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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« L’ordre est le plaisir de la raison, mais le désordre est le délice de l’imagination » Le soulier de satin, 1929.

Il y a 150 ans naissait le dramaturge français Paul Claudel (6 août 1868, Villeneuve-sur Fère), il écrivit « L’Endormi » sa première pièce de théâtre à l’âge de 15 ans, mais ne s’arrêta pas là. Il fut également poète, essayiste et diplomate. En effet, il fut reçu premier au concours des Affaires Etrangères du Quai D’Orsay en 1890. Lui qui pourtant voulait d’abord devenir prêtre depuis la révélation qui l’avait frappé lors de sa conversion au Christianisme quatre ans plus tôt, il se dirige finalement vers une carrière diplomatique qui influencera grandement ses écrits littéraires. En tant que consul, il parcourut le monde pendant quarante-six ans, cette vie rythmée par le voyage lui inspira ses œuvres : Connaissances de l’Est (1900), L’échange (1901). Notamment Partage du Midi ou encore les poèmes des Cinq Grandes Odes qui lui furent inspirées par la passion entretenue avec une femme mariée, Rose Vetch, lors de ces voyages.

Il était également influencé par la lecture des Illuminations de Rimbaud, le « mystique à l’état sauvage » se retrouve clairement dans l’un de ses premiers drames symbolistes, Tête d’Or (1901), dont toutes les versions sont rassemblées dans un unique recueil intitulé « L’Arbre ». Tout juste après sa conversion, son œuvre était déjà teintée des symboles chrétiens, en revanche l’arbre était déjà pour lui le symbole de l’Homme qui s’efforce de tirer son corps « hors de la matière inanimée ». Le protagoniste principal, Simon, nous invite effectivement à reconnaître l’incarnation de la jeune pousse qui souhaite s’emparer du monde. Si ses œuvres sont empreintes de symbolique chrétienne, c’est parce que la Bible était à la source de la poésie de Claudel. Les Cinq Grandes Odes tout comme L’esprit et L’eau recensent les richesses du monde. Dans L’esprit et L’eau, il eut placé l’eau comme élément premier créateur de toute chose (selon le texte de la Genèse), mais en fait aussi le symbole de l’âme humaine : « cette eau qui ne connaît point la mort ».

Toute son œuvre littéraire est donc marquée par un lyrisme puissant où s’exprime encore son Christianisme. Cette même foi qui l’avait poussé à écrire des poèmes à la gloire de Franco. On ne lui reproche pas plus sa Parole au Maréchal (qui est une véritable Ode à Pétain) après la guerre et il fut même, finalement, élu à l’Académie française en 1946 à l’âge de 72 ans. C’est au moment où il avait pris sa retraite que sont représentées ses plus grandes pièces. Le célèbre « Soulier de Satin » était mis en scène par Jean-Louis Barrault en 1943. Paul Claudel mourut une dizaine d’année plus tard, en 1955 à Paris. A l’occasion des 150 ans de sa naissance, certains se verront très déçu de ne pas voir  cet été « Le soulier de Satin « ou encore « l’Histoire de Tobie et de Sara » au programme des théâtres français. Néanmoins depuis le début du printemps 2018, sous la houlette de l’académie française, l’ancienne abbaye Notre Dame de Gestrain eut organisé de nombreux événements pour ce 150e anniversaire dont plusieurs représentations.

Anaïs Maillot,journaliste stagiaire

 

 

 

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