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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’ex-première dame et épouse de Laurent Gbagbo incarcéré à la CPI va bientôt retrouver la liberté. En tout cas, l’annonce de sa probable libération a été faite lundi lors du discours président Alassane Ouattara qui accorde une amnistie générale à «environ 800 » personnes dont Simone Gbagbo, actuellement emprisonnée, et de nombreuses autres figures de l’ancien régime, afin de favoriser la réconciliation nationale. C’est un acte politique au moment où la majorité gouvernementale traverse une grande zone de turbulence en raison de l’absence du consensus autour de la création du parti unifié. «J’ai procédé ce lundi à la signature d’une ordonnance d’amnistie qui bénéficiera à environ 800 concitoyens poursuivis ou condamnés pour des infractions lien avec la crise post-électorale de 2010 ou des infractions contre la sureté de l’Etat commises le 21 mai 2011 » (date de la prise effective de pouvoir par le président Ouattara), a affirmé le président lors d’une allocution à la télévision nationale, à la veille de la fête de l’Indépendance. «Environ 500 sont déjà en liberté provisoire ou en exil, et verront leurs condamnations pénales effacées.

 Il sera mis fin aux poursuites contre eux. Il en sera de même pour les 300 autres personnes détenues qui seront libérées prochainement », a ajouté le président ivoirien, sans donner de date précise. Il a cité spécialement madame Gbagbo, qui a été condamné à 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’Etat », et d’autres cas comme celui de l’ancien ministre de la Défense Lida Kouassi, détenu depuis 2014, et condamné début avril à 15 ans de prison pour « complot », ainsi que l’ancien ministre de la construction, Assoa Adou, condamnée en 2017 à quatre ans de prison. Laurent Gbagbo est quant à lui, détenu à la Haye depuis 2011 au centre de détention de la Cour pénale internationale où se déroule son procès depuis 2016 pour crime contre l’humanité, pour des faits datant de la crise post-électorale de 2010-2011, ayant fait 3 000 morts. Les observateurs sont unanimes pour considérer que la question de la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire, après la décennie de crise politico-militaire des années 2000, a été un échec du bilan du président Alassane Ouattara.

Moussa T. Yowanga

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