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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Comment venir à bout d’un tel fléau ? Question très essentielle et importante méritant une ou des réponses à la hauteur. Et c’est dans ce sens que par le biais du « journal trimestriel de documentation politique : Après demain » paru en octobre 2017 N°44, l’œil de Fabien tente de vous apporter quelques informations sur ce  sujet aussi vaste que l’étendue de la forêt amazonienne. En effet, il y’a plus de vingt ans déjà, les recherches conduites sur ce sujet ont démontré que l’idée de le faire en mettant les substances hors la loi était incongrue. La consommation des drogues fut longtemps combattue par des gouvernements comme étant des substances illicites. Nous constatons, malheureusement que malgré la lutte, le constat est alarmant, car la consommation de cette substance a atteint toutes les sphères des sociétés, tant dans les milieux professionnels ou autres…

Est-il possible d’enrayer la consommation de ces produits dans nos sociétés ? Quand on constate que même des journalistes stars de télévision, des sportifs professionnels de haut niveau, des musiciens stars et voir même certains responsables politiques consommés ce produit, il serait naïf de croire qu’on peut venir à bout de cette lutte. En remontant le temps de quelques décennies, le constat semble être le même qu’aujourd’hui, et nous lisons à ce propos : « Le constat posé à l’époque n’a pas varié : l’usage de drogue est, en tant que problème social, un phénomène qui est saisi par de multiples pratiques qui organisent sa prise en charge publique sous différents aspects. Ces pratiques sont : juridiques : « comment punir les infractions ?, est-il raisonnable d’incarcérer les toxicomanes et comment faut-il le faire pour rendre la peine efficace ? » ; économiques : «  la drogue engendre-t-elle le désœuvrement ou est  ce, à l’inverse, le chômage de masse qui conduit les désœuvrés à la consommation, à la petite délinquance et à la criminalité, et comment faire pour substituer des revenus du travail à ceux qui alimentent, par le trafic, des zones de relégation ? » ;Répressives : « comment résorber la violence et les agressions qui naissent à l’intérieur comme à l’extérieur du monde de la drogue, et comment séparer l’univers des petits consommateurs de celui des trafiquants ? » ; Sanitaires: « comment prévenir et « soigner » les troubles liés à la déstructuration familiale et les ratés de l’éducation primaire, et peut-on distinguer, parmi les consommateurs, lesquels  cette conduite est le signe d’une maladie mentale sous-jacente de ceux pour lesquels elle ne sera qu’un épisode réversible ?Aujourd’hui comme hier, les questions que doivent résoudre les professionnels de l’intervention sur autrui qui s’occupent de toxicomanie (juges, policiers, éducateurs, psychologues, psychiatres, médecins, travailleurs sociaux etc.) ont une nature particulière, réclament des traitements spécifiques, et affectent des groupes de population différents. Il y a vingt ans, les chercheurs affirmaient que réunir cette pluralité de situation sous la même dénomination : le « problème de la drogue » interdisait l’adoption d’une approche réaliste. Et leurs analyses ont identifié ce qui justifiait cet interdit : le rôle du concept de « drogue » sur l’appréhension des questions qu’elle pose. Quel est donc ce rôle ? Admettons que chaque époque ait sa figure emblématique du drogué : à l’administrateur des colonies et au médecin déchu du début du siècle dernier ont succédé le poète maudit, et depuis la Seconde Guerre mondiale, le musicien de jazz, le hippy, le jeune de banlieue défavorisée, qui est indéniablement la figure préférée de notre temps. Considérons un instant d’autres figures possible du « drogué » : le chef d’entreprise, le cadre dynamique, le conducteur de métro ou l’ouvrier du bâtiment, sans parler d’autres catégories plus convenues (artiste, écrivains, journalistes etc). Quelque chose nous trouble lorsqu’on évoque l’exemple de ces personnes bien intégrées, comme on dit, qui s’adonne, par ailleurs, à la drogue : c’est l’incapacité dans laquelle nous nous trouvons de concevoir qu’un individu qui consomme des stupéfiants en quantité importante puisse également mener, sans trouble majeur, une activité quotidienne exigeante qui ne soit pas totalement marquée par les immanquables ravages de la drogue».

Nous savons pertinemment que tous les consommateurs de drogues deviennent ‘esclave’ de ce produit. Mais alors, comment déceler la consommation sur ces personnes respectables de la société, afin de les aider. La drogue poserait-elle problème si elle ne se traduisait pas par les manifestations qui marquent une disqualification ? « Telle est donc l’énigme : la drogue poserait problème si elle n’était immédiatement associée à une série d’attentes socialement définies comme des indices de déchéance ? Ou si ses usages restaient totalement  cantonnés au domaine privé ? Une première caractéristique du « problème de la drogue » réside donc dans l’anticipation d’une certaine visibilité du « drogué ».  Cette visibilité, c’est celle qui nous permet de distinguer, dans la rue comme dans les circonstances banales de la vie quotidienne, l’apparence du toxicomane, c’est-à-dire cette personne vivant dans les marges, possédée par son produit, errant hors de sa conscience, prête à tout pour assurer son besoin irrépressible en produits toxiques. Il paraît évident qu’en appliquant ces critères, on ne court guère le risque de détecter le chef d’entreprise, le professeur, le médecin, l’ouvrier ou l’employé qui se fait une injection avant de partir au travail, s’arrange pour contrôler l’administration de ses doses au cours de la journée et  poursuivre une activité efficace. Les sociologues ont depuis établi deux faits : ce qui fait le toxicomane, c’est son repérage public ; et tout usage intensif de stupéfiants ne donne pas systématiquement lieu à ce repérage. Ce qui les a conduit à dégager une seconde caractéristique de ce qui fait de la drogue un « problème » : la réaction sociale (celle des proches ou celles des organes de répression) et le jugement qui l’accompagne (qui ne porte pas sur l’abus de substances stupéfiantes en soi). Or cette réaction et ce jugement dépendent de l’idée qu’un corps social a de ce que fait la drogue ».

Choix et commentaire de Fabien Essibeye Fangbo,journaliste stagiaire

 
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