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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans sa publication de samedi 18 août le site RTBF rapportant l’agence Belga informe que les partisans de l’opposant congolais actuellement interdit d’entrer en RDC, Moïse Katumbi ont été empêchés de se rassembler publiquement à Lubumbashi samedi dernier et ses avocats ont de l’autre côté dénoncé l’acharnement du pouvoir qui dit avoir lancé un mandat d’arrêt international contre lui. Le meeting des partisans du candidat déclaré à la présidentielle de décembre n’a pas reçu l’aval des autorités provinciales car « la campagne électorale encore moins la précampagne » n’ont commencé, s’est justifié le maire le maire de Lubumbashi, Ghislain Robert Lubaba Buluma dans une lettre dont l’AFP a obtenu copie.

Les forces de sécurité ont encerclé la résidence d’un des partenaires politiques de Moïse Katumbi, en l’occurrence Gabriel Kyugu wa Kumwanza. Réunis au sein d’un collectif de défense de l’opposant Katumbi, des avocats ont estimé lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa qu’ «aucun Etat épris de justice ne pourra exécuter le mandat d’arrêt international » annoncé jeudi par le ministre congolais de la Justice Alexis Thambwe Mwamba. La réalité même de ce mandat d’arrêt a été mise en doute par le bâtonnier Jean-Joseph Mukendi Wa Mulumba, lequel mandat a été annoncé lors de la première conférence de presse de la coalition au pouvoir Front commun pour le Congo (FCC). Arguments à l’appui, le bâtonnier a expliqué que l’opposant Katumbi avait fait appel de sa condamnation à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière et que l’appel est suspensif.

Il a estimé également que Moïse Katumbi est bel et bien Congolais et éligible, en réponse à un cadre de la majorité soutenant le président Joseph Kabila qui a parlé son «identité confuse ». L’opposant Katumbi se plaint d’avoir été empêché par le pouvoir central de Kinshasa de rentrer en RDC pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle. Ce à quoi les autorités répondent en expliquant qu’il n’est pas allé jusqu’à la douane congolaise quand il s’est présenté au poste frontalier zambien de Kasumbalesa les 3 et 4 août 2018. Moïse Katumbi était allié de Joseph Kabila avant de basculer dans le camp de l’opposition en 2015. En mai 2016, il a quitté la RDC pour se faire soigné en Afrique du Sud, puis en Belgique. La justice congolaise l’a condamné à trois ans de prison et il est également poursuivi dans une affaire de mercenaires dont le jugement a été renvoyé le 10 octobre prochain, et accusé par ailleurs d’avoir eu la nationalité italienne.

D.P

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