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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Des paysans ont parcours 500 km à pied pour se rendre à Caracas, où ils sont allés chanter et crier des slogans hostiles contre la corruption devant le palais du gouvernement. C’est en substance l’essentiel de l’information qui a été publiée le 04 août par le site Le devoir citant l’Afp qui précise que ces paysans nostalgiques de l’époque Chavez dénoncent sans complexe et avec ténacité la corruption qui gangrène la «révolution bolivarienne » dans les campagnes. « Monsieur le Président, nous sommes inquiets de la corruption, de l’écurie, de l’incapacité, de la paresse et du trafic d’influence », a réagi leur porte-parole, Arbonio Ortega, au cours d’une rencontre jeudi avec le président retransmise en direct à la radio et la télévision en présence de dizaines d’agriculteurs. C’est dans un salon du palais présidentiel de Miraflores, que  Arbonio Ortega a expliqué comment une grande partie des 210 terrains «récupérés » par l’Etat pour être transformés en unités de production agricole (UPA), sont devenus «un cimetière  de machines agricoles et de terres improductives », d’où la naissance d’un «latifundisme d’Etat ».La marche menée sur la capitale avait été vilipendée et stigmatisée comme étant d’opposition, a déploré le porte-parole. «Qui ici n’est pas chaviste ? Qui n’est pas avec  la révolution ? Qui n’est pas avec le président Maduro ? a-t-il voulu se persuader sous les ovations. «Pourquoi avons-nous dû affronter tant d’entraves pour joindre  Caracas ?

Pourquoi ne voulaient-ils pas que nous arrivions à Caracas ? Pourquoi nous ont-ils mis tant d’obstacles pour être à vos côtés ? a signifié le porte-parole au chef de l’Etat. Nicolas Maduro lui a répondu d’un air narquois : «Tu passes à la télé, au cas où tu ne saurais pas ». La délégation de paysans avait été reçu mercredi par Diosdado Cabello, numéro 2 du régime, qui a planifié leur venue au palais présidentiel, où, d’après monsieur Ortega, les militaires les avaient refusés d’entrer ce jour-là. « Ils nous ont pris en photo de gauche et de droite (…) une intimidation à droite et une à gauche », a affirmé monsieur Ortega, qui a donné au président un document demandant l’instauration d’un état d’urgence dans le secteur agricole. Fin 2017, la fédération nationale des agriculteurs (Fedeagro) avait donné l’alerte concernant une pénurie d’engrais, des semences et de pesticides. Les conflits sociaux sont en nette augmentation dans le pays en raison du manque de médicaments, d’insuffisances de services publics et de la faiblesse des salaires. Il y a en tout 5300 au premier semestre, d’une durée moyenne de 30 jours, selon l’ONG spécialisée Observatoire vénézuélien de la conflictivité sociale.

Moussa T. Yowanga

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