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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

«D'où sortent ces «arabophones» qui contournent la vérité pour s’imposer au Tchad par les facilités?»

Sans perdre du temps passons directement au décryptage de ce Coup de Badangaï 434 de lundi 23 juillet 2018, dont l’auteur n’est autre que Dr Djiddi Ali Sougoudi. Avec assez de lucidité et franc-parler, il porte un regard critique sur les agissements et pratiques de ceux qui sont communément appelés "les Arabophones tchadiens", dont l'influence et la montée en puissance apparaissent comme un véritable danger tant sur plan de la cohésion nationale que celui d'une administration efficace et performante:" Comment les supposés arabophones contribuent à la baisse de niveau dans le Système sanitaire du Tchad?", s'est posé courageusement la question Dr Djidi. Simple provocation ou recherche de la vérité? Visiblement l’auteur de ce coup de gueule, médecin lui-même, cherche à dénoncer des pratiques nuisibles, alerter l'opinion publique et surtout attirer l'attention des gouvernants qui donnent le sentiment de laisser-faire voire d'accompagner ce mouvement. L'auteur ne va pas en guerre contre les Arabophones mais il fait oeuvre utile en voulant traiter le mal à la racine pour éviter au pays des lendemains qui déchantent. Il préconise tout d'abord de s'attaquer au volet formation:«Il faut un audit externe de tous ces instituts inutiles, véreux et en illégalités. Il faut soumettre ses infirmiers formés à l’examen unique de certification comme dans toutes les écoles d’infirmiers du Tchad. Ils doivent aussi passer par le Ministère de la santé pour l’intégration afin d’éviter le catapultage facile à la fonction publique déjà truffée des fonctionnaires inutiles.Personne n’est au dessus de la loi des ouvertures des écoles et des instituts. Que l’Université Roi Fayçal respecte les lois et textes du pays, s‘en conforme sans politisation ni tribalisation. Il en va de sa crédibilité. Sinon, les infirmiers qui en sortent porteront à vie. Le stigmate du favoritisme et du diplôme bon marché obtenu par les facilités politicardes d’une époque de charlatans courageux. Sans rancune!». 

Le diagnostic qu'il pose n'est pas de nature à susciter de polémiques si les uns et les autres sont animés d'un sens aigu d'honnêteté et de sincérité envers eux-mêmes. En principe, ces Arabophones devraient prendre de la hauteur et faire un véritable travail d'introspection. Sont également concernés par cette interpellation, le gouvernement via le ministère de la santé publique et celui de l’Enseignement supérieur. Le Congrès des médecins du Tchad semble donner au Dr Djiddi, l'inspiration et l'opportunité pour mettre en débat un sujet à la fois sensible et délicat en s'appuyant sur des exemples concrets : «voici par la preuve de la présentation faite par le DG de l’Enseignement supérieur, au congrès des médecins du Tchad au compte du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de l’innovation, les attitudes effrayantes de l’Institut Supérieur des sciences et techniques de la Santé de l’Universite Roi Fayçal: créé à l’année Académique 2002-2003, ledit institut est créé sans l’avis favorable ni la supervision du Ministère de la santé publique (MSP).Ses étudiants ne sont pas soumis à l’examen unique de MSP/ONECS. L’intégration est faite directement et sans passer par le MSP comme se fait avec les autres fonctionnaires ».

Il poursuit sa démonstration à travers une narration historique pour dénoncer des situations de nature à favoriser la baisse de niveau chez certains Arabophones sortant des structures d'enseignement dans le domaine de santé au Tchad :«Voici ci-haut alors trois situations d’illégalité et de partialité faites aux arabophones, entretenues pour satisfaire l'instauration de la baisse de niveau et pour sûrement faire la part à des gens allergiques à la compétence. Pourtant la langue d’Ibnou-Cina connu sous le nom d’Avicenne en occident (philosophe, médecin, astrologue de langue arabe), du VIIIe siècle des l’ère Grégorienne, est une langue de grandes sciences médicales. N’eut été l’Arabe et l’Islam, la science n’aura pas connu son apogée d'aujourd’hui car il a fallu la vieille bibliothèque d’Alexandrie en Egypte pour sauvegarder les travaux anciens sur la médecine qui ont permis par la suite le siècle des lumières en Europe et dans le monde pour l’apogée et la perfection des sciences et techniques de la santé.

Dans le dernier paragraphe de son analyse, Dr Djiddi Ali Sougoudi, se pose une série de questions importantes sans forcément y apporter des réponses tout en se montrant très critique par rapport à certaines pratiques qui n'honorent pas certains Arabophones tchadiens : «Pourquoi dans l’enseignement supérieur, on instaure de telles facilités rétrogrades à des tchadiens et dans la santé où l’excellence et la concurrence sont rudes et sans négoces dans d’autres pays? Où est l’égalité entre Tchadiens tant prônée par la Constitution ? Ne venez pas me seriner contre ma personne que je suis contre les arabophones mais je suis contre les injustices. Je suis pour l’excellence et pour la compétitivité. Toutes ces facilités et lasser-aller béats ne facilitent pas du tout l’émergence d’une élite d’excellence dans l’enseignement arabophone. Il faut finir avec les inepties de la promotion facile et renouer avec la compétence dans le challenge et la concurrence rude et dure. Il faut vite fermer cet institut illégal ou lui légaliser sa situation par un avis favorable du MSP. La langue arabe est celle de la poésie, de la guerre (la poudre est une invention chinoise vulgarisée par les arabes), de technologies agricoles. Bref, une langue aux vertus et talents illimités. D’où sortent ces « arabophones » qui contournent la vérité pour s’imposer au Tchad par les facilités? Ne sont-ils pas les vrais disciples d’Avicenne? Dite-moi si le DG de l’Enseignement Supérieur ment par cette présentation qui met à nués les agissements rétrogrades à l’Université Roi Fayçal ? »

La Rédaction

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