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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Depuis les derniers accords conclus par l’ensemble de la classe politique congolaise, prévoyant l’élection présidentielle en décembre prochain, une forte pression est exercée sur Joseph Kabila afin de le contraindre à confirmer qu’il ne briguera pas un troisième mandant. C’est en grande partie ce qu’attendent jeudi les Congolais et les partenaires de la RDC à l’issue du discours du chef de l’Etat devant les représentants de deux chambres réunis en congrès, à six jours du dépôt des candidatures à la présidentielle à laquelle la loi interdit à Joseph Kabila de se présenter. L’information a été publiée le 19 juillet sur le site RTBF rapportant l’agence Belga. Dans un communiqué conjoint, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ont écrits que leurs deux chambres sont convoquées en congrès le jeudi 19 juillet 2018, à 15 heures. «L’ordre du jour dudit congrès comporte un seul point, à savoir le discours du président de la République sur l’état de la Nation », précise le communiqué. Le président congolais a repoussé sine die les rencontres avec Antonio Guterres et Moussa Faki, prévues il y a deux semaines.

Le secrétaire général de l’ONU avait indiqué moins de dix jours que le président Kabila allait annoncer une série des «décisions importantes» pour justifier le report de sa visite en RDC. Monsieur Kabila « n’incarne plus les valeurs légitimes pour la République », aux yeux du collectif d’action de la société civile de RDC (CASC) qui s’est prononcé mercredi à Kinshasa. «Quel que soit ce qu’il dira demain, ça ne sera pas une faveur, ni un cadeau fait aux Congolais. S’il dit qu’il ne sera pas candidat, ça sera le résultat d’un combat qui a vu des dignes fils de ce pays tomber », victimes de la répression liée à son maintien au pouvoir, a déclaré Herman Mbuwa, un des orateurs. La constitution interdit à Kabila de se représenter à la prochaine élection présidentielle après avoir achevé son deuxième mandat fin décembre 2016. La présidentielle censée élire son successeur a été repoussée au 23  décembre 2018. Il est reproché à Kabila, demeuré silencieux de vouloir s’accrocher au pouvoir malgré le levée de bouclier de l’opposition, de la société civile, de l’Eglise catholique et de la communauté internationale. Des intellectuels congolais ont dernièrement qualifiés d’«infraction imprescriptible de haute trahison contre la nation et l’Etat » toute candidature du président Kabila pour un troisième mandat. Les potentiels candidats devaient déposer leur candidature entre 24 juillet et le 8 août prochain. La RDC n’a jamais connu d’alternance pacifique depuis son accession à l’indépendance en 1960, après avoir été une colonie belge durant une longue période.

Moussa T. Yowanga

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