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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Cette information de la journaliste belge Saskia Violette publié le vendredi 01 juin 2018 par la RTBF n’étonnerait guerre ceux qui connaissent bien la République Démocratique du Congo .En effet, soyez attentifs, car Saskia Violette révèle ici que dans ce pays, dont il est question, les  les violences sexuelles sont légion. 1152 femmes seraient violées par jour, soit environ 48 viols par heure. C’est autant de femmes qui sont rejetées socialement. Discriminées et stigmatisées par leur communauté, elles doivent vivre seules avec cette image de femme violée. Un viol est un « rapport sexuel imposé à une personne sans son consentement. (...) Il s’agit d’un crime sexuel grave ». La définition du Larousse explique bien que cet acte est considéré comme une transgression vis-à-vis de la personne agressée. Pourtant, tout le monde ne le considère pas comme tel. En République démocratique du Congo, le viol est vu d’une tout autre manière.

 

Saskia Violette révèle aussi de façon précise que la femme en RDC à une place bien particulière. Selon la tradition congolaise, la femme doit rester à la maison pour s’occuper des enfants et entretenir la maison. Une famille sans grand moyen privilégiera la scolarisation de leurs garçons plutôt que de leurs filles. La femme a donc moins de perspectives d’avenir qu’un homme. Pourtant, elle a paradoxalement une « place sacrée ». C’est elle qui porte la vie et c’est elle qui maintient le foyer en place, elle est considérée par beaucoup comme le pilier de la famille. Lorsqu’une personne subit une agression sexuelle, le plus souvent un sentiment de honte et d’humiliation l’envahit. Des sensations si étouffantes et effrayantes pour cette personne, qu’elle partage rarement ce qui lui est arrivé. Mais ce sentiment d’humiliation ne vient pas seulement de la victime. Le regard inquisiteur de son entourage influence le choix de cette personne de ne rien dévoiler.

 

Et c’est là où elle appuie son reportage avec des mots forts et des témoignages des femmes victimes de ces viols en RDC. Ainsi, rapporte-t-elle fidèlement : « Stigmatisées socialement, les victimes ont du mal à se réintégrer dans leur famille et leur communauté. Isaac Muganza, secrétaire exécutif pour le mouvement communautaire pour la promotion et la prévention à Bukavu, explique:« Je connais une femme qui a été victime d’un viol collectif en pleine nuit lorsqu’elle est allée chercher de l’eau dans un puits un peu plus loin de chez elle. Quand elle est revenue et qu’elle a raconté à son mari ce qu’il lui était arrivé, il lui a dit que c’était de sa faute et il est parti. » Un quotidien pesant pour ces femmes qui doivent se battre chaque jour contre ces discriminations. Malgré cette stigmatisation intarissable, les femmes en République démocratique du Congo n’ont de cesse d’étonner. Les atrocités qu’elles ont subies ne les ont pas abattues, bien au contraire. Ensemble, les victimes se soutiennent et continuent à avancer. Ces femmes sont un modèle pour un grand nombre de personnes. Leur force tant psychologique que physique impressionne. Elles essayent chaque jour de transformer leur peur en défi. Le défi de combattre ces violences. Grâce à leur persévérance et à leur positivisme, elles espèrent un jour ne plus voir ces horreurs arriver au Congo ».

La Rédaction 

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