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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

«Arrêtez avec ce comble de l’ironie négative et de ce tribalisme si ambiant ! Toilettez-moi cette police et cette gendarmerie tribalisées à outrance!», déclare Dr Djiddi Ali Sougoudi. 

"Nous sommes dans un pays de droit. Personne n'a le droit de se lever un matin et imposer ce qu'il veut aux citoyens», a  martelé le syndicaliste Barka Michel, face à la presse, estimant que «le gouvernement n'a aucun respect pour les partenaires sociaux"

Qu’ils disent vrai ou faux, ce n’est pas le plus important. Aujourd'hui, la priorité, c'est comment faire pour extirper la mauvaise gouvernance qui frappe de plein fouet tous les secteurs de la vie publique : administration publique et privée, armée, justice etc. Les Tchadiens méritent-ils une telle situation où jamais nulle part ailleurs on a atteint un tel niveau  de bassesse dans la gestion de la chose publique qui requiert la probité morale et le patriotisme chevillé au corps. Disons-le sans ambages que la grande partie des décisions de l’Etat tchadien prises par Idriss Deby Itno fait honte. Tout le monde dénonce le manque d’élévation dans les sentiments, les pensées, l'absence de grandeur, de dignité, de fierté  et surtout d’une justice équitable. Tout ce qui caractérise un homme ou une femme d'Etat. A propos, un vrai homme d'Etat africain disait "Toute décision qui est prise sans tenir compte de l'intérêt général n'est qu'un chimère". Au Tchad, toutes les conditions sont réunies pour que les prévaricateurs se donnent à cœur joie dans la jouissance mondaine, propulsés, soutenus et protégés par le système alors que les honnêtes personnes qui se tiennent à distance des pratiques indignes et malsaines vulgarisées par le régime MPS, sont réduites au dernier degré de la misère, si ce n'est à  une forme de mendicité collective où il faut d’abord crier fort pour se faire entendre.

Lorsque Michel Bouthot disait : «Quand nous jugeons sans connaître, nous condamnons sans preuve», il n’a pas tort, car sur les deux informations, dont l’une provenant des Syndicalistes tchadiens qui dénoncent le manque du respect du chef de l'Etat et son gouvernement à leurs égards et la seconde émanant de Dr Djiddi Ali Sougoudi dénonçant au sein de la police tchadienne le manque d’équité dans son Coup de Bandagaï 436 de jeudi 26 juillet 2018, au titre évocateur : «Tribalisation à outrance dans les postes de responsabilité dans la Police nationale du Tchad et la Gendarmerie! », les preuves sont tangibles et irréfutables. Si les uns se professionnalisent dans la malhonnêteté en faisant de l’injustice leur terrain de prédilection, il y a ceux qui se mettent débout en disant très haut, "ça suffit ! Trop c’est trop !, y en a marre ! ". Les deux coups de gueule ci-dessous prouvent que malgré la pression exercée par le pouvoir pour étouffer toutes contestations ou voix discordantes, il existe une poignée de Tchadiens qui refusent la domination de l’arbitraire en se battant corps et âme en espérant voir un jour jaillir sur le sol tchadien  la flamme de l'amour, de l'égalité, de la justice et de la paix entre les filles et fils de ce grand pays qu'est le Tchad, un patrimoine commun.

