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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le patron de l’ONU  est extrêmement préoccupé par la situation relative à la persistance des restrictions des libertés civiles et des droits démocratiques à l’archipel comorienne. C’est le site BBC qui en fait l’écho dans sa publication de lundi 30 juillet dans lequel Antonio Guterres appelle toutes les parties, notamment le gouvernement, les partis politiques et les autres forces vives du pays, au respect de l’Etat de droit et des droits de l’homme.Le chef de l’ONU s’est appuyé aux dernières résolutions prises par les dirigeants africains lors du récent sommet de l’Union Africaine pour demander à toutes les parties belligérantes comoriennes à privilégier le dialogue qui passe par une consultation inclusive sur les réformes constitutionnelles sous la bannière de l’Union africaine. Les Comoriens ont voté toute la journée d’hier dans le cadre d’un référendum constitutionnel dont l’objectif n’est rien d’autre que de renforcer les pouvoirs du président Azaali Assoumani.

L’opposition a refusé d’y participer, ce qui rend le climat tendu et incertain dans le pays. Selon l’AFP, le référendum a été perturbé car il y a eu des attaques dans certains bureaux de vote. Quelque 30 000 électeurs étaient appelés aux urnes pour répondre à l’unique question : «Approuvez-vous le projet portant révision de la Constitution du 23 décembre 2001 révisée en 2009 et en 2013 ? Le référendum constitutionnel est destiné à sauter le verrou de limitation de mandat et permettre au président Assoumani de briguer un deuxième mandat consécutif. Ce qui constitue une violation de l’actuelle constitution qui prévoit un pouvoir tournant tous les cinq ans entre les trois principales îles composant l’archipel. Ce consensus a été mis en place afin d’apporter la stabilité dans  un pays de l’océan indien, où les coups d’Etat sont récurrents jusqu’à présent. Outre le renforcement des pouvoirs du chef de l’Etat, le projet de réforme constitutionnelle supprime également les postes de vice-présidents et la Cour constitutionnelle, la plus haute institution judiciaire du pays. L’islam serait érigé en religion d’Etat au détriment de la laïcité inscrite dans la Constitution actuelle.

Moussa T.Yowanga

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