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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le président français avait critiqué mardi le navire «Lifeline » d’avoir «coupé le signal » et d’être «intervenu en contravention de toutes les règles et des gardes-côtes libyens » en portant secours à 233 migrants. C’est l’information publiée le mardi 27 juin par le site du journal Le Monde citant l’AFP. Pour tirer les choses au clair, quatre associations françaises œuvrant dans l’aide aux migrants ont sollicité mercredi à « être reçues collectivement par le chef de l’Etat, après ses critiques inadmissibles de l’ONG allemande, qu’il a taxé de faire «le jeu des passeurs » au large des côtes libyennes lors d’un récent sauvetage. «En prétendant que les ONG font le jeu des réseaux de trafiquants, le président de la République porte une atteinte inédite à l’action de la société civile », ont réagi conjointement Médecins sans frontières (MSF), Médecins du Monde, Amnesty International France et la Cimade, qui ont exprimé leur vive consternation devant cette confusion de valeurs. Emmanuel Macron a pointé du doigt mardi l’irresponsabilité du navire de l’association allemande, le Lifeline, qui avait simplement porté secours à 233 migrants en détresse. «On ne peut pas accepter durablement cette situation car au nom de l’humanitaire cela veut dire qu’il n’y a plus aucun contrôle.

 

 A la fin, on fait le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage pour les passeurs.C’est d’un cynisme terrible », s’est-il insurgé devant la presse. Les propos du président Macron passent très mal dans le milieu des associations humanitaires.Pour ces dernières,ces déclarations «marquent une étape supplémentaire dans le cynisme et l’hypocrisie de la politique migratoire française mais aussi européenne » : «En favorisant le refoulement et le maintien en Libye de milliers de personnes qui ont enduré des mois voire des années de privations, d’extorsion et de tortures, le président de la République renie les valeurs fondamentales du droit humanitaire ». Et ces associations déplorent que monsieur Macron soit «capable de donner des leçons d’accueil au monde et en même temps, dans son propre pays,criminaliser les bénévoles, maintenir le refoulement illégal aux frontières même de mineurs ou encore passer sous silence les brutalités infligées aux personnes migrantes et la confiscation de leurs biens».

 

Pour le directeur général de France Terre d’asile (FTDA), Pierre Henry, les propos du président sont « inappropriés, inopportuns et incongrus », car «l’Aquarium et le Lifeline obéissent simplement au droit maritime qui impose de sauver des vies de naufragés », ce qui «ne se discute pas ». «Une parole du président est symbolique, et Emmanuel Macron ne peut ignorer qu’il fait la joie des extrêmes droites en Europe, qui vont reprendre ses arguments à qui mieux mieux », a-t-il martelé.«C’est une ONG allemande que le président Macron accuse d’être d’un « cynisme terrible». Il reprend ainsi une accusation qui était jusqu’ici le ‘privilège de l’extrême droite italienne», a pour sa part publier sur Twitter le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. Quant à Laurent Giovannoni du Secours catholique, ces déclarations s’inscrivent dans «une dérive générale de l’Europe qui veut faire une gestion de la question migratoire par l’enfermement et l’externalisation ».Il estime que la situation est catastrophique. Tout en saluant le travail des ONG, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux dit que celui-ci doit « se faire dans le respect du droit international ». Il estime également que le président « a eu raison d’attirer l’attention sur le fait qu’on peut parfois être ce que Lénine appelait les ‘idiots utiles’, c’est-à-dire les complices involontaires » des passeurs. Finalement, le gouvernement maltais a accepté d’accueillir le navire Lifeline bloqué en mer depuis plusieurs jours, alors que l’Italie avait refusé, mais grâce à un accord entre pays membres volontaires, les migrants seront repartis entre le Portugal, la France, l’Italie et la Malte.

Moussa T. Yowanga

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