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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le Cameroun de Paul Biya va très mal. Et ce n’est pas Dr Modestine Carole Yonzou qui nous démentira. C’est elle qui vient de publier sur sa page Facebook, Urgent : L’ONU déclare une situation de crise humanitaire dans le Southern Cameroon. Elle fait clairement allusion à la crise anglophone qui s’enlise et divise profondément le pays. Face au développement de ce conflit déclenché en 2016, l’ONU décide finalement d’entrer dans la danse en cherchant d’une part de fonds nécessaires pour fournir une aide vitale et prévenir d’autres difficultés pour la population touchée et d’autre part, solliciter une assistance à la protection de la population  civile dans les zones anglophones. L’ONU reconnaît formellement l’existence d’une partie «organisée», avec laquelle il est possible d’engager de négociations pour assurer la protection des civils dans les territoires contrôlés par ses hommes. Si cette information se confirme, le conflit camerounais va entrer dans une nouvelle phase où la communauté internationale aura un regard plus attentif à toutes les violations des droits de l’Homme. Ce qui va compliquer sérieusement les opérations de l’armée camerounaise tant décriée par les populations des zones anglophones. Les internautes ne se sont pas priés pour participer de façon libre et contradictoire à cette discussion assez délicate qui engage la vie de la nation camerounaise toute entière. On voit apparaître de divergences de points de vue assez nettes, ce qui semble normal au regard de la complexité du problème posé.

Dr Modestine Carole Yonzou « …Comme indiqué dans les documents de l'ONU, dans les situations de conflit armé, toutes les parties au conflit, c'est-à-dire les États et les groupes armés organisés, doivent respecter et protéger les civils. Lorsque les autorités nationales ou d'autres parties au conflit ne peuvent ou ne veulent pas respecter ces obligations, les organisations humanitaires peuvent, avec le consentement des parties, apporter une aide à la population touchée. Nous commencerons bientôt à entendre des phrases comme un appel à un cessez-le-feu pour permettre la livraison de l'aide humanitaire. Ce n'est pas une bonne nouvelle pour le gouvernement de La République du Cameroun. Si le gouvernement camerounais poursuit ses violations flagrantes des droits de l'homme à l'échelle actuelle dans toute la région, il fera l'objet d'une condamnation plus internationale, justifiant ainsi la nécessité d'intervenir pour protéger la population civile. On ne peut pas faire confiance à un régime coupable de meurtres sommaires ciblés pour protéger la population même qu'il cible. »

Thomas Edison se montre d’entrer de jeu très préoccupé par la situation : «Si rien n'est fait dans les prochains jours à venir, les Etats-Unis et l'Europe auront une raison pour s'immiscer dans cette guerre et accéder à ce qu'ils convoitent depuis longtemps. Je peux aussi croire que certaines pontes du régime sont complices parce que cette histoire commence avec une petite grève faisant partie des droits camerounais. Voilà des grévistes (étudiants et hommes de droits) qui sont bien tabassés et roulés dans la boue au lieu d'écouter leurs revendications. Tout s'est tissé de fil en aiguille jusqu'à la situation où nous nous trouvons actuellement  avec des villages incendiés, de nombreuses pertes en vies humaines, des populations constituées en nomades. Aucune assistance médicale, ni sur le plan nutritionnel de la part des autorités camerounaises. Retenons une chose c'est que si le gouvernement camerounais aimait ses concitoyens il devait appeler les séparatistes à un cessez-le-feu mais rien jusqu'ici. Avec toutes les tensions qu'il y a au Cameroun ces jours-ci, je prends peur que cette guerre touche le reste du pays » 

Freeman Allan rend uniquement responsable l’exécutif : «Le gouvernement a failli sur toutes les positions dans cette crise. Ils ont oublié la puissance des réseaux sociaux. CRTV n'a plus le monopole de l'information ».

