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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’œil de Fabien revient encore sur le comportement des adolescents ou des plus jeunes et c’est un sujet très important, bien qu’il ne soit pas souvent assez facile à aborder. Pourtant la désobéissance juvénile est une situation, que presque tous les parents rencontrent dans l’éducation de leurs progénitures, mais elle est surtout plus accentuée quand ils sont à l’âge d’adolescence. Mais quelles en sont les raisons? Sous les cieux  du livre de Dr Stéphane Clerget intitulé «Le Guide de l’ado à l’usage des parents» paru aux Editions Calmann-Levy en 2008, l'auteur nous apportera quelques éléments d’explications et conseils pour aider les parents. L’entrée en adolescence correspond souvent à une remise en question de l’autorité parentale. L'adolescent se croit tout-puissant, au-dessus des lois, gargarisé par ses nouvelles compétences, un peu comme l’enfant de trois ans qui dit non à tout.

L’adolescence est un âge où les enfants s’opposent souvent à tous points de vue à leurs parents. C’est aussi l’âge ou ils veulent démontrer à leurs parents qu’ils ont grandi et sont capables d’appréhender eux-mêmes la vie, et contestent même leur autorité. D’ailleurs c’est à ce moment-là que le management parental est crucial, car il ne faut pas chercher à montrer une autorité excessive mais de trouver le juste milieu pour le développement de l’enfant. Nous écoutons les explications du Dr Clerget concernant cette question d’autorité : «L’autorité parentale reste indispensable à cet âge pour l’aider à accepter les frustrations, les contraintes inhérentes à l’existence, respecter la liberté des autres et surmonter ses pulsions. En regardant autour de lui, l’ado a souvent le sentiment que, dans la société, adultes comme adolescents ne respectent pas la loi et les règles sociales. Et que les comportements irrévérencieux ou d’opposition sont valorisés dans les médias, que ce soient  dans les fictions ou parmi les invités des talk-shows. Mais sa remise en question des règles établies n’est pas seulement le refus des contraintes. Elle procède aussi d’une réflexion nécessaire pour lui sur le sens et le bien-fondé de chacune des lois et règles. C’est pourquoi il est productif avec lui de discuter de l’esprit des lois, de ce qui les anime et de leur objectif qui est la paix sociale et la protection individuelle. On n’éduque pas un ado comme un enfant de huit ans. Les exigences doivent évoluer ».

Aussi : «Il y a de nouveaux droits et de nouveaux devoirs. Et si on veut être obéi, il faut que les nouvelles consignes aient été clairement définies. Comme avec l’enfant de trois ans, il ne faut pas craindre de répéter et de vérifier. La répétition reste encore à cet âge un des grands fondements éducatifs. Une règle essentielle pour préserver son autorité, c’est de préserver son intimité. Un ado qu’on traiterait comme une copine ou un petit ami se sentira tout permis. On évitera d’en faire son confident, et de le mêler à sa vie amoureuse. On se montrera pudique, et l’on évitera les jeux trop physiques avec lui, surtout si on vit seul avec. On ne tombera ni dans le laisser-aller ni dans un autoritarisme excessif. On se gardera du chantage affectif («fais-le pour me faire plaisir»). On saura moduler ses exigences, et l’on établira, seul ou avec l’autre parent, des priorités dans les attentes. On établira pour soi les dix points fondamentaux sur lesquels vous ne saurez pas transiger. C’est la zone rouge. Etablissez ensuite en dix points une zone orange qui laisse au compromis. Enfin, trouvez dix points qui n’étaient pas autorisés chez l’enfant, mais qui le deviennent chez l’ado, c’est la zone verte. Ce petit travail vous aidera à y voir plus clair dans vos exigences absolues (l’obligation scolaire, par exemple), votre capacité de compromis (la coiffure, par exemple) et dans votre aptitude à dire oui ; trois points qui sont le trépied d’une autorité efficace ».

Dr Clerget pense que pour faire  grandir un adolescent et de l’amener à l’obéissance, c’est de lui confier des responsabilités éducatives, et d’avoir des discussions constructives sur les enjeux et faits de la société, elle s’exprime en ces termes : «Il s’agit d’être capable de lâcher prise, mais de tenir bon sur l’essentiel. Il ne faut pas craindre la discussion, à condition qu’elle n’implique pas de votre part un renoncement systématique. Quand l’ado n’en fait qu’à sa tête, mettez-le face à ses responsabilités et montrez-lui les risques qu’il court, notamment sur un plan légal. Une bonne façon d’apprendre à votre ado à obéir, c’est lui donner des responsabilités et en particulier des responsabilités éducatives : baby-sitting, cours particuliers à des enfants d’école primaire, ou stage de formation pour être animateur de centres de loisirs.»

Choix et commentaire de Fabien Essibeye Fangbo,journaliste stagiaire

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