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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Publié depuis le lundi 18 juin 2018, cette information donnant un jugement sur la gestion peu catholique des biens matériels ou autres des Hôpitaux tchadiens provient d’une plume connue des lecteurs tchadiens grâce à son coup de Badangaï 387. L’écrivain et défenseur de la liberté d’expression, monsieur Djiddi Ali Sougoudi médecin de son état n’a pas hésité de titrer son intervention: « Hôpitaux tchadiens: Quand certains responsables s’acoquinent avec les fournisseurs et s’imposent par le trafic d’influence ! ». Une affirmation au présent de l’indicatif ,loin de supposition ou du conditionnel, car ce médecin et Coordinateur National du Programme National de Lutte contre le Paludisme au Tchadien y décide ici d’attirer l’attention du public tchadien et international sur ces pratiques assez néfastes qui balaient d’un revers de main tous les biens matériels utiles des Hôpitaux publics ,mettant  en danger la santé des populations au profit des intérêts égoïstes et personnels. Ainsi dit-il de façon dure et amère comme la nivaquine N vendu dans les années 80 :« Nos grands hôpitaux sont presque ex-sangs et les subventions qui tombent à compte-goutte sont dilapidés par des responsables qui ont vite fait de s’acoquiner avec des fournisseurs véreux qui demeurent la priorité d’une gestion sur conflit d’intérêt. Les fournisseurs s’imposent comme prioritaires dans des hôpitaux qui manquent des gants, des seringues et de valium. Des hôpitaux siphonnés par certains responsables ayant une pierre à la place du cœur. Les vieilles factures, les dettes, les surfacturations et les décomptes fallacieuses prennent le pas sur les disponibilités élémentaires des petits produits des urgences ».

Dr Djiddi Ali Sougoudi met encore plus de vitesse dans sa manière de dénoncer ou de dévoiler des secrets médicaux comme il l’a dit de lui-même dans ses interventions antérieures. Et ajoute qu’il assume de dire la vérité sur ce qui se passe dans ce secteur médical, même si certains de ses collègues médecins ou autres l’accusaient ou le traitaient de traître. Car d’après lui, il a mis sa plume au profit de son peuple, il est finalement la voix des sans voix. Voilà pourquoi il dénonce : « Les subventions que l’Etat donne suivent des trajectoires folles pour satisfaire les intérêts de tous les rapaces qui écument nos hôpitaux. Comment et pourquoi certains responsables des hôpitaux sont inamovibles et impunis dans leur gestion? Les réponses à cette imposition des gens véreux et indétrônables sont multiples en dépit de leurs résultats pervers et odieux. Certains se proclament et disent à qui veut les écouter qu’ils ont la couverture entière et la confiance de la Première dame ou du Président de la République. Est-ce vrai ? N’est-ce pas un illicite trafic d’influence? Alors qui n’est pas un citoyen tchadien pour ne pas bénéficier du soutien du couple présidentiel dont certains menteurs usent et abusent de leurs noms pour s’imposer aux autres tchadiens? Pourquoi mêler les soutiens et les performances administrées pour prétendre intimider les autres responsables intervenants dans nos hôpitaux? J’estime que la Première Dame et le Président ne sont pas au courant de cette forfaiture instaurée dans nos hôpitaux par certaines personnes pour perpétuer une mauvaise gouvernance et avec la mort de plusieurs personnes dans ces hôpitaux à cause de leurs perfidies. Que ces malins arrêtent d’utiliser ce trafic d’influence aux noms du couple présidentiel qui œuvre pour le bien-être de tous les tchadiens. Que ceux qui en abusent d’une certaine confiance parce qu’un décret les a nommés se détrompent. La mort des tchadiens par l’imposition personnelle de certains trafiquants d’influence et commerçants véreux dans nos mouroirs d'hôpitaux est davantage préoccupante ».

Ce n’est pas fini. Dr Djiddi Ali Sougoudi formule là ouvertement des vœux en direction d'une main plus forte, pouvant certainement mettre fin à ce désordre médical orchestré par des voyous, faisant la honte des professionnels de la médecine tchadienne : « Nous demandons au couple présidentiel de descendre nuitamment et en catimini dans nos hôpitaux publics pour voir de visu la catastrophe sanitaire dans certains grands hôpitaux devenus des lieux insalubres, puants, où pullulent mouches et moustiques, où les patients sont soit abandonnés soit arnaquées, où les médicaments sont inexistants, où les responsables ne contrôlent plus rien. Seuls l’HGRN et l’Hôpital de la Renaissance commencent à avoir un débit d’image d'hôpital mais les autres hôpitaux sont des jungles des soignants arrogants, incompétents t quasiment nuisibles même pour la santé précaire des malades qui y viennent. Je propose comme solutions:- il faut bannir tout trafic d’influence dans les nominations dans les hôpitaux. Inutile de faire la promotion des incompétents et des véreux qui ternissent l’image de marque de certaines hautes autorités en les assimilant ou en les associants dans leurs bêtises de tous les jours.Il faut relever tous les faussaires et trafiquants qui croient s’imposer par le recours au trafic d’influence. Tous les tchadiens sont égaux et personne n’est plus proches que d’autres.Il faut que l’Etat se responsabilise et paient prioritairement les subventions des hôpitaux avec un plan d’utilisation rationnelle et réfléchi de ces subventions ».

Et la conclusion de son intervention. Il la termine de la même façon qu’il l'avait commencée, cet article de presse assez profond et fort de mots: « Que la destination de ces subventions, une fois données, soit sous strict contrôle et avec un micro-plan. Il faut prioriser l’amélioration de l'hygiène dans les structures. Un hôpital sale est un danger public. Il faut améliorer aussi l’accueil et la mise en confiance des patients- Il faut assurer la formation rapide et efficace du personnel soignant.La plupart ont des faux diplômes ou ont une baisse de niveaux, faute de formations continues,il faut chasser les recrues et autres contractuels sans moindre compétence.Dans nos hôpitaux, il y a trop de recrutements fantaisistes et basés sur le népotisme. Il faut instaurer un système d’encouragement des meilleurs et laborieux médecins, infirmiers, sages-femmes et garçons de salle. Seules les récompenses et la reconnaissance du travail bien fait qui créent des engouements aux personnel soignants.Il faut instaurer un forfait, sorte de taxe d'hygiène pour chaque consultation et utiliser ce cumul des fonds pour la promotion de bonnes pratiques d’hygiène.- Il faut relever le taux ou frais de consultation à un certain montant capable de pallier aux manquements les plus urgents des structures. Les soins ont un coût et ne pas faire recouvrement de ces coûts est une bêtise.- Il faut....la liste est non exhaustive ! »

Ahmat Zéïdane Bichara

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