Asaelle Laeticia en appelle à une prise de conscience face aux visés extérieurs : «Très urgent, s’il vous plaît ! Comprenons exactement par ce message le détail du plan des occidentaux pour détruire le Cameroun. Camerounaises et Camerounais, ne prenons pas cela a la légère car la Libye était un paradis mais il est devenu un enfer parce que les Libyens n'avaient pas compris. Il n'y a pas de problème entre les Camerounais anglophones et francophones, ce n'est qu'un mensonge et une manipulation occidentale car aucun anglophone à Douala, Yaoundé et dans toutes les villes du Cameroun n'est persécuté ni dérangé, ne tombons pas dans le piège et le plan de déstabilisation du Cameroun »

George Njoya renvoie au drame libyen en comparaison : «La Libye était un Paradis. Cameroun, un enfer ! Donc ça ne change rien. Si l'occident déstabilise le Cameroun, on est habitué de vivre en enfer» 

Benoit Motassi voit la main de l’étranger dans le drame camerounais : «Ne soyons pas dupes. Il n'y a rien de bon à ce que la communauté internationale se mêle des problèmes internes du Cameroun. Pourquoi en tant que camerounais, nous n’arrivons pas à nous comprendre que ce sont là, les prémices d’une déstabilisation du pays par l’extérieur ! Et comme nous sommes bêtes comme des moutons, nous allons reproduire l’histoire de bien d’autres pays africains. C’est vraiment triste et malheureux. Je croyais les Camerounais anglophones et francophones plus intelligents que ca !»

Joseph Nomo riposte énergiquement à son compatriote : «Tu penses que le Cameroun n'est pas déjà un enfer? Ou bien parce que c'est dans d'autres régions que la tienne »

Chri-Zi Belinga déploie tout son énergie pour amener les Camerounais à se rendre compte de la menace extérieure pesant sur leur pays : «Continuons donc à nous laisser diviser comme des idiots, A cause des problèmes d’il y a 50 ans, on verra qui sera persan à la fin...au lieu de réfléchir et de voir que les occidentaux veulent nous embrouiller pour piller nos ressources comme toujours et comme ailleurs, vous croyez toujours qu'ils viennent vous soutenir.... Même si on se tue ici, leur problème c'est quoi ? Frères Camerounais et Africains arrêtons d'être idiots. Il y a une mésentente depuis entre les Anglophones et les Francophones oui,  mais ouvrez les yeux bon sang ! Toute la haine et l'animosité qui naît maintenant, c'est pourquoi ? C’est pour qu’on s’entretue, même si on se divise alors et que Biya s’en va, cela veut dire concrètement quoi ? Que du jour au lendemain le Cameroun va passer de l'état d'enfer à l'état de Paradis ? Réfléchissez bon sang ! Et puis Biya n'est qu'un homme, donc il n'est pas éternel, pourquoi faut-il qu'on tue des pauvres gens innocents ! Vraiment c'est malheureux pour nous.  On a bien vu le Rwanda, la RCA, la Côte d'Ivoire, la Libye mais même jusque là, on tombe toujours dans le piège. Ce sont les Libyens eux mêmes qui ont tués Kadhafi. N'est-ce pas lorsqu'ils le faisaient, c'était parce qu'ils disaient que leur pays était l'enfer ? Que Kadhafi était dictateur? N'est-ce pas ils pensaient que ça allait arranger les choses ? Qu'en est-il au final ? Ne soyons pas stupides pardon»

Julio Lopez veut bien jeter l’anathème sur l’occident sans épargner le rôle néfaste joué par le président : «Tu as bien dit du coté néocolonial mais quant à monsieur Paul Biya, il a fait quoi pour prévenir tout ça? Pourquoi n'a-t-il pas choisi son remplaçant pour le relever et  a-t-il vraiment aimé le Cameroun en jouant le jeu des dictateurs sachant parfaitement que les ennemis du Cameroun l'attendaient au tournent ? Comment n'a-t-il pas causé comme un bon démocrate pour apaiser les tensions et a joué à la sourd-oreille et au dangereux guerrier pour qu'on en arrive là ? Il faut souvent savoir quitter les choses avant qu’elles ne nous quittent. Va-t-il donc être invincible? Car il pouvait orienter son départ pacifique et céder sa place intelligemment et démocratiquement à quelqu’un d'autre. Donc il sait qu’il ne pourra pas céder au chantage des colons et éviter cette situation qu'il veut nous imposer. Il faut quitter ce pouvoir et laisser la chance à d'autres pour montrer leurs talents en politique. Il n'est pas prioritaire pour le Cameroun car il est fatigué et ce n’est pas juste qu'on l'épuise encore. Il a trop travaillé et doit se reposer et nous devons prendre la relève»

