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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Lentement, mais sûrement l’étau se resserre sur le président Joseph Kabila Kabange.En effet, dans la publication de l’Agence France Presse du 28 mai 2018, il est clairement mentionné que les présidents français et angolais, Emmanuel Macron et Joao Lourenço, ont tous deux réaffirmé leur soutien aux accords qui prévoient la tenue d'élections en République démocratique du Congo (RDC) le 23 décembre, sans participation de l'actuel président Joseph Kabila. « Nous partageons les mêmes préoccupations et les mêmes volontés. La France viendra en soutien des initiatives des pays de la région et de l'Union africaine qui est de faire appliquer les accords (de la Saint-Sylvestre 2017) », a déclaré le président français devant la presse. « Seuls (ces accords) permettront une clarification de la situation politique, sans complaisance, dans le calme. Je voudrais que les réunions des prochaines semaines permettent d'aboutir à un résultat clair », a dit monsieur Macron.« Les déclarations d'Emmanuel Macron ne sont pas anormales, les discussions entre les présidents (Rwandais Paul) Kagamé et Lourenço ne sont pas un secret », a commenté de son côté le président angolais, en allusion aux récentes demandes d'explications de Kinshasa. « Le sujet que nous traitons n'est pas une conspiration mais le grand besoin de montrer au président Kabila qu'il doit respecter les accords. Je rencontrerai le président Kabila dans les prochains jours pour continuer à discuter avec lui jusqu'aux élections », a affirmé monsieur Lourenço.

 

Ces accords « ont reçu la bénédiction de l'Eglise. Tout ce qui est béni doit être respecté », a ajouté monsieur Lourenço. Il a cependant affirmé ne pas vouloir s'ingérer dans les affaires internes de la RDC, ni « aborder des questions personnelles pour dire que le président Kabila doit quitter, nous n'avons pas le droit de le faire ».De plus, « les élections doivent avoir lieu dans un bon climat politique et être acceptées par la communauté internationale. Des élections, en enfer on peut les faire, demain même, mais si personne les reconnaît, on ne gagne rien », a-t-il averti.« Pour le président Kabila c'est un conseil et pas une obligation. S'il n'accepte pas nos conseils, nous n'avons pas de moyen de faire pression sur lui d'une autre manière. Nous ne voulons pas qu'après le mois de décembre, on commence à dire que les élections se sont réalisées dans des conditions pas satisfaisantes », a ajouté monsieur Lourenço.Ce lundi, la RDC a publiquement demandé des explications au président français, le porte-parole du gouvernement dénonçant les « propos subliminaux et disons-le pleins d'ambiguïté tenus le 23 mai par le président français » en recevant le président rwandais Paul Kagamé. « Les autorités congolaises sentent la pression car pour la première fois les pays de la région, les pays européens et américain qui comptent sont sur une position commune », a commenté l'Elysée. Non organisées fin 2016, prévues fin 2017, les élections ont été reportées au 23 décembre 2018.En RDC, le porte-parole du gouvernement a déclaré que Joseph Kabila resterait le chef de la majorité présidentielle en cas de victoire de sa coalition le 23 décembre, même si une partie de l'opposition accuse le chef de l'Etat de vouloir rester au pouvoir.

Eric Mocnga Topona,correspondant spécial à Bonn en Allemagne 

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