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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Il y a du nouveau dans l’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller qui vient d’inculper vendredi une douzaine d’agents du renseignement russe pour leur implication dans le piratage des ordinateurs du parti démocrate pendant la campagne présidentielle de 2016. L’information a été publiée hier vendredi par le site Le Devoir sous la plume de notre confrère Cyril Julien, reporter de l’AFP. En février dernier, le procureur Robert Mueller avait déjà inculpé treize citoyens et trois sociétés russes soupçonnés d’avoir mené une «guerre de l’information » sur les réseaux sociaux dans le but de déstabiliser le système politique américain pendant la campagne. Les autorités russes nient toutes ces accusations tout en les rejetant catégoriquement.  Les inculpés appartiennent tous à des services de renseignement de l’armée russe (GRU) et sont accusés d’avoir «comploté de manière intentionnelle (…) pour obtenir un accès non-autorisé aux ordinateurs des personnes ou entités américaines impliquées dans l’élection présidentielle, voler des documents depuis ces ordinateurs et organiser la publication de ces documents pour s’ingérer dans l’élection », d’après l’acte de mise en accusation émanant de sources judiciaires. Parmi les douze inculpés, aucun ne semble occuper un poste important ou bénéficier d’une forte notoriété en Russie. Il est établi qu’en 2016, des unités du GRU auraient piraté des ordinateurs des membres de l’équipe de campagne de la candidate Hillary Clinton et ceux de comités du Parti démocrate impliqués aux élections, où ils avaient implanté des virus et des programmes malveillants. Le piratage aurait fonctionné jusqu’au scrutin présidentiel en novembre.

 

Les agents mis en cause auraient alors utilisé un faux site internet, DCLeaks, et un faux pirate informatique appelé Guccifer 2.0, pour répandre les documents volés sur internet. Une «organisation qui n’est pas nommée » aurait également été destinataire de ces documents. Il pourrait s’agir vraisemblablement de WikiLeaks. Beaucoup s’interrogent sur le timing de l’annonce qui intervient à trois jours avant le face à face Trump-Poutine à Helsinki, où les deux hommes devraient évoquer le sujet. Le président américain a déjà déclaré vendredi : «Je vais absolument et fermement poser la question» de l’ingérence russe, tout en démentant toute collusion avec la Russie pour gagner l’élection  et qualifie de « chasse aux sorcières » l’enquête dirigée par le procureur spécial. Selon ministre adjoint en charge de la Justice, Rod Rosenstein, il n’existe lien entre les inculpations et le tête- à-tête de ces deux personnalités à Helsinki. Il a ajouté lors d’une conférence que la date de cette annonce «est celle des faits, des preuves et de la loi qui détermine ce qui est suffisant pour présenter une inculpation à cet instant ». Le président américain avait été informé de ces inculpations. «Il était important que le président sache quelles informations nous avions découvertes car il doit prendre des décisions très importantes pour le pays », a affirmé monsieur Rosenstein.

 

 Une porte-parole de la Maison Blanche n’a pas tardé pour se féliciter de ces mises en accusation qui écartent selon elle l’hypothèse d’une coopération. Lindsay Walker a relevé «l’absence d’allégation sur une implication intentionnelle de quiconque au sein de la campagne Trump et l’absence d’allégation sur le fait que ce piratage a affecté le résulté de l’élection, ce qui correspond à ce que nous avons toujours dit ».  Le procureur spécial poursuit quatre conseillers de la campagne de Donald Trump pour des présumés liens avec des responsables russes, mais aucune preuve d’une collusion pour influencer la présidentielle n’a été encore établie. En 2017, la candidate démocrate avait accusé l’équipe de son rival républicain et la Russie de s’être ligués contre elle pour faire dérailler sa campagne et favoriser la victoire de son adversaire du parti républicain. Elle s’est appuyé sur l’exemple des messages piratés du président de son équipe de campagne, John Podesta, qui avait été diffusés par WikiLeaks en octobre, dans l’heure ayant suivi la révélation dans la presse d’une vidéo de Donald Trump tenant des propos obscènes sur les femmes. WikeLeaks avait également déjà rendu public en 2016, seulement trois jours avant l’ouverture de la convention démocrate, près de 20 000 messages piratés des comptes de sept responsables du parti démocrate. Ces courriels indiquaient notamment la méfiance et le mépris de responsables du parti envers Bernie Sanders, l’ex-rival de madame Clinton lors de la primaire démocrate.

Moussa T. Yowanga  

 

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