Coup de gueule du porte-parole de la plateforme syndicale revendicative (UST, CIST, SYNECS, SYMET), Barka Michel: «Nous sommes dans un pays de droit. Personne n'a le droit de se lever un matin et imposer ce qu'il veut aux citoyens », a-t-il déclaré face à la presse. Barka Michel a estimé que « le gouvernement n'a aucun respect pour les partenaires sociaux. A plusieurs reprises, il a pris des décisions dont l'application a eu des conséquences graves sur la vie des travailleuses et travailleurs. Les décisions unilatérales et souvent illégales sont prises et imposées par la force. Toujours, ce sont les travailleuses et travailleurs qui cèdent, abandonnent leurs revendications au nom de la paix sociale».«Ce comportement devenu récurrent commence par agacer les travailleurs de la base qui demandent à ce que des actions de protestation soient organisées pour montrer au gouvernement leur refus d'accepter l'injustice, la misère et l'esclavage. Face au blocage des négociations par le gouvernement, la Plateforme syndicale revendicative a réagi par des propositions pour faire évoluer la situation. Le gouvernement a répondu par des menaces contre les leaders syndicaux et les travailleurs dans leur ensemble en affichant sa détermination à appliquer contre eux une loi rejetée par tout le monde y compris le bureau international du travail », a-t-il expliqué. De l'avis du porte-parole de la plateforme, les autorités « affichent leur arrogance et leur mépris en disant aux syndicats d'appeler à la reprise avant toute négociation. Les membres du gouvernement induisent leur chef en erreur et ne cherchent qu'à lui plaire. Le gouvernement doit savoir que les travailleurs ne lui demandent pas une augmentation de salaire et encore moins une amélioration de leurs mauvaises conditions de travail. Ils demandent qu'il leur paye leur salaire illégalement coupé depuis plusieurs mois. La détermination des travailleurs à braver dans les prochains jours ou les prochaines semaines la force du gouvernement pour manifester leur colère». «Nous disons non et non aux menaces du président de la République. Nous refusons qu'il nous traite de terroristes, d'irresponsables et de criminels. Nous traiter de cette manière c'est ne pas reconnaître ce que nous représentons pour notre pays. Le gouvernement doit savoir que le Tchad ne lui appartient pas seul et qu'il doit le gérer dans l'équité tout en respectant les citoyens. La Plateforme refuse le diktat et l'esclavage des temps modernes. L'injustice sociale tant qu'elle existe sera combattue. La plateforme demande au gouvernement d'ouvrir rapidement des négociations avec elle et de chercher à réparer le tort qu'il a fait aux travailleurs par des mesures illégales et ce dans un délai acceptable », a-t-il conclu.

 

Coup de gueule du Dr Djiddi Ali Sougoudi :« Tribalisation à outrance dans les postes de responsabilité dans la Police Nationale du Tchad et la Gendarmerie!C’est hallucinant, ce qui se vivrait dans la police nationale et dans la Gendarmerie en termes de responsabilisation dans les postes de polices aussi bien dans la capitale que dans les provinces. Trois ethnies s’arrogent les grands postes de responsabilités: les Zaghawa sont postés au sommet des responsabilités et leurs cousins Goranes les secondent et leurs gendres et beaux-frères arabes les suivent de près sur l’échelle administrative. C’est quoi cette histoire qui consiste à faire occuper les postes de responsabilités par ce clan Zaghawo- Gorane? Hein? Et les autres ethnies? Et les autres tchadiens? Arrêtez avec ce comble de l’ironie négative et de ce tribalisme si ambiant! Toilettez-moi cette police et cette gendarmerie tribalisées à outrance ! ».

Encadré : Rédactions des Tchadiens par rapport à ce Coup de Badangaï 436 de Djiddi Ali Sougoudi

Djona Avocksouma: " Que de la philosophie et de la sagesse. Pour une fois sans invectives ni injures. Et c est tant mieux ainsi. Il n y a rien de nouveau sous le soleil. Ce qui a été, est forcement ce qui sera"

Moussa Pascal Sougui : « Pour moi, la question la plus importante, c'est de comprendre les raisons de cette situation, le constat en lui-même est trivial. Le plus naïf des tchadiens, qui a eu à faire aux forces de l'ordre, a pu constater depuis belle lurette que ces forces de l'ordre sont essentiellement dirigées par ces 3 ethnies. Il me semble que la raison principale vient du fait qu'au Tchad, les forces de l'ordre n'ont jamais été véritablement nationales, mais plutôt rattachées au régime en place et le défendent civilement (matraques, gaz lacrymogène, ...), mais elles peuvent tirer à balles réelles s'il le faut. Pour le régime actuel, c'est la GNNT qui est le bras armé. La personne qui avait lancé ce Corps n'était pas allé trop loin pour chercher les éléments pour former le noyau dur ».

Hassan Ali Hilwa : «  Chacun, parce qu’il pense, est le responsable de la sagesse ou de la folie de sa vie, c’est-à-dire de sa destinée...Si l’on était responsable que dès chose dont on a conscience, les imbéciles seraient d’avance absous de toute faute.. L’homme est responsable de son ignorance. L’ignorance est une faute! Alors que la responsabilité est un sentiment irrationnel, le sentiment d’être responsable de tout le monde! Le remords, lui exprime une nostalgie, le regret de ce qui aurait pu être et n’a pas été! Ô flots abracadabrante prenez ton cœur, qu’il soit sauvé, ithyphallique et troufion leurs insultes l’ont dépravé!»

