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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

«En effet, à la faculté de Médecine de N’Djamena au Tchad, il existe des maîtres qui terrorisent leurs disciples, les torturent moralement et sexuellement, les cassent dans leur désir de devenir des médecins, sur des bases subjectives et honteuses. Il y a également ces maîtres fainéants qui ne mettent pas à jour leurs cours et leurs feuilles de cours: écritures invisibles sur des feuilles sales et rongées par le temps et l’usure. Il y a aussi ces maîtres ivrognes qui quémandent des jetons pour leur saoulerie devant les amphithéâtres et à leurs disciples à qui ils cèdent les devoirs et les sujets d’examen contre espèces sonnantes et trébuchantes. N’oubliant pas ces faux-maîtres qui sont la cause des années élastiques: cette catégorie des Infirmiers (infirmiers et techniciens supérieurs enseignent dans cette fac de médecine mal famées), des médecins généralistes ou des spécialistes traînent les pas, refusent de venir honorer leurs horaires de travail. Quand ils viennent, ils sont inexacts dans le respect des horaires et parfois ils ne rendent les copies des devoirs qu’après 3 à 4 mois d’attente ».

Cet extrait ci-dessus ou mentionné plus haut, vous le trouverez en intégralité dans le Coup de Badangaï 430 titré : « Au Congrès de l’ordre des médecins, la sénilité de vieux maîtres de médecine et de l’insolence de ma jeunesse!»,sorti de la plume de l’infectiologue et Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad. Dr Djiddi Ali Sougoudi le dit clairement d'ailleurs de lui-même : « Hier dans la matinée, dans la somptueuse salle du «Palais de 15 Janvier», au cours des débats sur la formation des instituts et universités du Tchad, je me suis insurgé contre certains de nos maîtres de médecine qui se prenaient pour des vrais maîtres en dépit de leurs lacunes et de leurs comportements qui les déshonorent si douloureusement dans leur noble sacerdoce de former des disciples».

Apparemment ce Congrès de l’ordre des médecins tchadiens eut commencé depuis le vendredi 20 juillet 2018. Belliqueux face à certains de ses aînés ou certains doyens de la médecine tchadienne qui d’après son constat ne sont plus à jour et surtout ne respectant plus ce qu’exige leur profession, Dr Djiddi Ali Sougoudi n’est pas le seul a allé en guerre contre ceux qui n’honorent pas la profession de médecine. Réagissant au Coup de Badangaï 430, un certain Ahmat Choua Mahamat n’y voit aussi que dans le même sens que l'auteur. Pour sa part, il considère qu' : « À l'évidence, depuis le commencement du congrès de l'Ordre des médecins du Tchad, je m'attendais ta réaction aux milieux des prétendus tchadiens, car tu es un homme des verves. Les Tchadiens on perdu la confiance aux médecins tchadiens, toutefois il y a quelques rares médecins avec des convictions comme vous fort heureusement. Dans chaque corporation professionnelle y a des individus sans pressentiment de la conviction, il faut bien les combattre, dénoncer les dérives à l'encontre de ceux-ci. Vous êtes un homme de conviction juste, vous avez le total soutien de la population tchadienne avec équité et la clarté. Merci Dr Djiddi Ali Sougoudi ». En tout cas, il y a de quoi alimenté sa petite bibliothèque virtuelle en lisant ci-après la réaction de monsieur Djiddi Ali Sougoudi.

"Au congrès de l’ordre des médecins, la sénilité de vieux maîtres de Médecine et l’insolence de ma jeunesse !" En effet, à la faculté de Médecine de N’Djamena, il existe des maîtres qui terrorisent leurs disciples, les torturent moralement et sexuellement, les cassent dans leur désir de devenir des médecins, sur des bases subjectives et honteuses. Il y a également ces maîtres fainéants qui ne mettent pas à jour leurs cours et leurs feuilles de cours: écritures invisibles sur des feuilles sales et rongées par le temps et l’usure.Il y a aussi ces maîtres ivrognes qui quémandent des jetons de leur saoulerie devant les amphithéâtres et à leurs disciples à qui ils cèdent les devoirs et les sujets d’examen contre espèces sonnantes et trébuchantes. N’oubliant pas ces faux-maîtres qui sont la cause des années élastiques: cette catégorie des Infirmiers (infirmiers et techniciens supérieurs enseignent dans cette fac de médecine mal famées), des médecins généralistes ou des spécialistes traînent les pas, refusent de venir honorer leurs horaires de travail. Quand ils viennent, ils sont inexacts dans le respect des horaires et parfois ils ne rendent les copies des devoirs qu’après 3 à 4 mois d’attente.

Cependant les mêmes individus réclament toujours leurs primes et salaires, entrent en grève au moindre retard de ce paiement. Quand j’ai dénoncé cela et sans frémir, la salle se déchira à plusieurs reprises d’applaudissements sonores. Un sacré coup de Badangaï qui laisse horrifier des faux-maîtres de médecines charcutés à vif par ma respectueuse insolence et ma truculence verbale insidieusement entretenue. Je les ai eus, les bougres qui tuent le système éducatif tchadien.

Plus tard, au décours de la présentation de l’aspect juridique de l’exercice médicale, j‘intervins pour déplorer le manque d’hygiène dans nos grands hôpitaux qui cause préjudice aux praticiens et aux malades. J’ai évoqué aussi l’habitude des médecins tchadiens qui ne réaniment pas un mort par le massage cardiaque, ce qui constitue à mon avis «une non-assistance à personne en danger». Du coup et contre toute attente, un de mes vieux maîtres hurle qu’il est inutile de faire la réanimation pour un arrêt cardiaque, mettant en cause toute la médecine moderne. Comble de l’ironie, la salle l’applaudit à se brûler les paumes de mains. L’intervention d’un jeune et brillant cardiologue, mon promotionnaire depuis la classe de sixième, recadre le vieux maître en délire total. Le congrès de l’Ordre des Médecins du Tchad continue cahin cahan, avec un certain amateurisme et une certaine impréparation dans la poursuite des travaux. Cependant, c’est une expérience réussie et très enrichissante ».

La Rédaction

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