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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans sa publication datée du 23 juin, le site Le Devoir rapporte une information selon laquelle les cyberattaques contre les institutions financières coûteraient au moins une bagatelle de 100 milliards de dollars par an dans le monde, selon l’estimation fournie par une étude du FMI. Cela équivaudrait à presque 10% des profits des banques, ces pertes pourraient, en cas de scénarios extrêmes, atteindre jusqu’à la moitié de ces profits, menaçant alors la stabilité du secteur financier. «La menace est bien réelle », a prévenu la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, lors de la divulgation de l’étude vendredi dernier. «Le secteur financier est particulièrement vulnérable aux cyberattaques (…) Une attaque réussie contre une seule institution pourrait rapidement s’étendre dans le monde fortement interconnecté du système financier ». Les cyberattaques comptent parmi les principaux risques que craignent le plus les banquiers, devant les menaces géopolitiques, les changements apportés à la réglementation ou le Brexit, évoque l’étude. Dans une récente enquête similaire réalisée au Canada par sa banque centrale, la conclusion était même. Ces dirigeants de banque n’ont pas tort car le secteur semble l’un des plus visés par ce genre d’attaques malveillantes, à cause de son grand degré de dématérialisation, de sa forte dépendance dans les technologies de l’information et de sa place centrale dans le fonctionnement de l’économie.

Cependant, il y a un manque cruel de données factuelles sur la nature et l’importance relative du problème, note l’étude du FMI. Cela s’explique du fait que les institutions victimes d’attaques n’ont pas partout l’obligation de les rapporter aux autorités et qu’elles peuvent s’avérer réticentes à le faire de façon publique comte tenu de l’importance primordiale de savoir maintenir un climat de confiance dans ce secteur. Néanmoins, l’on sait que les attaques visent principalement les banques de détails, mais elles ont aussi concerné des compagnies d’assurances, et même des banques centrales, dans les économies riches comme les pays en développement. Ces attaques peuvent se manifester sous plusieurs formes, comme la fraude, le vol de données confidentielles et l’interruption des services internet. Cela devient possible par le fait que toutes les banques n’ont pas toujours les technologies informatiques les plus adaptées et récentes, que les malfaiteurs disposent de plus en plus d’expertise et de moyens abordables et que le développement rapide des nouvelles technologies financières (finttech) élargit sans cesse leur terrain de jeu.  S’appuyant sur les meilleures données disponibles, bien qu’incomplètes, que les experts du FMI ont essayé, pour l’une des premières fois, d’évaluer le coût actuel des cyberattaques. Une première estimation de base établit le montant de 97 milliards par année, soit 9% des revenus nets des banques. Ce montant devrait probablement être  multiplié par deux ou  par trois pour tenir compte des impacts sur les coûts de fonctionnement, explique-t-on.

D.P

 

 

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