Alain Yago Bann:« Mon cher, c’est erronée, votre analyse! La justice, ce sont des personnes qui ont fait des belles études qui peuvent se permettre d'exercer ces fonctions, l’éducation, on ne peut pas prendre un analphabète et lui confier la tâche d'enseigner. La santé, je pense que vous parlez de la médecine! Les médecins ou les infirmiers, il faut forcément étudier. Ce n'est pas la gendarmerie, l’armée ou la police où n'importe qui peut être placé où élevé par grade. Faites la part entre des parachutés et des professionnels »

Ahmat Bedei Toullomi : « S’il faut faire une étude comparative il ne faut pas se limiter sur ces trois ethnies car au Tchad tous les départements étatiques s’identifient par des communautés, ce qui est déplorable d’ailleurs. En ma qualité de fonctionnaire ayant servi le pays je pourrais facilement affirmer que le Tchad ressemble à un bœuf dont chacun veut avoir sa part. Parlez-en de ces Hadjaraï qui monopolisent la STEE, de ces sudistes qui prennent en otage la justice, l’éducation, santé etc... De ces nordistes qui prennent en otage l’armée, sécurité, finances...comme quoi la situation est mitigée; chacun a une part de responsabilité sur le dépècement du Tchad ».

Ahmat Khamis Goudy : «  Je vois déjà à travers vos écrits qui sont toujours très matinaux que vous ne dormez pas Dr et vous êtes soucieux de ce qui se passe dans ce pays, sans même laisser du reste vos propres parents. vous avez toujours ce courage de dire haut ce que l'on dit bas. mais en fin de compte dans ce pays et au sein de votre propre famille on vous qualifiera de ... F. Du courage aîné ».

Djiddi Ali Sougoudi : «  Je dors beaucoup et très tôt d’ailleurs. On ne peut construire une société tchadienne de tolérance et de symbiose sans rappeler à l’ordre les nôtres qui se prennent pour «peuple élu de Dieu» et qui s’arrogent Les postes juteux! On est tous Tchadiens et d’une même mère patrie ! »

El Kogono : «  Laissez aux autres ethnies l'opportunité de pouvoir essayer d'abord, après on en reparlera. Vous pensez exactement comme les rejetons nés après 90 qui pensent que le Tchad est le butin de guerre de leurs parents ».

Charfadine Galmaye Salimi : «Ces Zakhawas, Arabes et Gouranes qui pullulent dans la police et la gendarmerie ne sont aucunement représentatifs de leurs communautés. Comme 80 % des Tchadiens, ils sont pauvres et vivent dans le monde rural et en province. La question est de savoir sont-ils compétents ? Respectent-ils la loi ? Sont-ils fidèles à la république ou à la hiérarchie ? »

Mustapha Tidjani-Djalal :«Dr Djiddi est la quintessence de ce qui est le gourano-Zaghawa, et tout ceux qui ont commenté son post sont soit Arabo gourano zaghawa...ayez au moins la décence de leur reconnaitre la clairvoyance d avoir tirer la sonnette d'alarme sur une certaine dérive, au lieu de douter sur leur sincérité  concerne à travers des soi-diisants ignobles avec des relents tribalistes qui ne disent pas leurs nom. si seulement Dr Djiddi s'appelait Dr Djim Beramgoto, allez-vous l’interpeller è travers vos «Où êtes-vous durant 28 ans.. .Et blah blah  »? S'il vous plaît, un peu d’honnêteté et de sagesse...Arrêtez avec votre sensationnalisme ».

Touiti Barkadeï Wagarmi : « Maintenant que Dr Djiddi tire sur les siens, il devient un héros, l'homme qui dit la vérité, il a été toujours honnête. Vous n'êtes pas justes. Soit il est véridique sur tout ce qu'il écrit, soit il ne l'est pas du tout, ne prenez pas seulement ce que vous voulez lire.

Doki Warou Mahamat : « Ce n'est pas la peine d’en parler maintenant. Le jour viendra où  ils quitteront eux mêmes ces postes qu’ils ne méritent pas. Tout ça, la volonté de Deby de faire du tribalisme dans l’administration ».

 

 

La Réaction

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