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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les politiques africaines, des Indépendances à ce début du 21ème, ont lamentablement échoué à faire le développement. Vouant la multitude des jeunes à l'errance et à l'esclavage. Elles se sont mises au service des multinationales et des puissances étrangères, abandonnant le continent à la rapacité dévastatrice de celles-ci. Les grandes puissances dont l'existence économique, militaire et sociale dépend, désormais étroitement de matières premières qui abondent en Afrique et parmi lesquelles le cobalt et le coltan, extrêmement nécessaires ne se trouvent presque exclusivement localisées que sur le Continent Noir. Dans une indifférence générale d'une opinion internationale complice, elles pillent d'une main les ressources africaines, détruisent son environnement et acculent ses populations à la misère. Faisant du plus beau continent du monde, la plus grande poubelle à ciel ouvert du monde et, de ses populations les plus misérables sur la terre. Le plus grave, le plus insolent, le plus humiliant et aussi le plus ironique c'est cette image que les voleurs, les pillards, les destructeurs de l'Afrique et de la Planète se plaisent à donner de l'Afrique et particulièrement des Africains. Car, non content de les dépouiller, au sens littéral du terme, vidant leurs eaux maritimes de leurs richesses halieutiques et, transformant des pêcheurs de poissons en pêcheurs de sable ou en passeurs; détruisant des centaines de milliers d'hectares de forêts, et menaçant l'équilibre de la riche biodiversité des forêts comme le mode de vie des populations qui y vivent et en vivent, ils se présentent, de l'autre rive de la Méditerranée, en grands sauveurs de l'Humanité et présentant les Africains en mendiants de leur prospérité.

Cette prospérité arrachée aux peuples d'Afrique au prix de millénaires de tortures, de souffrances et de spoliation. L’esclavage, la traite des Noirs, de l'Histoire croyions-nous? Hélas non! Une affaire de vive et brûlante actualité. Et, humiliés, nous voilà, au 21ème  siècle, spectateurs de notre propre holocauste, ravalant notre humiliation et réduits à chercher ailleurs, les boucs émissaires des affres de notre peuple. Des siècles d'esclavage, de ces 14 siècles d'esclavage oriental et ces 4 siècles de la traite transatlantique, nous aimions à n'en retenir que la responsabilité du méchant Blanc oppresseur et occultions volontiers le rôle de ceux des nôtres qui, en amont avaient joué un rôle très actif et majeur dans cette sinistre activité. En effet, de l'étape du chasseur du bois d'ébène à celui du marchand d'esclave ou du monarque régnant sur une industrie d'État, il n'y avait que des Africains sous l'autorité tyrannique des potentats de ces « Grands Royaumes médiévaux d’Afrique »dont on aime tant à vanter la grandeur et l'éclat et qui, en réalité, ne furent que des Royaumes esclavagistes commandés par des trafiquants d'êtres humains, dont la valeur sur les marchés étaient inférieure à celui du cheval. C’était, il y a des siècles, nous n'y étions pas et un temps, nous pouvions avoir le beau rôle, en ne dénonçant qu'une parcelle de responsabilité dans cette triste et déplorable histoire de la plus grande, la plus vaste et la plus destructrice entreprise des peuples dans l'histoire connue de l'humanité mais aussi de négation de cette humanité au peuple Noir. Malheureusement, aujourd'hui, l'histoire nous a rattrapés, et nous voici confrontés à l'horrible et triste réalité. Ne cherchons plus ailleurs, regardons nous en face et regardons en face les responsables de cette traite du 21ème  siècle. L'Occident? Certes. Le Blanc? Certes. L'Orient? Certes. L'Arabe? Certes oui, Ils ont été les premiers responsables, parce que, initiateurs de l'entreprise macabre. Mais, comme il y a des siècles de cela, qui est le chasseur? Le Noir, Qui est le marchand?

Le Noir. Qui sont les potentats de ces nouveaux empires qui jettent les Africains à la mer, après les avoir acculés à une vie de misère? Les Chefs d'États Africains. Les prétendus présidents de ces républiques prétendument indépendantes qui ne sont, en réalité, que des officines où ces chefs d'États, des affidés des multinationales et de groupes financiers peu différents des anciennes sociétés commerciales qui ont fait fortune du commerce triangulaire. Ils sont là nos négriers du 21ème , depuis 40, 30, 20, 10 ans pour les plus jeunes. Seuls et principaux responsables avec toute la racaille dirigeante qui gravite autour, des affres des peuples d'Afrique. Dénoncer comme vous et moi le faisons, ces affameurs et égorgeurs de nos peuples, c'est bien. Mais cela reste très insuffisant en termes d'impact. À l'ère de l'informatique et des réseaux sociaux, ce qu'il faut, en plus des activistes, ce sont des lanceurs d'alertes, des hommes et des femmes capables de dire: ''Non, ça ne doit pas continuer comme ça! Ils nous conduisent tous autant que nous sommes, à notre perte et condamnent les générations futures à un devenir de servitude et de misère. Il faut que le plus grand nombre sache, afin que ça change !'' Tel est le discours que chacun de nous tient, en son for intérieur ou en partageant avec les autres. Mais les pouvoirs africains sont d'une cruauté impitoyable qu’ils n’hésitent pas à se servir d'un canon pour écraser une mouche. Les moindres velléités de manif sont étouffées dans l'œuf.

Dans certains pays comme le Tchad, la RDC ou le Burundi, les répressions sont même préventives. Contre ces armadas des forces armées africaines dressées pour casser et broyer du manifestant, la détermination des patriotes est mise à rude épreuve et leurs tentatives quelque téméraires fussent-elles, sont d'avance vouées à l'échec, sauf miracle. Il faut innover, non, suivre la tendance, puisqu'en la matière, les pionniers existent. Ce qu'il faut, c'est frapper où il est possible de frapper, avec presque zéro victime. Comme ces pilotes chasseurs de drones qui, sirotant leur café, frappent à des milliers de kilomètres de leurs bases et se lèvent tranquillement, la journée finie, pour rentrer chez eux. Cette guerre cybernétique mais létale qu'ils mènent, est possible, et à portée des cerveaux et des claviers de tous ceux qui, jeunes pour la plupart, ont une extraordinaire aisance à infiltrer, explorer, comprendre pour en faire ce qu'ils veulent, les complexes langages informatiques. Hackers ou lanceurs d'alerte, depuis leurs greniers, chambres d'étudiants ou bureaux, ils peuvent entrer dans les secrets des mouvements financiers, dévoiler les fraudes fiscales et détournements d'argent, paralyser les systèmes d'oppression policières, dévoiler des secrets scandaleux qui mettent à nu les complots et combines entre les gouvernements, les groupes financiers et les multinationales condamnables. C'est là une lutte possible qui peut, partiellement échapper à la chape de plomb des systèmes oppresseur africains et qui peut faire vaciller beaucoup de bunker, si elle est savamment menée. Et, comme pour paraphraser Marx, on dirait : activistes des tous les pays, unissez-vous!

Contribution spéciale de Nadjikimo Benoudjita, ancien Directeur de Publication du Journal Tchadien Notre Temps avec l’appréciation de la Rédaction

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