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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans un article publié le 12 juin, le site RTBF citant l’AFP indique que la situation sécuritaire au Nicaragua s’est profondément détériorée. Il y a partout la recrudescence  des violences alors que le dialogue est au point mort. Des combats de rue opposent des milices paramilitaires aux opposants du régime de Daniel Ortega, qui reste muet comme une carpe aux nombreux appels au dialogue malgré le bilan tragique de 148 morts. Tôt le matin, des fusillades ont éclaté dans différents endroits de Managua et dans d’autres villes environnantes comme El Crucero et Jinotepe, au sud de la capitale nicaraguayenne. Les habitants ont déserté mardi la ville craignant d’être pris en sandwich par les différents protagonistes, qui se tirent dessus avec les armes à feu.

Les milices pro-gouvernementales basées à Jinotepe, distante de 56 kilomètres de la capitale ont attaqué les manifestants retranchés derrière leurs barricades, a expliqué à la presse le prêtre Juan Garcia. Le clergé a ajouté qu’il a fait sonné les cloches de l’église pour alerter la population ayant répondu à l’appel en brandissant  des bâtons ou des poêles tout en sifflant pour soutenir les étudiants. « Ces groupes armés de fusils AK ou Galil tirent sur les gens, il y a des impacts de balles sur les murs des maisons », s’est-il offusqué. «Il y a eu plusieurs blessés par les jeunes manifestants et un mort côté milice, touché par une balle tirée par l’un de ses compagnons ». Le pays connaît une profonde crise économique et sociale qui se traduit par un regain de violences ces dernières 24 heures, après que les forces de sécurité aient tenté de démanteler les barricades érigées sur plusieurs routes des villes.

 

Ces violences ont entraîné la mort d’au moins quatre personnes portant le bilan à 148 personnes tuées et 1000 blessées depuis le déclenchement des manifestations, le 18 avril, d’après le Centre nicaraguayen des droits de l’Homme (Cenidh). Les manifestants armés de frondes et mortiers artisanaux ont tenté de bloquer les policiers anti-émeutes en plusieurs artères, paralysant largement le ravitaillement du pays. Des camions sont bloqués par milliers et la population des villes les plus touchées a commencé à constituer des stocks pour parer à toutes pénuries. Pour sortir de cette crise, l’église catholique qui essaie depuis plusieurs semaines de jouer aux bons auspices a présenté jeudi au président Daniel Ortega, dont les manifestants réclament le départ, une proposition de démocratisation du pays. Il demeure silencieux et n’a toujours pas donné suite à la proposition formulée par les prêtres, ce qui agace fortement les pays voisins, soucieux de l’impact de la crise sur l’économie régionale. Le Mexique qui se dit « profondément préoccupé» de la situation, a ainsi plaidé à «l’arrêt immédiat des violences», et encouragé les deux parties à reprendre le dialogue sous la facilitation de l’épiscopat.

 

Une tentative de médiation américaine, menée samedi par un représentant d’un élu républicain, Bob Corker et révélée mardi par l’ambassade des Etats-Unis à Managua, n’a pas eu des résultats encourageants. Daniel Ortega qui dirige le pays depuis 2007 après un premier mandat de 1979 à 1990, est accusé par ses détracteurs de bafouer les libertés et de confisquer le pouvoir. A l’opposé, le leader sandiniste dénonce une «conspiration de l’opposition» visant à le renverser. L’économie nicaraguayenne a subi un coup de frein durant les deux mois de crise, ce qui menace de voir sa croissance amputée d’un point de pourcentage en 2018, selon les prévisions du Conseil pour le développement entrepreneurial (Copade), qui craint dorénavant une possible grève générale dans le pays.  Située à 90 kilomètres au nord-est de Managua, la ville de Léon a ainsi décrété une grève pour s’indigner contre la «répression». Les rues étaient désertes, les commerces et les banques fermés, les transports en commun interrompus et les habitants sont restés terrés chez eux, portes closes, selon les images vues à la télévision nationale. Selon le directeur de la radio locale Dario, Anibal Toruno, «Le temps est compté pour Daniel Ortega».

Moussa T.Yowanga

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