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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La fièvre électorale ne cesse de monter au Sénégal au sujet de l’élection présidentielle de 2019. La candidature de Karim Wade fait couler  beaucoup d’encre et de salive au sein de la classe politique. Écarté par une des dispositions de la loi électorale taillée sur mesure par le régime Macky Sall,  ancien juge de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), Yaya Amadou Dia vole au secours du fils de l’ancien président Wade, en déclarant que sa candidature à la présidentielle du Sénégal est recevable. Cette prise de position est à mettre en parallèle de la récente décision de la Cour de justice de la CEDEAO qui a débouté la justice sénégalaise  dans  son arrêt de première instance condamnant le maire de Dakar Khalifa Sall à cinq ans de prisons. L’ancien juge de la CREI, considère sur base de texte de lois que la candidature de Karim Wade est recevable pour la prochaine présidentielle. Le refus de la candidature du fils de l’ancien président Wade est une violation de ses droits, estime-t-il.

 

Cet ancien juge officiant en tant qu’assesseur, a été remercié en plein procès de Karim Wade pour enrichissement illicite. Selon lui, l’inscription ou l’interdiction d’inscription sur les listes électorales pour toute personne condamnée pour enrichissement illicite relève des dispositions de l’article L 31-3 du code électoral, lequel interdit toute personne condamnée de s’inscrire sur les listes électorales pendant 5 ans «pour l’un des délits passible d’une peine supérieure à cinq ans d’emprisonnement».Ce qui pourrait s’appliquer au cas de Karim Wade mais cette disposition n’indique nulle part que cela empêche toute personne sous le coup d’une condamnation à être candidat à un scrutin présidentiel, fait observer le juge Yaya Amadou Dia. Cette argumentation vient mettre en pièces les déclarations du ministre sénégalais d la justice qui affirme le 10 juin sur les antennes de TFM que «la loi prévoit que si un citoyen est condamné à cinq ans d’emprisonnement au moins, il perd ses droits civils et politiques ».A cela Yaya Amadou Dia reste imperturbable et convaincu d’une chose:«quelle que soit l’hypothèse d’analyse sous laquelle on examine la question posée par cette étude, nous nous rendons compte, que rien au regard de la loi ne doit faire obstacle à l’inscription de Karim Wade sur les listes électorales et à la recevabilité de sa candidature à l’élection du Président de la République». Selon lui, «Seul un coup de force électoral, revêtu des oripeaux d’une justice libre et indépendante, mais en réalité inféodée aux intérêts dominants du moment pourra faire obstacle à l’acceptation de cette candidature».

D.P

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