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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Au Tchad, plusieurs pratiques néfastes alimentées par la mauvaise gouvernance suscitent des interrogations qui restent souvent malheureusement sans réponses, parmi lesquelles celles qui touchent aux droits de l’Homme, l’impartialité de la justice et surtout l’égalité entre les citoyens. C’est pratiquement incroyable qu’après la moitié d’un siècle d’indépendance, l’appareil judiciaire reste asphyxié entre des décisions intempestives et incohérentes venant du très haut sommet de l’Etat et la mainmise des intouchables qui se croient tout permis en agissant comme bon leur semble. Des hors la loi qui se croient parfois au-dessus de l’Etat ou encore l’Etat lui-même se sert de ces commandos de la mort pour exécuter de sales besognes. Les Tchadiens subissent au quotidien les atteintes à leur intégrité physique et morale voire à leur vie. Vous ferez votre propre opinion après avoir lu ces trois informations provenant d'un pays à la dérive incapable de faire son aggiornamento, et où les plus hautes autorités ont tout banalisé et déconstruisent sciemment ou inconsciemment ce qui constitue les fondements d'une République. 

Dans sa publication du lundi 25 juin 2018, la presse numérique tchadienne rapporte que les auteurs de la tuerie de Massaguet ont été condamnés à perpétuité : « Mahamat Souleyman Bachar, Sébi Mahamat, Abdraman Djérou Borgou et Ousman Youssouf Abakar, les quatre auteurs de la tuerie des prisonniers en partance pour Koro Toro, à Massaguet ont comparu ce matin en session criminelle. Ils ont été condamnés à la peine maximale. Ces accusés ont vengé leur frère, un général de l’armée qui a été abattu par un de ses éléments à l’Est du Tchad. A leur procès ce matin, devant les juges, les accusés, visiblement fiers de leurs actes, ont reconnu les faits qui leur sont reprochés sans tergiverser. Ils disent ne pas regretter d’avoir vengé leur grand-frère. Si le contraire se produisait, ils regretteraient amèrement. D’après eux, dans leur coutume, il faut venger son proche quand il est assassiné. Les accusés ont imploré devant le tribunal, Dieu pour le repos de leur grand-frère. Pour rappel, dans la nuit du mardi 11 avril 2017, les accusés ont attaqué le convoi de transfèrement de détenus vers la maison d’arrêt de Koro Toro à l’extrême nord du Tchad. L’attaque a fait 10 morts et deux blessés, dont les auteurs ayant abattu le général Adam Touba. Une enquête a été ouverte et a permis dans la soirée du mercredi 12 avril 2017 d’arrêter ces accusés. Aussitôt ils ont été programmés pour être jugés en procédure d’urgence, mais finalement le Tribunal devant les juger s’est déclaré incompétent pour cette affaire. Les plus hautes autorités ont tenu mordicus pour que les auteurs de la tuerie de Massaguet soient jugés ».

Ensuite, la seconde information parle d’une violation de la liberté des citoyens par des militaires incontrôlés qui ont agi à leur compte. C'est en substance la publication mise en ligne le samedi 23 juin sur la page Facebook de Quenn Targarvenne : «Que l'Etat tchadien trouve une solution à nos militaires qui ne comprennent pas leur rôle dans la société. Après une journée chargée j'ai fini à 17h 45 et j'ai profité pour visiter un terrain en face du gouvernorat à 18h avec mon petit. Trois militaires du gouvernorat s'approchent et nous disent que faites vous, ils ne laissent même pas le temps de s'expliquer et ils retirent la clé soi-disant qu'il faisait tard et vous êtes en infraction (vers 18h 15) et après ils réclament de l'argent. Pourtant c'est dans notre propre terrain en plus ce sont les agents du gouvernorat. Je crains le sort de tous les Tchadiens si dans ton propre pays tu ne peux pas être en sécurité, tu vis avec la peur. Je ne suis pas en sécurité quand un militaire est à côté de moi ».

Enfin, la troisième et dernière information est une lettre ouverte datée du lundi 23 juin 2018 du parti AlNar qui s’interroge sur la politique de deux poids deux mesures du président tchadien Idriss Deby Itno : « Le parti Alliance Nationale Républicaine (ALNAR) a le grand honneur de vous écrire la présente lettre ouverte dont l’objet principal porte sur les détournements de fonds publics. En effet, Monsieur le Président de la République, en dépit de l’exploitation de son pétrole et la mobilisation d’autres ressources additionnelles, la situation économique, financière et sociale du pays se dégrade de plus en plus et se retrouve en dessous de zéro. Pour le commun des tchadiens, la cause principale de cette crise est la mauvaise gouvernance caractérisée par les détournements massifs de fonds publics. Avec le système présidentiel intégral, le peuple tchadien compte sur vous pour relever le défi. Les suceurs du sang tchadien sont visibles à travers des somptueuses villas construites au Tchad et à l’étranger, des comptes bancaires et des investissements dans des sociétés étrangères. Ils sont intouchables et occupent des hautes fonctions dans la sphère du pouvoir. Le parti ALNAR vous demande de s’impliquer et de frapper fort sans sentiment, ni complaisance pour que ces voleurs soient arrêtés afin de récupérer les biens du peuple tchadien. Par ailleurs, l’opinion nationale s’interroge sur l’utilité même de l’Inspection Générale d’Etat (IGE). Depuis sa création, cette institution ne fait que s’attaquer aux mouches et évite les tigres. Le parti ALNAR vous demande de confier cette institution à des Tchadiens responsables et courageux pour vous aider à relever le défi. Veuillez recevoir Excellence Monsieur le Président de la République l’expression de mes sincères salutations. Le président National du parti Acheick Abdallah Mahamat»

La Rédaction

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