George Njoya appelle à balayer devant sa porte : «ChRi-Zi Belinga, Là où nous en sommes maintenant, qui exploite nos ressources? Ce ne sont pas toujours les Français? Donc pour te faire bien comprendre, les Français sont des Camerounais. Vous passez votre temps à distraire les gens. Acceptons d'abord notre propre échec. Excuse my French»

Vinis Tah fait un rappel historique des faits : «Asaelle Laeticia, qui a fait muter les revendications légitimes? C'est le gouvernement qui a arrêté les dialogues et enfermé les interlocuteurs en prison. Voilà le début de la radicalisation. Qui a divisé le pays en coupant l'internet de toute une partie du pays ? C'est le gouvernement. Il me semble que tu connais les événements de la Libye et de la Côte d'Ivoire mais tu ne connais pas les vérités sur la crise anglophone. Tu as raison au Cameroun il n’y a pas une guerre entre Anglophones et francophones. Il y a un problème de marginalisation du gouvernement à l’égard des Anglophones. Les avocats et professeurs anglophones n'ont pas décidé en Octobre 2016 de prendre les rues pour exprimer leur mécontentement. Ils ont eu des rencontres avec leurs ministres de tutelle depuis 2015 au moins. Le gouvernement a été et reste toujours trop lent pour réagir. Depuis 1993 après AAC1 de Buea et les mépris du gouvernement par rapport aux revendications anglophones à la tripartite, la CIA avait prévenu notre gouvernement que le jour où les Anglophones auront quelqu'un qu'ils adoubent comme leader, il y aura de problèmes au Cameroun mais il avait pris cela comme une blague. J'ai grandi à Limbe et on connaît le nom «Ambazonie» depuis les années 2000 mais on les traite comme des voyous. C'est notre gouvernement qui leurs a donnés le pouvoir»

John Donfack Martin semble apprécier l’intervention onusienne : «Peut-être l’arrivée de l’ONU permettra au Camerounais de vivre au lieu de survivre. On défend une richesse qu'on n'a jamais vu, ni joui. Les libyens vivaient dans la prospérité où il y avait l'eau,  l’électricité, l'école, l’hôpital » 

Benoit Motassi déconstruit les considérations liées à l’héritage colonial comme facteurs de divisions actuelles : «Il n’existe pas de Francophones et d’Anglophones au Cameroun. Ces termes sont nés avec l’arrivée du colonisateur et les frontières ont été établies par l’Occident en se partageant les terres d Afrique. Alors toi qui te dis anglophone ou francophone tu es avant tout Africain. Avant nous vivions en paix et nos conflits étaient réglés par nous-mêmes. Pour moi, anglophone ne veut rien dire mais Camerounais  ou Africain veut tout dire donc si vous qui prônez votre indépendance, vous êtes près à verser le sang de nos frères, fils sœurs, pères et mères camerounais, vous serez vaincus. Si vous qui prônez la division du peuple camerounais vous continuez de vous battre avec vos frères camerounais de tous bords en divisant ce peuple, vous n’irez nulle part. Je suis Camerounais et j’ai des nièces anglophones, j’ai des neveux Bassa Bafia et même Bamileke. Je suis moi-même Bakoko douala avec des ascendances Bassa et d’une part même de l’occident mais de culture africaine et de la zone du Cameroun alors vous ne nous vaincrez pas. Je vous le dis,  vous n’allez point nous diviser. Faites verser le sang de nos frères ça n’empêchera pas que nous vous vaincrons. Sinon Anglophones et Francophones, trouvons la force d’imposer à nos dirigeants s’ils se sont égarés en route de suivre la voie et le choix du peuple. Si le sang doit couler ça doit être pour l’unité et l’égalité du peuple camerounais dans toute sa diversité. Que chaque région soit dirigée par des enfants de cette région qui sont de plus à même de connaître les besoins et réalités de leur environnement. Qu'on leur accorde une autonomie de gestion rattachée à la présidence mais zéro indépendance personne ne diviser notre nation !»

