modestine Carole

«Après avoir rasé les murs en Italie pour supplier les investisseurs de venir au pays, Paul Biya, chef d’État camerounais du signe astrologique chinois correspondant au cochon, est parti faire ses courbettes auprès de la Chine pour mendier un peu des piécettes en vue de sa campagne électorale. Vendredi le 31 août 2018, il fait annoncer à grande pompe qu’il a signé trois accords de partenariat avec le gouvernement chinois, sur le projet de construction des autoroutes, Kribi – Edéa, Yaoundé – Douala et Yaoundé –Nsimalen. On fait des vagues et on sautille telles des crevettes chinoises en plastique dans l’huile chaude pour fêter ces autoroutes qui ne seront dessinées que sur des belles maquettes, sans expliquer aux Camerounais ce que la Chine gagne en retour. En 2008, Paul Biya a offert gratuitement 100.000 hectares de terres à la Chine pour produire du riz et nourrir les Chinois. Le gouvernement annonçait les routes qui devraient être construites en contrepartie. Dix ans après, aucune. Ensuite, Paul Biya a vendu toutes les forêts de la région de l’Est du Cameroun aux entreprises chinoises pour l’exploitation des mines d’or. Avec leurs pelleteuses et pompes à eau, elles ont compliqué le travail des mineurs artisanaux locaux qui exploitent ces mines depuis des années à l’aide de simples pelles et de bassines. Les vives tensions sont nées entre les Chinois et plusieurs Camerounais qui ont été tués par les nouveaux colons de l’empire du Milieu. D’autres locaux sont exploités comme des esclaves, sans sécurité »

Janvion Martial Sandjo lance la discussion par un rappel historique des réalisations du premier président camerounais : « Bien dommage pour ceux d’entre nous qui ne connaissent pas la grandeur du défunt président Ahidjo. Je tiens à leur rappeler lorsque Ahidjo qui confit le Cameroun à cet imposteur de Biya, le pays n’avait pas de dette l’économie est bien portante. D’ailleurs ce voleur de Biya l’avait reconnu. On comptait 27 avions pour le Camair mais aujourd'hui on en est à combien? La Camship  comptait 12 bateaux aujourd'hui il n existe plus. La Sotuc entreprise de transport urbain comptait 700 bus aujourd'hui on en est où? Les cheminots étaient bien traités, les wagons en bon état. Aujourd'hui Bolloré vous propose quoi pour Camrail de vraie merde. 47 ans après la CAN organisée par Ahidjo on en est où avec les stades de Biya. Le bilan de ce voleur est tellement négatif pendant que les Camerounais vivent dans de mauvaises conditions d’accès à l’eau potable. La jeunesse n’a aucun soutien, abandonnée à elle-même, livrée à son propre sort par un pays qui n’est plus capable de rembourser sa dette. Il a fait du Cameroun et des Camerounais des personnes douteuses or hier nous étions la fierté du continent. A 49 ans, il n’a rien fait. Croyez-vous qu’à 86 ans il fera quelque chose, c’est triste pour ce pays. Il est nul à chier ce Biya. Il doit partir car on assez souffert comme ça avec de ministres voleurs comme lui. Aucun ministre d’Ahidjo n’était milliardaire même pas Biya qui fut premier ministre à cette époque »

 

