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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Quelle chance pour monsieur Jean-Pierre Bemba,libre après plus de trois années de détention  à la Cour Pénale Internationale(CPI) ! Mais observons les choses avec beaucoup de prudence. Certes, la Cour pénale internationale (CPI) eut donc ordonné mardi 12 juin 2018 la libération provisoire de l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté en appel à la surprise générale de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.« La Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale a ordonné la mise en liberté provisoire sous conditions spécifiques de monsieur Jean-Pierre Bemba », a déclaré la CPI dans un communiqué, mettant fin à plus d'une décennie de détention pour l'ancien chef de guerre. Monsieur Bemba, ancien riche homme d'affaires devenu chef de guerre puis vice-président, a passé plus d'une décennie en détention après sa condamnation en première instance en 2016 à 18 ans de prison, la peine la plus lourde jamais imposée par la CPI, pour les meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003.Monsieur Bemba devrait rejoindre son épouse et ses cinq enfants installés en Belgique, selon ses avocats. Toutefois, sa mise en liberté provisoire a été ordonnée sous des conditions spécifiques.

Il doit « s'abstenir de faire des déclarations publiques sur cette affaire, ne pas changer d'adresse sans préavis, ne contacter aucun témoin dans cette affaire et se rendre immédiatement aux autorités compétentes si la Chambre de première instance l'exigeait », a ajouté la CPI. Bien qu'acquitté vendredi dans un revirement de situation exceptionnel devant la Cour basée à La Haye, le Congolais n'avait pas été libéré en raison d'une affaire de subornation de témoins dans le cadre de son principal procès et dont la procédure est encore en cours. « Compte tenu de tous les facteurs pertinents et des circonstances de l'affaire dans son ensemble, la Chambre de première instance considère que les conditions juridiques d'un maintien en détention ne sont pas remplies », a poursuivi la CPI.Le procès du Congolais, qui s'est ouvert à La Haye en novembre 2010, était le premier de la CPI mettant en avant la responsabilité d'un commandant militaire quant à la conduite des troupes sous son contrôle. La chambre d'appel a estimé qu'il n'a pas été prouvé que monsieur Bemba, qui n'était pas lui-même présent en Centrafrique lors des faits, aurait pu contrôler à distance les agissements de sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC).

Eric Mocnga Topona,correspondant spécial à Bonn en Allemagne

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Encadré : Les grandes dates du congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté en appel par la Cour pénale internationale, après avoir été condamné pour crimes contre l'humanité en Centrafrique, et dont la mise en liberté provisoire a été ordonnée mardi 12 juin 2018.

4 novembre 1962: naissance à Bogada (nord-ouest), fils d'un riche homme d'affaires proche de l'ancien dictateur Mobutu Sese Seko.

1997: quitte la capitale Kinshasa après le renversement de Mobutu par Laurent-Désiré Kabila.

1998: fonde le Mouvement de libération Congolais (MLC), soutenu par l'Ouganda et opposé au régime de Kabila.

octobre 2002- mars 2003: envoie ses troupes en Centrafrique pour soutenir le président Ange-Felix Patassé face à une tentative de coup d'Etat. La MLC pille, tue et viole en Centrafrique.

2003: devient vice-président du gouvernement de transition de Joseph Kabila après la seconde guerre du Congo.

2006: battu par Joseph Kabila à la présidentielle après un entre-deux-tours émaillé de violences.

2007: quitte Kinshasa escorté par les Casques bleus après de sanglants combats entre l'armée et sa garde rapprochée. S'exile en Europe.

2008: arrêté à Bruxelles sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI).

2010: ouverture de son procès devant la CPI.

21 juin 2016: condamné à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

2017: condamné à un an de prison et 300.000 euros d'amende pour subornation de témoins.

8 juin 2018: acquitté en appel de crimes de guerre et crimes contre l'humanité, à la surprise générale. Quatre jours plus tard, la CPI ordonne sa mise en liberté provisoire.

Source l’AFP du mardi 12 juin 2018

 

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