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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’œil de Fabien a bien porté son choix sur des questions fondamentales qui animent les débats et la vie d’un être sur la planète terre, d’après le magazine français « Sciences & Vie » publié en mai 2005 N°1052. Car, les découvertes et les techniques ne cessent de progresser. Et c’est ainsi que les archéologues ont été capables d’établir le processus de présence des premiers êtres vivants sur terre. L’homme n’a jamais disposé de tant d’outils pour reconstruire sa propre histoire. Une histoire que les progrès de la datation révèlent de plus en plus complexe, bousculant même les théories établies. D’après la datation par la méthode de carbone 14, le premier homme ayant existé sur la terre s’appelle Toumaï, mais  cette vérité archéologique universaliste est-elle absolue ou il y a dedans un nombre variable de doutes? Toutes les théories établies sur les découvertes archéologiques seront-elles fausses ? Et les instruments de mesure (comme le carbone 14) sont-ils fiables pour établir une vérité ? Voici des multiples questions essentielles qui remettent tout en doute l’authenticité des travaux de recherches  menés pour établir la « ligné de l’homme ».

Les lignes suivantes nous permettent d’apporter la lumière sur ce sujet : « Il s’appelle Homo florensiensis et foulait le sol de l’Indonésie il y’a plus de 18000 ans. Comment le sait-on ? Grâce aux os d’éléphants et de lézards et aux outils, à priori contemporains de cette époque, retrouvés des fouilles ayant mis au jour son squelette, en 2004. Mais si les paléontologues ont une très bonne idée de l’âge de ce nouveau « cousin », c’est surtout grâce aux datations de carbone réalisées sur son crâne et sa mandibule, ainsi que sur les sédiments et charbons de bois du site. Un progrès technique qui n’est pas sans conséquence: Homo florensiensis,Toumai, Orrorin… trente ans après celle de Lucy, en 1974, les découvertes de squelettes d’hominidés se sont en effet tellement accélérées que les datations de ces fossiles, même indirectes, ont peu à peu balayé l’illusion de la « grande lignée » humaine ! L’origine de l’histoire des hommes, il faut désormais l’admettre, se perd en ramifications multiples et complexes ».

Mais comment arriver à distinguer le vrai du faux ? Même lorsqu’il fourmille de traces laissées par nos ancêtres, notre passé n’est pas toujours simple à décrypter. Sur un site comme Alexandrie, les archéologues voient se succéder les périodes grecques, romaines, byzantines, ottomanes et arabes : 2300 ans d’histoire sur le 10 à 12m de stratigraphie ! Heureusement, les méthodes de datations sont nombreuses à couvrir cette période récente : si le carbone 14 permet  d’estimer les âges des restes organiques jusqu’ à 50.000 ans, la dendrochronologie, l’archéomagnétisme ou encore la luminescence aident souvent à y voir plus clair. Et le recoupement des techniques, lorsqu’il est possible, rend les résultats d’autant plus fiables : dans la grotte de Tautavel (Pyrénées-Orientales) par exemple, pas moins de huit moyens de datations différents dont plusieurs analyses isotopiques ont été mis en œuvre pour tirer un maximum d’informations des dessins rupestres, charbons de bois, outils, ossements et sédiments de cet abri dont on sait ainsi qu’il a été fréquenté il y’a environ 450.000 ans. Mais reconstruire l’histoire des hommes, c’est aussi distinguer le vrai du faux.

Et la datation peut ici jouer un rôle clé, comme dans l’épisode désormais célèbre de l’homme de Piltdown : ce crâne découvert en 1912 et considéré alors comme contemporain de Cro-Magnon se révéla, grâce au carbone 14, un faux modèle de toutes pièces. Il s’agissait d’un crâne humain du Moyen-Age  sur lequel avait été ajoutée une mâchoire de singe ! Au Louvre, c’est le recours à la luminescence qui a permis de faire le ménage dans la collection de statuettes antiques (tanagras) du musée : sur 140 sculptures normalement âgées de 2300 ans, une poignée d’entre elles datait du XVIIIe siècle. Quelquefois, même, une datation peut remettre en cause une théorie : en avouant leur âge grâce au carbone 14 (entre 30.000 et 32.000), les peintures de la grotte Chauvet, en Ardèche, ont avancé de quelques milliers d’années la maîtrise supposée de l’art pariétal… cela étant, les choses ne sont pas toujours aussi simples : quinze ans après la publication des résultats, la datation du saint suaire suscite toujours la polémique. En 1988, les mesures au carbones 14 réalisées par trois laboratoires indépendants indiquaient que toute ce linge, présenté par l’Eglise comme ayant servi à envelopper le corps du Christ, n’aurait en fait que 700 ans. Aujourd’hui, des objections se font entendre, non sur la fiabilité de ces datations, mais sur le choix de l’échantillon (qui pourrait-être une pièce cousue plus tardivement) ainsi que sur le protocole expérimental (les multiples manipulations de l’échantillon auraient pu fausser les mesures). Des chercheurs aimeraient en faire de nouvelles, mais l’Eglise s’y oppose.

Choix et commentaire de Fabien Essibeye Fangbo,journaliste stagiaire

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