Abbassi Abdoulaye énumère les grandes réalisations de l’actuel régime : Biya a crée et a construit 07 universités d'Etat et a libéralisé le secteur privé d'enseignement supérieur qui a fait naître 171 instituts universitaires. Ahidjo n’avait laissé qu’une et une seule en 1982. Biya a bitumé Yaoundé N’Gaoundéré long de 800 km. Ahidjo avait laissé cette route stratégique pour l'économie du transport du grand nord en piste non praticable en 1982. Biya construit 5 stades omnisports et plus de 20 stades d'entrainement et Ahidjo n'avait laissé que trois stades inachevés. Biya a construit un port en eau profonde à Kribi. Ahidjo n'avait laissé qu'un port fluvial à Douala. Biya à construit un pont ultra moderne à Douala. Ahidjo ne l'a pas fait, et le pont du Wouri a été construit par la France coloniale en 1952. Biya a presque construit 05 barrages hydroélectriques, Ahidjo n’avait construit que 03 de faible capacité. En 1993 Biya a construit l'aéroport international de Yaoundé Nsimalen plus moderne que tous les aéroports, l'aéroport de Bafoussam Bamougoum e ta réussi une privatisation du secteur de l'aéronautique avec une structure régulateur autonome qui est la CCAA plus rentable que la Camair du temps avant 1982. Biya a développé l'enseignement secondaire et a construit plus de 500 lycées et collèges et a permis la libéralisation du secteur avec plus de 1000 collèges crées. Pourtant Ahidjo n'avait laissé que moins de 50 lycées et collèges. Et aussi pour créer la Camair, et le barrage de Songloulou sur la Sanaga, Ahidjo avait sollicité le financement de l'Arabie saoudite et c'est normal que Biya sollicite l'appui de la Chine pour ses autoroutes. Pour dire Ahidjo a fait hériter aux Camerounais un géant aux pieds d'argile, que la crise économique pétrolière de 1979 avait rattrapé, et c'est grâce à la sagacité de monsieur Biya que le Cameroun soit resté sur ses pieds sans arriérés de salaires de fonctionnaires. Alors J. Rémy Ngono. Biya a beaucoup fait dans un contexte économique mondial capricieux qu’Ahidjo n'a pas subi durant son règne. Et aussi dans un système politique démocratique pluraliste, nous pouvons dérouler le tapis rouge le 07 octobre 2018 à Paul Biya pour une victoire méritée. Signé Abassi A. La porte parole du G35 Jeunes pour Paul Biya un coup KO à l'opposition »

 

Théophile Patrick Djokeng tempère l’euphorie du premier intervenant s’agissant du bilan positif attribué à l’ancien président : «Ahidjo avait laissé combien de kilomètres ? Quel genre d'université tu parles, avec zéro université camerounaise dans la liste de 100 meilleures universités d'Afrique. Regarde Yaoundé la capitale du Cameroun comment c'est sale. La corruption et le tribalisme institutionnel sont là règle de gouvernance de ce système. Ahidjo a laissé un pays uni, riche, Prospère. Aujourd'hui nous sommes un pays très pauvre et surendetté....Trop de choses à dire »

 

Abassi Abdoulaye démontre le caractère ridicule de la comparaison : «L'université de Yaoundé1, seule université était quantième au classement  mondial  sous le règne d'Ahidjo ? Un pays riche avec un budget de moins de 600 milliards ? Dans quelle économie ?»

 

Romeo Nkot dénonce l’idée consistant à accorder encore un autre mandat à Biya : «M. Abassi, vous soutenez l'insoutenable. Je ne sais pas ce qui vous motive quand vous dites que peu importe le temps....en réalité je vous le dis, ce qu'on n’a pas pu faire en 36 ans, on ne le fera pas non plus en 7 ans. Il y a un adage de chez nous qui dit "on reconnaît le coq qui ressuscite par les yeux »

 

El Mundo célèbre la grandeur du Cameroun sur le plan continental : «Déjà en Afrique centrale le Cameroun n'a pas d’égal en termes d’enseignement, on a les meilleures universités en Afrique Centrale. Renseignez-vous dans tous les pays du monde les gens se plaignent. Je vote Paul Biya mon meilleur risque.  Ahidjo a fait quoi de plus que Paul Biya à part la dette qu’il nous a laissée que Paul Biya est entrain de supporter. Il signait les contrats de plus de 50 ans même si on met Jésus à la tête du Cameroun, il ne fera pas mieux. Pour donner vraiment son avis sur les problèmes du Cameroun, il ne faut pas regarder la forme mais plutôt le fond du problème »

 

Clodine Efam Molemb s’interroge sur le degré de maturité de la jeunesse : «Raymond, c'est avec cette agressivité que vous voulez diriger le pays? Quelle jeunesse! En pleine causerie, vous insultez les autres? Vraiment »

 

Serges Abo déplore la duplicité des Camerounais : «Vous finissez de pleurer et après vous partez voter le R... On vous connait. La bouche c’est sur le réseau social. Quand il va falloir prendre vos responsabilités dans les urnes ça va vous dépasser. Chaque peuple a les dirigeants qu'il mérite et le Cameroun actuel mérite Biya »

 

Albert Tabi prend le contre pied de l’auteur de cette réflexion : «Rémy Ngono tu es obligé de soutenir la France et ses bons élèves pour garder ton asile. Mais ce que tu oublies est qu’Ahidjo n'a pas travaillé sans Biya qui a été son ministre, secrétaire général, premier ministre, etc.»

