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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Que se passe-t-il dans cette partie francophone de l’Afrique ? Douze civils ont été tués en cinq jours dans des affrontements selon l’AFP de vendredi 10 août 2018, entre deux groupes armés congolais dans l'est troublé de la République démocratique du Congo, a appris vendredi l'AFP d'un responsable local.« Douze civils ont été tués dans des affrontements entre NDC rénové de Guidon et les APCLS coalisés aux Nyatura » à Kalungu, a déclaré à l'AFP Cosmas Kangakolo, administrateur du territoire de Masisi, à l'ouest de Goma, la capitale du Nord-Kivu. Ces affrontements durent depuis cinq jours, la population civile se déplace vers les alentours de la cité de Masisi, a-t-il expliqué.L'Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) est l'une des nombreuses rébellions actives dans l'est de la RDC.Les affrontements meurtriers opposent régulièrement les APCLS aux miliciens « Maï-Maï Nduma Defense of Congo (NDC rénové) », un groupe local d'autodéfense.« La population de Masisi est laissée à la merci des groupes armés. Nous avons besoin de la protection, les enfants, les femmes sont en train d'errer (...) et le gouvernement ne fait rien », a déploré Laurent Kamundu, président de la société civile locale.

Interrogé par l'AFP, le major Guillaume Djike, porte-parole de l'armée, n'a ni confirmé, ni infirmé le bilan de ces affrontements.« Nous traquons tous les groupes armés sans exception, les effectifs sont encore insuffisants dans cette zone, c'est notre mission de protéger la population », a-t-il néanmoins ajouté. L’APCLS est un groupe armé commandé par le colonel Janvier Buingo Karairi, déserteur de l'armée. Cette milice se fixe pour mission de défendre l'ethnie hunde, majoritaire dans ses rangs, contre d'autres groupes armés, hostiles à cette communauté.Début 2013, l'APCLS et l'armée congolaise s'étaient violemment affrontées dans le Masisi.Plusieurs dizaines de personnes avaient été tuées et quelque 100.000 personnes avaient dû fuir leur maison, selon l'ONU.La RDC se prépare à organiser le 23 décembre des élections dont la présidentielle censée permettre la première passation pacifique du pouvoir dans ce pays depuis son l'indépendance en 1960. Le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 - interdit par la Constitution de briguer un nouveau mandat - a désigné mercredi son ex-ministre de l'Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat à ce scrutin pour le compte de sa majorité.

Eric Mocnga Topona,correspondant spécial à Bonn en Allemagne

Encadré : informations en provenance du même pays

Kabila se retire en RDC: « Les Catholiques reportent leur mobilisation », selon l’AFP de jeudi 09 août 2018

C’est bien vrai. Les Catholiques congolais, à l'origine de trois marches anti-pouvoir en début d'année, ont annoncé jeudi le report de leur prochaine mobilisation, prévue de dimanche à mardi, après le retrait du président Joseph Kabila. Le collectif laïc de coordination (CLC) « accepte de manière temporaire de surseoir à son programme d'actions des 12, 13 et 14 août, pour faire preuve de bonne foi et encourager le chef de l'Etat » pour des « élections crédibles, inclusives, apaisées, transparentes ».Le président Kabila, qui ne pouvait pas selon la Constitution se présenter aux élections prévues le 23 décembre, a désigné jeudi un dauphin, une première dans l'histoire d'un pays qui n'a jamais connu d'alternance démocratique.

Il s'agit de son ancien ministre de l'Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary.Le CLC prévient qu'il refuse « l'exclusion de certains acteurs aux élections », ainsi que « l'utilisation d'une machine à voter non prévue par la loi » et « d'un fichier électoral corrompu par la présence de millions d'électeurs fictifs ».Proche de l'Eglise catholique, le CLC avait organisé trois marches sévèrement réprimées les 31 décembre, 21 janvier et 25 février. Bilan: une quinzaine de morts.Le CLC demandait au président Kabila de déclarer publiquement qu'il ne serait pas candidat. « Peuple congolais, le combat pour la démocratie continue! », a-t-il prévenu dans son communiqué. Le deuxième et dernier mandat de M. Kabila a pris fin le 20 décembre 2016. Depuis cette date, le président tire sa légitimité d'un accord parrainé par la conférence épiscopale, qui acceptait son maintien en l'échange d'élections au plus tard fin 2017, finalement reportées au 23 décembre.

Eric Mocnga Topona depuis l’Allemagne

 

 

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