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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Voici un fait inédit qui remporte un franc succès au Maroc : il s’agit d’un mot d’ordre de boycott de plusieurs marques, lancé par de mystérieux anonymes, tel que le rapporte le 07 juin dernier, notre consœur Françoise Wallemacq du site RTBF.  Cet appel au boycott circulant sur la toilé depuis le 20 avril rencontre un succès inattendu et surprenant.42% des consommateurs marocains se détournent  désormais de l’eau Sidi Ali, du lait centrale Danone, et évitent les statons service Afriquia. La population s’insurge contre les prix exorbitants pratiqués par ces marques, dont les propriétaires sont souvent des proches de la famille royale. Les initiateurs du boycott qui ne s’affichent pas et ont propagé l’appel via les réseaux sociaux, affirment vouloir obtenir une réduction des prix en s’attaquant aux « leaders du marché » marocain.

Selon Pierre Vemeren, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon Sorbone depuis 2012 et spécialiste du Maghreb et du monde arabo-berbères  «le mouvement est totalement inédit, c’est une forme de protestation anonyme, une sorte de jeu des Marocains vis-à-vis d’un régime qui est finalement assez peu à leur écoute ». Monsieur Aziz, patron de la société Afriquia, est un milliardaire proche du roi Mohammed VI, et cumulativement ministre de l’agriculture.Quant à la patronne des eaux minérales d’Oulmes, Meriem Bensalah-Chaqroun, anciennement présidente de la Confédération des entreprises du Maroc, elle  produit la célèbre Sidi Ali. Le boycott est considéré comme l’arme des pauvres mais c’est une arme efficace dans un pays où l’exécutif interdit toute manifestation  organisée sans autorisation préalable. Cette résistance pacifique porte ses fruits. Le chiffre d’affaire de Danone a chuté entre 30 à 50%. Sa collecte de lait dans le réseau marocain a été abaissée d’un tiers. Ce sont 120 000  éleveurs qui sont concernés. Le gouvernement tente de convaincre l’opinion de mettre un terme à ce boycott, au nom de la préservation de l’emploi. Mais c’est un échec. Au contraire, le mouvement ne cesse de prendre de l’ampleur et gagne du terrain.

M.T.Y

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