 

Romario Dasylva Abanga déplore la déperdition des ressources humaines : «Mon frère, ma sœur, quand je pense à tous les talents qui pouvaient servir autrement notre pays et qui, a cause de la misère, de la galère, de l'abandon ou du manque de soutien ou de l'encadrement, iront composer le concours des 2600 commandos lancé dernièrement, j'ai mal. J'ai très mal. De la même manière qu'on a perdu Mbappé, Um titti et autres, on perdra aussi beaucoup de talents »

 

Ohandja Ohandja s’en étonne : «Dommage, drôle de démocratie que celle du Cameroun, où tout le monde se plaint, mais la magie des urnes dit le contraire. Donnons donc la majorité au réseaux sociaux »

 

Achille Tools fustige l’actuel président : «Si ces soi-disant routes étaient mêmes entretenues ! Ce qui est sûr c'est que ce régime a de plus en plus besoin d'argent pour financer toute cette administration qui ne finit pas, entretenir la corruption. Bref, cet homme n’a rien à proposer. Tôt ou tard, la vie nous apprend à être humbles. Et c’est ce que notre président n’a jamais été. Il a combattu quelqu'un pour reprendre ses idées et la vie ne tolère jamais les imposteurs.
Si on lui dit aujourd'hui qu’Ahidjo ne lui avait pas donné le pouvoir, il va nier. Mais c'est vrai.
Même quand il lui avait proposé d'être le président, il n'attendait pas que Biya accepte. Il fallait juste répondre que «son excellence je ne peux pas». Mais les deux ont fauté. Le mieux aurait été de dire aux Camerounais que je veux 7 ans pour vous laisser un pays en paix comme je l'ai hérité, que de s'endetter pour la construction de routes "jetables" »

 

François Xavier Efangono Zanga n’a pas les mots tendres contre le président Biya : «Je mesure la peine des parents en constatant qu'ils n’ont au bout de tant d’efforts qu’élevé un affabulateur qui a développé un plaisir inique de voir, et de ne jamais cesser d’invoquer le mal sur son propre pays. Dans les coutumes Beti, ethnie d’origine de ce conspirateur, le respect des personnes âgées ne se négocie contre rien mais cet énergumène et sulfureux " parleur à la radio " en fait une source de vie»

 

Trésor Makongo attaque frontalement Remy J. Ngono : «Je te dis toujours d'aller te faire… le farfelu à RFI tu es tellement imbu de ton intelligence que tu ne sens pas les insultes condescendantes des panelistes qui te chiffonnent à chaque émission de football d'Annie. J'ai toujours honte pour toi mon frère »

 

Pierre Pierre explique les déboires de Biya par la malédiction jetée sur lui par son prédécesseur : «C'est çà la tragédie nègre : vanités des vanités. Tout ce qu'ils considéraient comme conquête se transforme aujourd’hui en malédiction. La malédiction du président Ahidjo,  beaucoup n'en parlent pas pourtant elle a été toujours présente comme une épée de Damoclès au dessus de la tête de cet homme. Il a traité avec les plus grands magiciens et les grands maîtres de ce monde. Il a même vendu son âme à Satan pour un problème qui était simple à résoudre. Il fallait juste qu'il aille sur la tombe du feu président se mettre à genoux et demander pardon, avait-il seulement la capacité d'entreprendre un tel acte avec en lui cette arrogance satanique ? Ce n'est que le début car sa fin sera terrible. Je crois qu'il enviera le sort de son mentor Ahidjo »

 

Christopher El Campbell plaint le sort de ce pays : « Ah Rémy Ngono, le Cameroun est un pays abandonné depuis longtemps même par le Créateur. Sinon comment expliquer qu'avec tout ça on continue d'être des «followers » passifs? Même s'il fait pire que ça, on va crier sur les réseaux sociaux mais en fin de compte on va rester tranquille. Beau pays gouverné par des gens de merde»

 

Abou Cisse soutient les arguments développés par l’auteur de la réflexion : « Rémy Ngono, tu as parfaitement raison parce que nous les Africains nous ne nous sommes rien que des mendiants. Voilà pourquoi aux yeux du monde entier tout le monde ne nous considère pas et ne nous respecte pas parce que la mendicité détruit. Les Africains partout où ils vont et quel qu'en soit leurs diplômes ou niveau intellectuel,  la notion de mendicité est dans leur sang»

 

Bil Chelsea met un terme au débat en fustigeant les actes répréhensibles posés par les Chinois en terre camerounaise : «Les Chinois font de l'abattage sauvage dans mon village et surtout sans gène. Je comprends maintenant pourquoi c'est simplement parce qu'on leur a vendu le pays»

 

Choix et commentaire de Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article