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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

De quoi parlera-t-on exactement ? Et bien, c’est bien simple. Car, l’’œil de Fabien est allé très rapidement à la recherche des vraies informations pour aider ceux qui tiennent coûte que coûte avoir à leur possession des réponses essentielles sur des questions touchant plus directement les difficultés administratives et le traitement des dossiers qui peuvent s’avérer un travail de longue haleine. Une lenteur infinie, des chefs de bureau en cascade et le premier ministre voit sa belle mesure disparaître dans les oubliettes de la bureaucratie. Plonger dans les charmes de l’administration ? Une autre version de l’enfer. Même en tant que premier ministre on peut être confronté à cette difficulté de lenteur de traitement dans les administrations. Le livre de Raphaëlle Bacqué : « l’Enfer de Matignon: ce sont eux qui en parlent le mieux. » paru en Aout 2008 aux éditions Albin Michel), dresse quelques propos sur certains premiers ministres français ayant des expériences récentes ou anciennes sur cette question.

Dominique de Villepin pense qu’être premier ministre, c’est se trouver en permanence dans la complication qui fait que ce que vous décidez passe par beaucoup de tamis: « Vous êtes premiers ministre et vous allez en province. Là, on vous interpelle : « Qu’avez-vous fait sur telle question ? » Vous revenez à Matignon et réclamez : « Mais cela fait trois semaines que j’ai pris cette décision, et il ne se passe toujours rien sur le terrain ! J’ai demandé que l’on débloque les crédits pour les associations, comment se fait-il que cela ne soit pas exécuté ? » Evidemment, on vous affirme que c’est fait. On proteste. « On vient de me dire le contraire. Enquêtez ! » Et trois jours plus tard, on vient vous expliquer qu’effectivement, après vérification auprès du bureau concerné, il y a encore tel ou tel grain de sable à régler. Déjà, lorsque j’étais secrétaire général de l’Elysée, j’avais pu mesurer à plusieurs reprises qu’une décision présidentielle très précise réclamée à un ministre ne s’appliquait pas au chef de bureau et se perdait tout simplement dans les sables. Car le chef de bureau peut toujours se dire qu’il sera là demain, ce qui n’est pas le cas du ministre ni même du chef de l’Etat. Et ce facteur temps pèse très lourd dans l’application de la décision. Être premier ministre, c’est se trouver en permanence dans cette complexité qui fait que ce que vous décidez passe par beaucoup de tamis, qu’entre le haut et le fin fond de la décision, il y’a beaucoup d’obstacles, beaucoup de contraintes. Et de ce point de vue-là, oui, c’est un poste immensément frustrant qui apporte fort peu de satisfactions. Sauf si vous décidez de ne rien faire. Je l’ai observé dans ma longue expérience de fonctionnaire : quand vous décidez de ne rien faire que les sondages sont bons, que le temps est calme, alors oui, on doit pouvoir sans doute goûter une vie tranquille à Matignon ».

En revanche Laurent Fabius estime en le disant de lui-même:« Si je devais aujourd’hui composer un gouvernement, je nommerais peu de ministres, mais à côté de ces ministres, beaucoup de secrétaires d’Etat, souvent des maires, des anciens parlementaires, etc., que je chargerais d’une mission précise avec obligation de résultat. Monsieur ou Mme X serait ainsi responsable de tel ou tel programme. Pourquoi ? Parce que si on nomme une quinzaine de grands ministères, c’est très bien le jour où on l’annonce. La presse se félicite : « C’est formidable avant il y’en avait trente-cinq, maintenant il y’en a quinze ! » Mais lorsque vous êtes ministre des affaires sociales, du travail, de l’emploi, vous pouvez dire, comme Charles Quint, le soleil ne se couche jamais sur mon empire. Quelle est votre capacité à vérifier les résultats ? Elle est nulle ».

Et Alain Juppé révèle pour sa part que : « Les cabinets ministériels ont tendance à se substituer aux directions de l’administration. C’est un véritable mal français. Les ministres n’ont pas confiance en leurs collaborateurs. Il suffirait pourtant de changer un directeur, si on n’a pas confiance en lui. Cela mettrait beaucoup plus de légèreté et d’efficacité dans le fonctionnement de l’administration. Alors de temps en temps, il y’a une phrase qui échappe. Parmi toutes celles que l’on me reproche, il y’a bien sûr « la mauvaise graisse » employée à propos de l’administration. Le ministre de l’éducation socialiste, Claude Allègre, a dit la même chose quelque temps après en évoquant le « mamouth » de l’administration. Cela a déplu, mais je persévère ; il y a de la mauvaise graisse dans l’administration française et je n’ai pas de regret de l’avoir. J’ai lu sous la plume de Michel Camdessus, dans un très beau rapport, qu’il fallait « agiliser » l’administration française. Je l’ai dit d’une autre façon, moins élégante, moins subtile. Mais c’était la même chose ».

Choix et commentaire de Fabien Essibeye Fangbo,journaliste stagiaire.

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