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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les sondages favorables au candidat de gauche Manuel Lopez Obrador n’ont pas été démentis par les électeurs mexicains qui l’ont élu dès le premier tour obtenant ce dimanche entre 53% et 53,8% des voix de l’élection présidentielle, selon une estimation de l’Institut national électoral mexicain (INE). L’information a été publiée ce matin 02 juillet sur le site RTBF citant l'agence Belga. C’est Lorenzo Cordova, président de l’INE qui a annoncé dans un message que Lopez Obrador devançait le conserateur Ricardo, crédité seulement entre 22,1% à 22,8% des voix exprimées et s’est placé aussi devant José Antonio Meade, candidat du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI), au pouvoir, crédité entre 15,7 et 16,3% des voix. Le président américain n’a pas tardé pour féliciter dimanche 01 juillet le nouveau chef d’Etat mexicain se disant « prêt à travailler » avec lui. «Il y a beaucoup à faire pour le bien à la fois des Etats-Unis et du Mexique », s’est adressé par un tweet Donald Trump, dont la politique commerciale et migratoire a plongé les relations avec son voisin mexicain au plus bas niveau de leur histoire commune.  Avant l’élection, le candidat de gauche Manuel Lopez Obrador ne cachait plus son optimisme et promettait un changement radical. «Ce sera un évènement historique, la victoire de tout un peuple face à l’immoralité et la décadence d ces derniers temps », a-t-il affirmé devant ses partisans lors de son dernier meeting dans le mythique stade Azteca de Mexico.

Surnommé «AMLO », d’après ses initiales, Andrés Manuel Lopez Obrador âgé de 64 ans, se présente comme le candidat anti-système et anti-corruption, voulant se débarrasser de « la mafia du pouvoir ». Les sondages lui prédisaient déjà la victoire après deux précédents échecs. Il était talonné par le jeune conservateur Ricardo Anaya qui incarne, dit-il, la « modernité » à la tête d’une coalition de droite et de gauche formée par le PAN, le PRD et le Movimiento Ciudadano. Le parti au pouvoir a choisi José Antonio Meade pour défendre ses couleurs. «Nous avons testé le PRI et le PAN et c’était un désastre, le moment est venu de changer, c’est l’heure du Morena (Movimiento Regeneracion National/ Mouvement de régénérescence nationale, NDLR », le parti de Lopez Obrador, soutient le juge Carlos Miguel Salinas, un instructeur d’éducation physique de 26 ans. Le candidat Lopez Obrador a su tirer profit du ras-le-bol des Mexicains après un mandat de Pena Nieto dominé par la corruption et des violations des droits humains. «Certains comparent ce tournant à un tremblement de terre, d’autres considèrent qu’il s’agit d’un changement structurel. Ce qui est sûr c’est que le système des partis traditionnels n’est vu ébranlé par la poussée du Morena », a commenté Duncan Wood, directeur de l’Institut du Mexique au Centre Woodrow W ilson. Près de 89 millions d’électeurs mexicains ont également renouvelé plus de 18 000 mandats, dont 500 sièges de députés  et  128 sièges de sénateurs sans oublier de nombreux postes régionaux et locaux. La campagne aura été marquée par de nombreuses pertes en vie humaine. C’est la campagne électorale qui aura été la plus sanglante de l’histoire mexicaine, avec au moins 136 assassinats d’hommes politiques, dont 48 candidats ou pré-candidats, selon le cabinet d’études Etelkekt. Un bilan plus lourd que lors de la campagne de 2012, où neuf personnalités politiques et un candidat avaient été assassinés.

Moussa .T Yowanga

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