Irene Fominyam s’interroge sur le manque de flexibilité du président à l’égard des révoltés anglophones : «Si Paul Biya pouvait dialoguer avec les Boko Haram, pourquoi il ne veut pas faire la même chose avec les sécessionnistes Anglophones. Why is that too hard, to declare war was more easier for him than to dialogue»

Peter Tieh Nde balaie de revers de la main cette information mise en débat : «Quand des contre-vérités écornent les vérités, ces dernières s'effacent cédant ainsi le pas aux phénomènes nouveaux de fake news. Quand on parle d'une résolution de l'ONU, on cite ses références faute de quoi, on est pleinement dans ce fake news que facilitent les réseaux sociaux »

Michel Nguenkoua qualifie son prédécesseur de négationniste : «On sait que vous êtes les apôtres du déni de toute réalité! Le rejet en bloc de toute vérité même la plus évidentes c’est votre affaire! Bravo dady « fake news» 

Peter Tieh Nde réplique en voulant juste des preuves des affirmations relatives à la prise de position des Nations unies : «Citez les références de cette résolution de l'ONU. Publiez in extenso ou en extrait la déclaration des Etats-Unis à faire quoi que ce soit au Cameroun sans l'approbation du gouvernement camerounais »

Freeman Allan persiste et signe en démontrant chiffres à l’appui les réalités vécues par la population dans la zone anglophone : «Peter Tieh Nde, continuez à nier l'évidence. Le monde en entier est au courant de toutes les exactions commises par les milices tribales Beti de Yaoundé dans la zone Anglophone. Plus de 80 villages détruits et plus de 1400 maisons intentionnellement incendiées. Plus de 60.000 déplacés à l'intérieur du pays et d'autres 50.000 au Nigeria. Un peu trop tard pour vous pour dire le contraire. Et la porte de la CPI est presque ouverte pour BIYA et sa bande des terroristes »

Peter Tieh Nde utilise un ton plus consensuel : «Freeman Allan je n’ai rien nié. Mais, que les gens cessent de mélanger ce qui est évident avec des contre-vérités seulement pour véhiculer leurs propres appréciations d'une situation qui en elle seule, est déjà désastreuse »

Agnès Violaine Mouasso s’en prend ouvertement à cet internaute : «Freeman Allan, soyez fier des mercenaires et Biafras que vous envoyez brûler. Mais ce que vous cherchez, retombera sur vos têtes. Le changement se fera par les urnes et rien d'autre »  

Eric Goundjo juge un peu louche l’aide humanitaire supposée : «J'espère bien que cette aide humanitaire vers le nord et sud ouest du Cameroun n'est pas une façon de faire entrer les armes dans nos pays»

Patson Patson pointe du doigt le pouvoir : «Qui sont les déstabilisateurs du Cameroun si ce n'est le gouvernement lui-même ? Les lâches et assoiffés de pouvoir juste pour voler et détourner mais après avoir tué les citoyens qui s'opposent et qui veulent l'unicité de la République »

Ateba Akomo Marie Joseph salue cette prise de position onusienne : « Merci seigneur enfin une lueur d'espoir pour les pauvres compatriotes qui rêvent plus grand que la drogue l'alcool, le pain et la sardine »

Kah Vicky disqualifie l’Etat par rapport à son rôle protecteur : «L’Etat camerounais qui tue ces gens peut encore les protéger comment? On ne protège pas en tuant. Un Etat diabolique ! »

George Wamis désapprouve la posture qui consiste à accabler uniquement l’armée régulière : «Comme vous le dites si bien cette déclaration de l’ONU signifie la reconnaissance de deux groupes armés. Mais selon ta conclusion il y a que l’armée de Biya qui violerait un cessez-le-feu s’il est demandé. On voit bien dans les vidéos qui circulent ici et là des groupes armés qui menacent et quand ils seront tués, on dira que ce sont des civils. Qu’est-ce qui garanti que ce ne sont pas ces groupe armés qui violeraient le cessez-le-feu. Vous avez tellement de haine que vous n êtes plus objective dans votre analyse »

Darius Boupda Ghomte met un terme à la discussion en dénonçant le parti pris de l’instigatrice de ce débat : «Votre propagande là ne marchera pas. Pourquoi vous ne parlez pas de ce que les groupes armés font aux populations ?»

Choix de Moussa T. Yowanga

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